Modifier la localisation Eglise de Salvezou à Catus

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Monument Historique Eglise de Salvezou situé à Catus

Crédit photo : Simon - Sous licence Creative Commons

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
46150 Catus - France

Code Insee de la commune : 46064
Lot [46] - Cahors - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5236 Salvezou 46150 Catus

Eléments protégés :
Eglise de Salvezou, y compris les peintures murales (cad. A 403) : inscription par arrêté du 17 septembre 1990

Description :
L'église de Salvezou offre la particularité d'inscrire un choeur en hémicycle dans un chevet quadrangulaire épaulé par des contreforts peu saillants. Une fenêtre d'axe, aujourd'hui murée, éclairait l'abside. La nef était encore charpentée au XVIIe siècle et ses entraits étaient décorés de toupies pendantes en bois tourné. Le portail sud a été refait à l'époque moderne à l'exception de ses deux piédroits. Une petite porte occidentale étroite, murée à l'époque moderne, devait ouvrir sur une venelle. Les joints soulignés au fer sont encore visibles sur les élévations extérieures sud et nord (aujourd'hui dans la sacristie). Les traces de nombreuses portes d'époques diverses apparaissent dans la partie occidentale. Elles mettaient en relation l'église et le château attenant. La plupart des fenêtres sont des repercements du XIXe siècle à l'exception de l'une d'elles que les traces de taille à la gradine permettent d'attribuer au XVe siècle. Dès l'origine, une tour quadrangulaire avait été établie sur le choeur. Elle ouvrait sur une tribune orientale dont les vestiges subsistent dans les combles actuels. Plusieurs litres funéraires, dont l'une est peinte directement sur la pierre (donc antérieure au décor peint), se sont succédé depuis le XVe siècle. Les deux culots sculptés de têtes humaines à la retombée de la voûte de la nef sont du XIXe siècle. Le terme de "repaire" paraît plus approprié que celui de "château" pour cet édifice aux dimensions relativement modestes, même si ses logis dominaient sensiblement l'église contre laquelle il s'adossait et à laquelle il était intimement lié. Il ne reste que de maigres vestiges de l'édifice dont il semble que l'essentiel ait été démoli dans les années 1930. Ses dispositions sont connues par des cartes postales anciennes et par le plan cadastral napoléonien. Il se composait de deux corps de logis soudés en équerre autour d'une cour et d'une tour-maîtresse quadrangulaire. Un mur d'enceinte, flanqué par une tourelle de défense, fermait la cour sur ses deux fronts est et sud. La tour-maîtresse, de plan carré et d'environ 8 m de côté était comparable par son calibre à celles des châteaux de Peyrilles, de Saint-Chamarand, de Salviac ou de Laborie, édifiées entre la seconde moitié du XIIIe siècle et les premières décennies du siècle suivant. Ses vestiges conservés se réduisent à la tourelle de flanquement et à des arrachements solidaires de la maçonnerie de l'église. La tourelle de plan circulaire est de dimensions modestes : 3,35 m de diamètre, avec des murs épais de 0,71 m qui réservent un espace intérieur exigu. Elle flanquait à l'origine un corps de logis ou, du moins, un corps de coursières de deux étages, comme le montrent ses trois portes d'accès superposées. Le niveau de couronnement, aujourd'hui crénelé, correspond à un second étage, accessible comme les deux premiers niveaux par les pièces du logis attenant. Chacun des deux premiers niveaux disposait de trois embrasures de tir. Celles du rez-de-chaussée sont disposées aux pointes d'un triangle équilatéral, les tableaux d'ébrasement correspondant chacun au tiers d'un côté. Les fentes de tir du rez-de-chaussée sont semblables et sont constituées d'une fente droite de visée élargie à la base par un trou de tir circulaire de faible diamètre. Celles du premier étage sont courtes, cruciformes, et dépourvues de trou de tir. Le faible calibre de ces embrasures, bien que leur dessin soit encore conforme aux modèles de la seconde moitié du XVe siècle, indique que l'ouvrage n'est probablement pas antérieur aux dernières décennies du XVIe siècle.

Historique :
Ancienne chapelle castrale (château attesté au XIVe siècle) , l'église est un petit édifice rural comportant une nef à deux travées, un chevet plat et une chapelle latérale. Les voûtes sont en plâtre sur lattis en bois et reposent sur quelques culots sculptés de têtes. Un clocher-mur à trois baies surmonte la deuxième travée. A l'intérieur, peintures murales du XVIe siècle représentant : Adam et Eve ; la fuite en Egypte ; des soldats et un homme coupant du blé ; une scène de chasse au faucon. Des entrelacs décoratifs sont peints sous l'arc doubleau de l'abside et sur le mur du fond au niveau de la tribune. Le château était accolé au mur ouest, percé d'une ouverture en hauteur permettant l'accès à la tribune.
L'église Saint-Hilaire, qui était une annexe du prieuré de Catus, était étroitement associée à un château qui s'y adossait à l'ouest. Il était tenu au XIVe siècle par le célèbre jurisconsulte Géraud de Sabanac, probablement sous la suzeraineté du prieur de Catus, lui-même vassal de l'évêque de Cahors et des barons de Luzech. Ce château, connu par une carte postale, a été démoli dans les années 1930 à l'exception d'une tour d'angle de la fin du XVIe siècle (E. Akermann, p. 101). L'église elle-même, dont les procédés constructifs rappellent ceux du prieuré de Catus, pourrait dater de la fin du XIe siècle. Elle a été remaniée au XVe siècle, époque à laquelle elle reçut son décor peint, puis au XVIIe ou au XVIIIe siècle (chapelle nord). Les fausses voûtes d'arêtes de la nef ne datent que du XIXe siècle. Les vitraux du XIXe siècle sont signés de L. V. Gesta.

Périodes de construction :
XIVe siècle, XVIe siècle

Propriété de la commune