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Crédit photo : Krzysztof Golik - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
12000 Rodez - France
Code Insee de la commune : 12202
Aveyron [12] - Rodez - Midi Pyrénées (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
2 Bis Rue Villaret 12000 Rodez
Eléments protégés :
Église Saint-Amans : inscription par arrêté du 17 décembre 1943
Historique :
Saint-Amans, considéré comme évangélisateur, aurait été le premier évêque de la ville vers le Ve siècle. Saint-Amans était alors un monastère bénédictin, dépendant de Saint-Victor de Marseille. Le prieuré s'étendait au sud de l'église. Au XIIe siècle, les religieux reconstruisirent leur église et élevèrent, à la croisée du transept, une coupole surmontée d'un clocher polygonal. En 1481 ou 1487, le clocher fut surmonté d'une flèche, oeuvre du tailleur de pierre Dalac. Au XVIIIe siècle, l'édifice étant en mauvais état et le clocher trop lourd pour les voûtes, il fut reconstruit. Les plans furent dressés par l'ingénieur Boesnier. La bénédiction de la première pierre eut lieu en 1758. Les matériaux locaux ont été employés pour la construction : grès de Cayssiols pour le gros oeuvre ; grès de Combret pour les parties plus fines ; tuf de Bozouls puis de Salles-la-Source pour la voûte. Le plan reprend sans doute celui de l'église romane. Un narthex placé sous le clocher donne accès à la nef. Transept et choeur avec abside à cinq pans, isolée du déambulatoire par un mur sans ouverture. Ce déambulatoire dessert trois chapelles au chevet, une au sud-est et trois près du transept nord. Les piliers de la nef ont dû être montés sur leur ancien emplacement. Sur la croisée, coupole sur pendentif. La décoration du portail d'entrée, plein cintre, est formée de deux étages de pilastres avec chapiteaux inspirés du corinthien. La travée de l'étage est couronnée d'un fronton triangulaire classique. Le clocher est percé, sur chaque face, d'une baie plein cintre encadrée de pilastres ioniques. A l'intérieur, les éléments intéressants de l'édifice antérieur ont été réutilisés, surtout les chapiteaux sculptés (animaux fantastiques, chute d'Adam et Eve...). La coupole de la croisée conserve une fresque du XVIIIe siècle due au peintre Salinier. Malgré sa reconstruction, l'édifice conserve de nombreux témoignages de l'époque romane.
Pôle ecclésial complémentaire du palais comtal tourné vers la place de l’Olmet, l’église Saint-Amans est au Moyen Age au cœur du Bourg de Rodez. Elle est à la fois la paroissiale du Bourg et l’église conventuelle d’une communauté religieuse. En 1750, après des siècles de travaux : construction de chapelles, démolition et reconstruction du clocher, reprises partielles… l’édifice menace ruine. Les nombreuses sources conservées datent l'édification de l'église de 1758 à 1764. Durant ce laps de temps, les offices sont transférés dans la chapelle de Notre-Dame-du-Pas et les reliques aux Cordeliers. La justice royale établit que le financement de la reconstruction du chœur, où se trouve l’autel de la communauté, incombe au prieur tandis que la nef doit être relevée par les paroissiens. Un financement royal important explique que les travaux aient été diligentés par l’ingénieur de la Généralité de Montauban, Jean-Baptiste Boesnier. Proche collaborateur du comte de Caylus pour la rédaction des volumes de son Recueil d’antiquité, cet ingénieur des Ponts et Chaussées opère un choix singulier, annonciateur des préceptes qui seront en vogue au XIXe siècle, en restituant un espace intérieur roman dans l’église reconstruite. Il rejoint ainsi la volonté des paroissiens et de leurs représentants, les consuls du Bourg, de perpétuer le souvenir de l’église médiévale, considérée comme la plus prestigieuse du diocèse pour la richesse de ses reliques et le caractère vénérable que lui conférait le corps de saint Amans, premier évêque de Rodez. Des chapiteaux romans sont même remployés dans l’édifice neuf. Pour l’extérieur, cependant, un parti inspiré de l’église du Gésu à Rome pour la façade, ou encore les formes des fenêtres, rattachent la construction à son époque. Plus que l'ingénieur, c'est le frère Cassagnes qui est le plus souvent cité dans les sources et qui conduit les travaux.
Périodes de construction :
Moyen Age, 3e quart XVIIIe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Cassagnes Bernard (maître de l'oeuvre), Boesnier (ingénieur), Salinier (peintre)
Propriété de la commune