Eglise paroissiale Saint-André (anciennement église Notre-Dame) à Villaines-les-Rochers

Précision de la localisation : 6 - A priori satisfaisante   >>  Votre avis :              

Photo du Monument Historique Eglise paroissiale Saint-André (anciennement église Notre-Dame) situé à Villaines-les-Rochers

Crédit photo : Als33120 - Sous licence Creative Commons

  Street View      Mapillary      Modifier la localisation

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
rue de l'Eglise
37190 Villaines-les-Rochers - France

Code Insee de la commune : 37271
Indre et Loire [37] - Tours - Centre - Centre-Val de Loire

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
7 Rue de l'Église 37190 Villaines-les-Rochers

Eléments protégés :
L'église en totalité (cad. C 54, 55) : classement par arrêté du 7 novembre 2002

Historique :
L'église paroissiale Saint-André de Villaines-les-Rochers, dans le canton d'Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire) est un édifice singulier à double titre. Il offre l'étonnante particularité d'être composé de deux édifices imbriqués, l'un médiéval, l'autre du 19e siècle. En 1859, l'architecte diocésain Gustave Guérin fut le maître d'oeuvre de l'agrandissement de l'église, souhaité par le curé de la paroisse, l'abbé Chicoisne. Par souci d'économie, mais aussi en raison de l'ancienneté de ce prieuré dépendant de l'abbaye de Cormery, une nef prolongée par un choeur, de style néo-roman, furent élevés perpendiculairement au vaisseau de l'église romane, dans le sens nord-sud, de telle sorte que les parties conservées de celle-ci (nef, choeur et abside) formèrent le transept de la nouvelle église. D'autre part, la conception du décor peint, préféré à un décor sculpté, fut confié à Louis-Marie-Charles de Bodin, comte de Galembert, archéologue érudit, ardent défenseur du patrimoine médiéval de la Touraine et fondateur de la Société de Saint-Grégoire, petite confrérie dont la vocation était de contribuer au renouveau de la foi en décorant les édifices religieux de peintures murales. L'une des originalités techniques de cette société était l'utilisation du silicate de potasse mêlé à la couleur. L'église de Villaines devait être pour le comte de Galembert une église-témoin, elle devait être à la fois le bon exemple pratique d'un système complet de décoration peu dispendieux et constituer le terrain d'expérimentation de son nouveau procédé. La décoration, commencée en 1859, fut réalisée par fractions et terminée en 1870. La fausse-voûte et les motifs ornementaux des murs furent exécutés tout de suite, mais des encadrements vides furent réservés pour des figures ou des scènes historiées. Les compositions dont les sujets avaient été arrêtés par avance pour ne pas compromettre l'unité de l'oeuvre, ne furent réalisées qu'au fur et à mesure des dons. Des vitraux de la manufacture Lobin, à Tours, accompagnaient le décor. Le programme didactique et pédagogique de Galembert, véritable catéchisme en image, s'inscrit dans le mouvement de restauration doctrinale qui, sous le pontificat de Pie IX, réaffirme les croyances essentielles de l'église catholique. Représentant de l'optimisme chrétien, mouvement à contre-courant en ces années 1860, Galembert exprime en particulier la foi en un Christ source de vie. Par la simplicité de l'ordonnance, la sobriété, la retenue des gestes des personnages au nombre réduit, l'égalité de la lumière, l'atténuation du modelé, l'accusé des contours, la gamme de teintes claires et douces, traitées en aplat, par l'application d'un nouveau procédé et le choix d'un décor qui respecte l'architecture, les peintures nazaréennes du comte de Galembert participent au renouveau de la peinture monumentale. Parmi la dizaine de réalisations du comte de Galembert en région Centre, les peintures de l'église de Villaines-les-Rochers et de l'église Saint-Rémy d'Auneau (Eure-et-Loir) , sont les deux plus significatives : d'une part, il a pu concevoir un programme complet, d'autre part, il les considérait lui-même comme ses plus importantes peintures. A Rivière (Indre-et-Loire) , le comte de Galembert a restauré les peintures médiévales et complété le décor.

Périodes de construction :
12e siècle, 19e siècle

Architecte ou maître d'oeuvre :
Guérin Gustave (architecte), Bodin Louis-Marie-Charles;comte de Galembert (peintre), Lobin Julien-Léopold (peintre-verrier ), Florence (peintre-verrier), Lux-Fournier (peintre-verrier)

Propriété de la commune

Informations pratiques de visite ou services :

Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?

Autres photographies :


Page Wikipedia : Eglise paroissiale Saint-André (anciennement église Notre-Dame) à Villaines-les-Rochers

Fiche Mérimée : PA37000010

Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2022-01-13

Suggestion d'ouvrages sur ce thème :


Consultez le programme des Journées du Patrimoine pour le Monument Historique Eglise paroissiale Saint-André (anciennement église Notre-Dame) situé à Villaines-les-Rochers en consultant le programme officiel des JEP 2022.

Monuments Historiques sélectionnés pour vous :

Monuments Historiques à proximité :

Azay-le-Rideau - Château
Azay-le-Rideau - Château du Val d'Auray (ou d'Aulnay)
Azay-le-Rideau - Eglise Saint-Symphorien
Cheillé - Château de Chéniers
Saché - Ancienne auberge à pans de bois
Saché - Château de Valesne
Saché - Château, actuellement Musée Balzac
Saché - Eglise Saint-Martin de Vertou
Saché - Maison à pans de bois
Saché - Propriété de Calder

Cartes postales anciennes à proximité :

Villaines-les-Rochers - Habitation du Xv siecle - Villaines-les-Rochers Sache Le Moulin de l'Ile de La Chevriere - Saché Sache Maisons du XVe siecle - Saché Cheille Eglise et son Chene - Cheillé Azay-le-Rideau Le Grand Pont sur l'Indre - Azay-le-Rideau Chateau d'Azay-le-Rideau - Azay-le-Rideau Chateau d'Azay-le-Rideau - Azay-le-Rideau Azay-le-Rideau - Le Chateau - Azay-le-Rideau