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Crédit photo : Thibault Grouas - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
33123 Le Verdon-sur-Mer - France
Code Insee de la commune : 33544
Gironde [33] - Bordeaux - Aquitaine (Nouvelle-Aquitaine)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
Eléments protégés :
Phare de Cordouan : classement par liste de 1862
Description :
- Description architecturale : Hauteur au-dessus de la mer : 37 m puis 69, 7 m. Taille générale : 67, 50 m.Hauteur focale : 63 m. Description : Tour tronconique sur soubassement circulaire en maçonnerie de pierres, ornementée et décorée de pilastres et de sculptures. Logements divers. Chapelle, fortement modifiée vers 1790, par l'adjonction d'une surélévation tronconique. - Description technique : 1er feu : 1611 : mélange bois, poix, goudron, huile. Vers 1664 : bassin avec huile de poisson. De 1727 à 1782 : charbon. 1782 : Réverbère de 80 réflecteurs Tourtille-Sangrain de 8 pouces sur une armature fixe. 12 novembre 1790 : 12 grands réflecteurs paraboliques Ø 82 cm, avec lampe d'Argand et machine de rotation Lemoyne et Mulotin, tournant. 1793 : changement des réflecteurs paraboliques par des réflecteurs fabriqués par Lenoir. Ø 82 cm, tournant. 1ère optique : 20 juillet 1823 : premier appareil lenticulaire de Fresnel installé dans un phare, focale 0, 92 m à 8 panneaux dioptriques et miroirs de renvoi. Autres optiques : 11 août 1854 : feu à éclipses blanc de minutes en minutes. Focale 0, 92 m, catadioptrique. 01 mai 1896 : feu fixe à secteurs blancs, rouges et verts, focale 0, 92 m. 1948 : feu à occultations (2+1) toutes les12 secondes. focale 0, 92 m. Même optique modifiée. Combustibles : Huile végétale : 1782. Huile minérale : vers 1875. Vapeur pétrole : 1907. Electrification : 1948. - Etat actuel : Tour tronconique. Hauteur 67, 5 m sur soubassement circulaire en maçonnerie de pierres ornementées et décorées de pilastres et de sculptures. Lanterne Ø 3, 50 m à trois niveaux de vitrages plans sur murette en maçonnerie de pierre. Feu fixe à secteurs blanc, rouge, vert, à occultation 2+1 de 12 sec. Optique d'horizon au 7/8 de focale 0, 92 m. Ancienne cuve pour écrans à occultation en place comme support de lampe électrique. Sans marque. Support blanc sans marque. Lampe halo 2000W. Portée 18 milles. Visitable.
Historique :
Au XVe siècle, seuls deux phares existaient de la Loire à la Gironde : Cordouan et La Rochelle. Le phare de Cordouan est le plus ancien. La tradition rapporte que Louis le Débonnaire éleva une tour sur ce rocher. En 1092, des moines y allumaient un fanal. La tour primitive paraît avoir été construite au temps de la domination anglaise par le Prince Noir. Elle datait au plus tôt de 1355. De forme polygonale, elle était terminée par une plateforme sur laquelle était allumé un feu de bois. La reconstruction est décidée sous Henri III, sous l'autorité de l'architecte Louis de Foix. Commencés en 1584, les travaux s'achevèrent en 1611. Un important soubassement est construit de 1606 à 1611 dans lequel sont installés les logements des gardiens et les dépendances. Un portique à colonnes doriques, entouré des figures de la Victoire et de Mars donne accès à un vestibule, point de départ d'un escalier à vis contenu dans une tourelle ronde. Le premier étage est occupé par une pièce carrée dite "appartement du roi", décorée d'un ordre corinthien et qui ouvre sur une galerie extérieure. Le second étage renferme une chapelle de plan circulaire, ornée de pilastres à chapiteaux corinthiens et coiffée d'une coupole. Trois étages sont ajoutés au XVIIIe siècle. En 1727, installation d'une lanterne en fer qui contenait un réchaud à charbon de terre. En 1782, premier feu à réverbères paraboliques. En 1823, premier appareil lenticulaire de Fresnel à système tournant. En 1948, électrification du site.
Le plus ancien phare de France. Une première tour fut bâtie au XIIIème siècle sur les ordres du Prince de Galles Édouard, dit Prince Noir. Il gouverne alors la Guyenne qui est une possession anglaise (1332-1371). Une tour et une chapelle étaient présentes sur l'île. (plan de Tassin, de 1634). Plus tard sous le règne de Henri III, une nouvelle tour est construite par l'architecte Louis de Foix (qui avait construit le Palais de l'Escurial). Marché conclu le O2 mars 1584, puis reconduit en 1894. En 1606, à la mort de Louis de Foix, son fils Pierre le remplace . Travaux terminés en 1611 par François Beucher (leur ancien conducteur). La première tour à une forme "circulaire, à environ 16 m de diamètre à sa base. Elle est formée de plusieurs étages superposés dont le diamètre va en diminuant. Elle comprend au rez-de-chaussée : un vestibule avec quatre cabinets, au premier étage : une grande salle nommée appartement du roi, au second : une chapelle voûtée, ornée de pilastres et de sculptures, avec deux rangs de fenêtres. La voûte de cette chapelle supporte un pavillon dont le diamètre est réduit à 5, 40 m, au-dessus se trouve la lanterne formée de 8 arcades et d'une voûte avec cheminée en forme de clocheton. Un grand escalier à vis de 2, 20 m de diamètre, dessert les deux premiers étages et se termine à la galerie qui entoure la voûte de la chapelle. Il se prolonge ensuite avec une largeur moindre dans une tourelle extérieure, qui conduit à la galerie su dernier étage. Un autre escalier établi extérieurement sur la voûte du dernier étage, conduit jusqu'à la lanterne en pierre dont le diamètre ne dépasse pas 1, 50 m". (Extrait de Travaux Publics de la France, pg 30). On y brûlait un mélange de poix, de goudron et de bois. De 1661 à 1664, le soubassement est renforcé et la lanterne est aménagée.Eclairage par huile de poisson. 1727 : charbon dans une lanterne de fer conçue par l'ingénieur M. de Bitry et fabriquée dans les forges du Berry. En 1782, une nouvelle lanterne abrite des réflecteurs métalliques de Sangrain. En 1789, l'ingénieur Teulère est chargé de rehausser la tour à 60 m. Il conserve uniquement le rez-de-chaussée et les deux premiers étages jusqu'à la chapelle. Il installe une tour de forme conique, de 4 niveaux, terminée par une galerie et une lanterne. Dès son allumage, elle est équipée de réflecteurs paraboliques sur un support tournant. Il travaille avec la collaboration du chevalier de Borda. Coût des travaux : 163 238 livres. Fresnel choisit le phare pour y installer le premier prototype de son appareil lenticulaire. Il est allumé en 1823. Il fonctionnera pendant 31 ans (jusqu'en 1854) puis sera remplacé par un appareil catadioptrique (coût 87 300F) plus performant. Peu de changement architecturaux depuis 1823.
Périodes de construction :
XVIIe siècle, XIXe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Foix Louis de (architecte)
Propriété de l'État