Modifier la localisation Ancienne abbaye Sainte-Foy à Conques-en-Rouergue

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Monument Historique Ancienne abbaye Sainte-Foy situé à Conques-en-Rouergue

Crédit photo : Krzysztof Golik - Sous licence Creative Commons

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
12320 Conques - France

Code Insee de la commune : 12076
Aveyron [12] - Rodez - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5182 Conques (Conques) 12320 Conques-en-Rouergue

Eléments protégés :
L'église Sainte-Foy : classement par liste de 1840 - L'aire du cloître avec son bassin en serpentine et les bâtiments qui l'entourent : réfectoire et bâtiment du Trésor (cad. AB 412, 413, 262) : classement par arrêté du 22 novembre 2002

Description :
L'abbatiale Sainte-Foy de Conques appartient, avec Saint-Sernin de Toulouse et Saint-Jacques de Compostelle, au groupe très élaboré des églises de pèlerinage des XIe et XIIe siècles. Construite sur un plan en croix latine, elle s'adapte au relief grâce à son volume ramassé. Elle présente une nef centrale courte avec deux collatéraux, et un large transept à l'est duquel sont disposés deux absidioles et un chevet avec déambulatoire et chapelles rayonnantes. Deux tours carrées flanquent le massif occidental. Une tour-lanterne, surmontée d'un clocher polygonal à égouts retroussés, marque la croisée du transept. Sur l'élévation du chevet, les différents niveaux de toitures traduisent la complexité de la structure interne. La construction est en appareil de pierre de taille, de grès jusqu'au niveau des chapelles, et de calcaire jaune au-dessus. A l'intérieur, la circulation est rendue aisée grâce au bas-côté qui fait le tour complet de l'édifice, relayé autour du choeur par le déambulatoire. Les voûtes en plein-cintre sont d'une hauteur exceptionnelle. Les jeux de lumière, rehaussés par les grisailles contemporaines de Pierre Soulages, mettent en valeur l'ordonnance romane rythmée de la nef, des tribunes et du déambulatoire. Différentes campagnes de construction peuvent être identifiés grâce aux changements de matériaux (appareils de grès rouge local, calcaire jaune de Lunel, schiste gris). Le décor porté est constitué de chapiteaux sculptés répartis sur le chevet, les croisillons du transept, les tribunes. L'oeuvre sculptée s'impose sur le portail occidental avec la représentation du Jugement Dernier sur le tympan, au-dessus de la double-porte d'entrée et dans l'abbatiale, par le groupe de l'Annonciation. Aménagé au midi, le cloître a perdu ses anciennes dispositions (galeries, salle capitulaire). Le bassin central, en serpentine verte, a été reconstitué. Sur le côté ouest, subsiste la salle du réfectoire. Côté est, s'élève le logis abbatial précédé par la Chapelle du Rosaire, dont le voûtement est orné de peintures murales (Tétramorphe) et le mur du choeur, du groupe sculpté de la Crucifixion. Le côté sud du cloître est occupé par le bâtiment récent qui abrite le trésor.

Historique :
Abbaye bénédictine fondée par l'ermite Dadon à la fin du VIIIe siècle. Rivale de l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac, Conques s'empara des reliques de sainte Foy, originaire d'Agen. Construction de la première église au Xe siècle. Au début du XIe siècle, Bernard, écolâtre d'Angers, écrit le récit des miracles de sainte Foy et Conques devient une halte sur le chemin de Compostelle. Construction de l'église actuelle et du cloître au XIe siècle. Tympan achevé au XIIe siècle. En 1537, les chanoines succèdent aux bénédictins. En 1568, l'abbaye est ravagée par les Calvinistes. En 1830, l'architecte Boissonnade démolit le cloître. En 1873, l'évêque de Rodez restaure le culte de sainte Foy et introduit les Prémontrés.
L'abbatiale a été édifiée sur l'emplacement d'une église antérieure, d'époque carolingienne. L'ensemble du chevet, avec son déambulatoire, ses chapelles rayonnantes et ses absidioles greffées sur les bras du transept, présente une réelle homogénéité architecturale. Il peut être daté de la première moitié du XIe siècle (la consécration de l'édifice se situant probablement vers 1042-1051), de même que les chapiteaux qui y sont portés. La suite du transept avec son décor sculpté, est édifiée vers 1070-1080. Les tribunes sont réalisées à la fin du XIe siècle. La construction témoigne d'une grande unité de conception qui situe Conques en amont de Saint-Sernin de Toulouse. Seul le massif occidental présente des dispositions particulières à rattacher à la période carolingienne. La coupole de la tour-lanterne fut reconstruite à la fin du XVe siècle. Prosper Mérimée fait classer l'abbatiale en 1840 et entreprend sa restauration. L'abbaye est reprise en 1873 par une communauté de Prémontrés qui en est toujours affectataire, aujourd'hui. De 1987 à 1994, est confiée à l'artiste Pierre Soulages la création de cent quatorze vitraux qui remplacent les verrières précédentes des années 1943 et 1952.

Périodes de construction :
XIe siècle, XVIIIe siècle, XIXe siècle, XXe siècle

Propriété de la commune ; propriété privée