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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
09100 Pamiers - France
Code Insee de la commune : 09225
Ariège [09] - Foix - Midi Pyrénées (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
Ruelle du Camp 09100 Pamiers
Eléments protégés :
La façade : classement par arrêté du 23 mai 1912 - L'église en totalité (cad. K 1689) : inscription par arrêté du 19 septembre 2001
Description :
Eglise de plan basilical a une seule et large nef composée de 4 travées, de chapelles latérales et d'un chevet couvert d'une voûte d'arêtes en brique. La façade ouest constituée d'un mur épais en briques foraines est flanquée de 2 tours aux extrémités et comporte au sommet des tours et du mur de courtine, des créneaux. Le portail, réalisé en grès gris vert est composé d'une voussure arquée segmentaire. La façade d'apparence très ordonnancée présente une légère dissymétrie pour ce qui est des largeurs de renforcements. Les 2 tours terminent des contreforts massifs reliés 2 à 2 par des mâchicoulis biais. La courtine repose sur de faux mâchicoulis. L'accès aux parties supérieures, tours et courtine se fait par le biais d'un escalier à vis. Les maçonneries des façades nord et sud de la nef et des bas-côtés sont en moellons de galet comprenant ponctuellement des briques. Quelques arases intermédiaires en brique formant boutisses sont disposées de manière aléatoire sur les murs de la nef. Les encadrements des baies sont réalisés en brique. Le départ d'un escalier à vis semblable à celui de la tour Nord est accolé au chevet. Les faces extérieures des contreforts sont en briques et les faces latérales mèlent briques et galets. Les murs de la nef sont couronnés par une corniche en brique avec consoles formant modillons. Le bandeau d'appui de ces consoles est rythmé par un décor de rehaut blanc. Les enduits des murs de couleur gris pâle comportent de la poussière de mâchefer. Les encadrements de baie ainsi que les contreforts sont recouverts d'un enduit teinté dans la masse.
Historique :
Sur des bases du XIIe siècle, l'église est rebâtie au XIVe siècle après sa destruction lors de la croisade contre les Albigeois. A nouveau ruinée au XVIe siècle, elle sera détruite une nouvelle fois durant les Guerres de Religion. Réédifiée au XVIIe siècle, elle est réaménagée à la fin du XVIIIe siècle. L'architecte de Layrix intervient sur le portail ouest dans le dernier tiers du XIXe siècle.
Edifiée au XIIe siècle sur des terres nouvellement assainies, afin de répondre à l'accroissement de la population, l'église est dédiée à la Vierge, on la nomma Notre-Dame-des-Champs car située en dehors des fortifications. Elle fut également placée sous l'invocation des saints Alexandre et Caïus dont les reliques, ramenées d'Orient par le comte Roger, y furent déposées. Fortement endommagée lors de la croisade contre les albigeois, l'église du XIIe siècle fut rebâtie au XIVe siècle dans de plus grandes proportions et on éleva au-dessus du portail, un mur aux allures défensives, encadré de 2 tours massives à usage de poste d'observation. Entre celles-ci, le mur est crêté d'arcatures pleines, sortes de faux mâchicoulis. Elles sont supportées par des corbeaux en pierre de taille comportant une saillie sur laquelle s'appuyaient les jambages des hourds dressés en temps de guerre. Le mur de la façade ouest, sur les trois quart de sa hauteur ainsi que la partie inférieure des maçonneries en brique du chevet sont les seuls témoins actuels de l'édifice du XIVe siècle. En 1343, Notre-Dame du Camp est érigée en église paroissiale. On entreprend en 1420 une première restauration du portail du XIIe siècle. En 1466, elle fut érigée en collégiale sous le patronage de la Vierge et des Saints Caïus et Alexandre. Parmi les plus belles du Midi par ses proportions et la richesse de ses ornements, elle fut néanmoins ruinée une première fois en 1563, une autre en 1577 puis en grande partie détruite en 1621 par les protestants qui provoquèrent l'effondrement de la voûte. Les tours furent démantelées hormis des dispositions minimales utiles pour le service de guet, le niveau d'arasement de la façade ouest est actuellement visible dans les maçonneries. La reconstruction de l'église est vite entamée mais elle est interrompue en 1630 et reprend en 1645, date à laquelle l'évêque et le chapitre collégial traitèrent avec Jean Bonnabe, maçon, Vidal Baustens, charpentier de Toulouse, Gaudens Durand maçon à Pamiers, sur les dessins de M. Picot. Le conseil de ville imposa les habitants à hauteur de 5000 livres au total, la ville octroyant 2000 livres. Rouverte au culte en 1672 malgré l'absence de voûtement, les offices durent cependant être célébrés à l'église des Cordeliers entre 1734 et 1757. En 1769, les murailles furent surélevées et les fenêtres agrandies. La voûte, enfin mise en chantier par un plâtrier de Carcassonne nommé Gélis, s'effondra au moment où elle était à moitié construite. A nouveau reprise, dressée en brique, elle fut achevée en 1773 et coûta 6000 livres. En 1838, on entreprend des travaux : de réparation de la sacristie, puis en 1846, les enduits extérieurs de la nef et des contreforts comportant de la poussière de mâchefer issue des hauts-fourneaux de l'usine de la ville, l'encadrement des baies par un enduit teinté rouge et en 1867 ont lieu des travaux de restauration de la façade ouest. De 1870 à 1872 l'architecte, M. de Layrix, rend au grand portail ouest, une apparence inspirée du portail antérieur et de celui de Belpech tout en réutilisant des éléments résiduels comme les colonnettes qui se dressaient dans les angles rentrants ; l'emploi de grès bleuté du pays a cependant largement atténué la lisibilité de ses sculptures. Il restaure également la façade ouest, ajoute des merlons au sommet des tours et des courtines et perce 3 baies dans la tour nord pour y installer les cloches.
Périodes de construction :
XIVe siècle, XVIIe siècle, XVIIIe siècle, 1ère moitié XIXe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Layrix de (architecte)
Propriété de la commune