Modifier la localisation Ruines de l'ancienne église à Salies-du-Salat

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Monument Historique Ruines de l'ancienne église situé à Salies-du-Salat

Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
31260 Salies-du-Salat - France

Code Insee de la commune : 31523
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
9 Rue Vieille Ville 31260 Salies-du-Salat

Eléments protégés :
Eglise (ruines de l'ancienne) : inscription par arrêté du 27 février 1925

Description :
L'édifice est aujourd'hui conservé en très mauvais état et une partie de l'élévation a disparu. La chapelle castrale est un bâtiment orienté, de plan allongé à un vaisseau et trois travées identifiées sur le mur sud par trois contreforts. Il est bâti en moellons de pierre et ciment. Les chaînes d’angles sont faites d’un appareil de pierre de taille. Le couvrement s’est effondré mais les recherches du XIXe siècle expliquent que la chapelle était couverte d’une voûte d’arrête dont il reste de nos jours, le départ des arcs. Elle ne présente qu’un niveau d’élévation sur toute la hauteur des murs. Les ouvertures telles que les baies et les portes situées au sud et au nord sont appareillées en pierre plus claire et de meilleure qualité que celle des murs.

Historique :
Chapelle du château des comtes de Comminges, située à l'intérieur de l'enceinte et détruite en même temps que le château. L'édifice était formé d'une nef rectangulaire. Sur le côté, grand portail gothique dont l'archivolte est formée de moulures toriques qui sont le prolongement de celles du jambage et en sont séparées par un cordon horizontal orné de feuillages servant de chapiteau à deux colonnettes. Dans l'église, chapiteaux et corbeilles sculptés. Sur la façade orientale, clocher-arcade roman couronné d'un galbe aigu. Il est percé de trois arcades en plein cintre disposées en triangle. Au début du XXe siècle, la chapelle conservait encore des traces de peinture.
L’occupation du terrain sur lequel se trouve l’ancienne chapelle castrale du château des Comtes de Foix date vraisemblablement du XIVe siècle. Le Comté de Comminges passe sous l’autorité de la maison de Foix par mariage entre Marguerite, fille de Pierre Raimond II de Comminges et de Mathieu de Foix. Le château est mentionné pour la première fois en 1214 lors de la soumission des comtes de Foix et de Comminges au légat du pape Innocent III à Narbonne après la croisade de Simon de Montfort. Après la mort de Mathieu de Foix et de sa femme, la châtellenie de Salies devient possession de la couronne de France suite à un traité passé en mars 1443 entre Charles VII et Mathieu de Foix. C’est alors Viguier de Galard et sa femme Jeanne de Sirgan qui sont en charge de la châtellenie sous ordre du roi. Au cours du XVIe siècle, le roi charge François de Giffre, sieur de Rachaf de ce rôle et sous Henri III, le poste revient à Jean de Gérus. Après 1568, Le sieur de Tayan ou Tajan vient occuper le château et c’est depuis ce temps semble-t-il que cette motte de terre porte le nom de Montayan (Mont-de-Tayan). Après le XVIe siècle, le manque de sources ne permet plus de parler avec précision des gouverneurs du château et de sa chapelle. La chapelle castrale portait le nom de Notre-Dame de Pitié et selon les deux historiens ayant travaillé de façon importante sur la ville, il y a deux phases de construction de la motte Montayan. Au XIIe siècle le donjon et une première chapelle sont construits et au XIVe siècle le château, les remparts et l'église sont repris voir reconstruits (Anthyme Saint-Paul et Casimir Barrière-Flavy, op cit. ). Durant toute la période médiévale, l'accès à la forteresse et donc à la chapelle se faisait depuis le village par un chemin qui donnait sur une porte percée dans les murailles et qui donnait directement sur la chapelle. La porte principale de l'église était celle sur le mur sud. La chapelle est déjà mentionnée comme ruinée sur le plan cadastral de 1825. M. Barrière-Flavy indique en 1917 qu'elle a perdu sa voûte. Il y a déjà beaucoup de dégâts au début du XXe siècle dans la chapelle qui ne sert plus pour le culte. C’est pour cette raison que M. Barrière-Flavy a demandé sa protection avant la parution de sa publication. Il déplore déjà l’état de délabrement du donjon, de l’enceinte et de la chapelle. La chapelle n’est inscrite que le 27 février 1925 au titre des Monuments historiques. Les vues anciennes de géoportail montre qu'un couvrement existait au niveau du chevet en 1923 certainement pour abriter celui qui sonnait les cloches ; un arbre avait poussé dans la nef. En 1984, le couvrement sur le chevet de la chapelle a disparu et l’arbre également.Aujourd'hui la motte sur laquelle se trouve les vestiges du château à savoir le donjon et la chapelle castrale, est comprise entre la rue du château au nord, la rue des comtes du Comminges à l'ouest et la rue de la vieille église au sud.

Périodes de construction :
XIVe siècle

Propriété de la commune