Modifier la localisation Château de Mercuès à Mercuès

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Monument Historique Château de Mercuès situé à Mercuès

Crédit photo : Torsade de Pointes - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
46090 Mercuès - France

Code Insee de la commune : 46191
Lot [46] - Cahors - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5782 F Cht de Mercues 46090 Mercuès

Eléments protégés :
Façades et toitures : inscription par arrêté du 15 septembre 1947

Description :
Le château et ses terrasses occupent l'extrémité ouest d'un éperon dominant le village. L'édifice se compose de trois corps de logis répartis en quadrilatère irrégulier autour d'une cour fermée au nord par une courtine. Des tours de plan circulaire flanquent trois de ses angles, un quatrième corps de logis s'étant greffé à l'angle sud-ouest du quadrilatère. Des fossés isolent le château des terrasses qui l'enserrent. Celles-ci conservent les vestiges d'une enceinte extérieure et de fausses braies flanquées de tours carrées et semi-circulaires. L'édifice médiéval est en grande partie conservé dans le château actuel. Il comportait un bâtiment quadrangulaire massif, probablement le donjon, un corps de logis détaché du donjon et une aile ouvrant sur la cour par une galerie d'arcades en arc brisé. Une courtine flanquée par une tour munie d'une batterie de cinq archères refermait la cour au nord et à l'ouest. Les vestiges d'une baie médiévale à cordons d'imposte et d'appui, à l'étage du "donjon", indiquent qu'il comportait des pièces habitables. Une autre baie, inscrite dans une archivolte très ample, a laissé quelques traces sur l'élévation nord. Les deux tours inégales qui flanquent l'aile de logis orientale sont couronnées de mâchicoulis. Comme le logis qu'elles encadrent, elles sont revêtues d'un crépi portant les traces d'un faux appareil. Sur la cour, l'aile ouest qui comporte une chapelle, est dotée d'une tour d'escalier en vis ornée de baies moulurées de style flamboyant. La courtine nord ouvre par un portail en plein cintre, encadré par les rainures d'un ancien pont-levis dont l'axe des flèches est encore en place. Eléments du jardin en place : terrasse, gloriette en fer forgé, escalier et balustrade en pierre, bassin circulaire à jets d'eau. Arbre remarquable : cèdre bi-centenaire. Autres végétaux : ifs, cyprès, rosiers nains.

Historique :
Le château a été construit au XVe siècle par les évêques de Cahors et est resté leur propriété jusqu'en 1905. L'édifice comprend, au sud, un grand corps de bâtiment assis sur l'arête du coteau, avec deux ailes perpendiculaires au nord, entourant une cour carrée fermée au nord par l'ancien mur d'enceinte dans lequel s'ouvre la porte d'entrée. L'accès à celle-ci se fait par un pont sur le fossé, remplaçant l'ancien pont-levis. Les autres parties du château datent du XVIIe siècle, avec quelques remaniements au 18e. Les terrasses extérieures, les perrons et escaliers datent du XVIIIe siècle. Les façades sur la cour, ainsi que l'escalier principal à rampes droites, ont conservé leur ordonnance du XVIIe siècle avec des fenêtres à meneaux carrés. Les intérieurs ont été refaits au XIXe siècle, mais certaines salles ont conservé leurs plafonds à la française avec poutres apparentes.
La mention du "castrum mercurii" au VIIe siècle dans les Miracles de saint Didier induit que le château de Mercuès figurait dès cette époque parmi les possessions des évêques de Cahors. En 1254, il était aux mains de Barthélemy de Roux qui pourrait en avoir commandité la reconstruction. C'est ce que laissent supposer les caractères architecturaux de la tour du nord-ouest, dont la batterie d'archères à étriers triangulaires évoque les constructions capétiennes du milieu du XIIIe siècle. L'angle sud-est des logis et sa tour maîtresse à mâchicoulis semblent procéder d'une reconstruction de la fin du XVe siècle, de même que la tour d'escalier en vis de l'aile ouest et l'essentiel du bâtiment réaffecté à usage de chapelle par Mgr Grimardias au XIXe siècle. Cette reconstruction partielle est vraisemblablement l'oeuvre de l'évêque Antoine d'Alamand entre 1486 et 1488. Les mâchicoulis qui couronnent les deux tours principales sont apparemment plus tardifs, si l'on en juge par le faible calibre des trous de tir qui sont conservés dans ses parapets. Le portail d'entrée à pont-levis de même que celui qui ouvre sur l'escalier principal et dont les bossages sont à rapprocher de ceux de l'église paroissiale datent de la première moitié ou du milieu du XVIIe siècle. Une partie importante des élévations sur cour (aile sud) et des croisées à piédroits de briques et linteaux et traverses de pierre qui y sont percées datent de la même époque. On attribue ces aménagements à l'évêque Pierre Habert (1626-1637) qui fut sans doute également le commanditaire d'une part importante des lignes extérieures de défense. D'autres réaménagements, dont le plus important est constitué par l'aile sud-ouest, sont à attribuer au XVIIIe siècle. Les crépis réticulés de faux appareils en font partie. Les lignes extérieures de défense et les fossés qui isolaient le château assemblent des ouvrages du Moyen Age (terrasse sud et angle de courtine au nord), du XVe ou du XVIe siècle (tours de flanquement à l'ouest) et du XVIIe siècle (fossés). Jardin d'agrément : plan de 1876 conservé sur place (rares vestiges actuels).

Périodes de construction :
XVe siècle, XVIIe siècle, XVIIIe siècle

Propriété privée