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Crédit photo : Benjamin Smith - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
rue du Docteur-Massénat
19100 Brive-la-Gaillarde - France
Code Insee de la commune : 19031
Corrèze [19] - Tulle - Limousin (Nouvelle-Aquitaine)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
15 Rue Docteur Massenat 19100 Brive-la-Gaillarde
Eléments protégés :
Musée Ernest Rupin : inscription par arrêté du 9 février 1927
Description :
Toutes les constructions sont en grès local dit brasier, le décor et les encadrements de baies en grès fin de Grammont. Le bâtiment Cavaignac, ancien musée, est distribué par un escalier en vis dans une tour en demi-hors-oeuvre couverte d'un toit conique. Il a deux corps en retour d'équerre, l'un à deux étages carrés sous un toit à croupe, l'autre à un seul étage carré sur un rez-de-chaussée percé d'une série de trois grandes arcades et sous un toit en croupe brisée. Les lucarnes à devants en maçonnerie, fronton cintré et boules quillées sont caractéristiques des lucarnes du XVIIe siècle à Brive. Le corps de bâtiment situé sur la rue Blaise-Raynal, coupé par le percement de la rue Docteur-Massénat, comporte deux étages carrés sous un toit à longs pans et croupe. Sur son élévation qui surplombait le cloître subsistent deux grandes baies à remplages et, avant les travaux de 1983-1984, le départ d'une troisième, ainsi qu'une porte en cintre brisé. L'escalier intérieur, remplacé par un ascenseur, était en maçonnerie, à deux volées droites avec mur d'échiffre, semblable à quelques rares escaliers subsistants encore à Brive et à sa périphérie, caractéristiques du XVIIe siècle (hôtels 24 rue Majour et 6 rue Toulzac, ou châteaux de Lacan et de Bouquet).
Historique :
Avant la Révolution, cet édifice faisait partie du couvent des Clarisses fondé en 1243 par les vicomtes de Turenne. De cette époque restaient des arcatures ogivales du XIIIe siècle en façade, ainsi qu'une large fenêtre du 15e. Les arcatures ont été démolies. Le bâtiment fut édifié après les guerres de Religion. Il présente deux corps de bâtiment à angle droit, séparés par une tour ronde d'escalier. Ces corps de bâtiment encadrent une cour.
Le premier établissement des Clarisses, fondé en 1243 par les vicomtes de Turenne, se situait hors les murs, au sud-ouest de la ville, dans l'actuel faubourg Champanatier. A l'époque des guerres de religion, leurs bâtiments ayant été détruits, sans doute en 1587, elles sont logées à l'intérieur de la ville murée, dans des constructions existantes, modifiées, agrandies et complétées à différentes époques. En 1760, ruinées par la faillite du financier Law, elles sont réunies aux bénédictines de Bonnesaigne, dont l'ancien établissement était situé sur la commune de Combressol, près de Meymac. Entre 1792 et 1793, une partie des locaux est convertie en maison de détention pour femmes, puis l'ensemble est vendu par lots. En 1796, la municipalité décide de percer à travers les bâtiments une rue débouchant vers l'est sur le boulevard, appelée d'abord rue Claire ou Sainte-Claire, qui deviendra, par son prolongement vers l'ouest jusqu'à la place centrale, la rue Docteur-Massénat (voir dossier rue). Un plan dressé en 1792 pour la vente par lots, avant le percement de la rue, montre la disposition des différents bâtiments. Au nord, un bâtiment en équerre, datant du XVIe et du XVIIe siècle, desservi par un escalier en vis, avec un jardin adossé au fossé de ville ; à l'ouest, un corps de logis médiéval, ancienne maison d'habitation, datant de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, détruite en 1960 (voir dossier maison détruite rue Charles-Teyssier) , la chapelle et le cloître, détruits par le percement de la rue ; dans la partie sud-ouest, longeant la rue Blaise-Raynal, un autre corps de logis présentant aujourd'hui les vestiges d'une série de grandes baies du XIIIe siècle, sans doute ancienne maison patricienne réutilisée en dépendance du couvent, dans laquelle les religieuses firent construire au XVIIe siècle un grand escalier ; à l'est, en bordure du boulevard, la maison que l'abbesse de Bonnesaigne faisait construire quand se déclara la Révolution, accompagnée d'un verger et d'un jardin (voir dossier maison 26 boulevard du Salan). Le bâtiment nord, sans doute à l'origine logis de la supérieure des Clarisses, a connu de nombreuses affectations : vendu au sieur Jean-Baptiste Cavaignac, ce qui lui vaut encore localement l'appellation de maison Cavaignac, puis en 1830 au petit séminaire qui s'y installa avant son déménagement dans l'hôtel Labenche, il continua à être affecté à l'enseignement, avant de devenir musée municipal de 1882 à 1989, connu sous l'appellation de musée Rupin, du nom de son premier conservateur, l'érudit Ernest Rupin. En 1897, une partie du bâtiment correspondant à l'ancien parloir, côté sud, est détruite par l'élargissement de la rue Sainte-Claire. La distribution est modifiée, la porte d'accès à l'escalier en vis remplacée par une fenêtre, de nombreuses baies reprises ainsi que certaines lucarnes. Sur le pignon, du côté du jardin, a été accolé le portail de la chapelle du couvent des Franciscains ou Cordeliers, datant des années 1300 (couvent situé place Thiers, détruit vers 1930). Le bâtiment, actuellement en cours de rénovation, doit être affecté aux archives communales, tandis que la maison du boulevard du Salan est occupée par l'école municipale de musique. Le bâtiment à l'angle de la rue Docteur-Massénat et de la rue Blaise-Raynal a été restauré en 1983-1984 et vendu par appartements. Son escalier du XVIIe siècle et la frise sculptée de feuillages ont été détruits lors des travaux.
Périodes de construction :
XVIIe siècle
Propriété de la commune