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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
30800 Saint-Gilles - France
Code Insee de la commune : 30258
Gard [30] - Nîmes - Languedoc Roussillon (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
13 Place de la République 30800 Saint-Gilles
Eléments protégés :
L'église : classement par liste de 1840
Description :
La façade se compose de trois porches, dont les tympans représentent, du nord au sud, l'Adoration des mages, le Christ en majesté entouré du tétramorphe et la Crucifixion.En partie supérieure, une frise court tout au long de la façade : du nord au sud, entrée du Christ à Jérusalem, salaire de Judas, marchands chassés du temple, résurrection de Lazare, lavement des pieds et prédiction du reniement de Pierre, Cène, baiser de Judas et arrestation de Jésus, Jésus devant Pilate, flagellation, portement de la croix, disciples d'Emmaüs, Jésus et Marie-Madeleine, Jésus à Béthanie, les saintes femmes au sépulcre et l'apparition du Christ aux apôtres.En partie médiane, figures en pied des apôtres encadrés par les archanges, dont saint Michel à l'extrême gauche.
Historique :
Le premier évêque de la commune, Agidius, devenu saint Gilles, était originaire d'Athènes. Il se fixa dans les environs de Nîmes au cours du VIIe siècle et fonda un monastère qui fut le berceau de l'église. Les invasions arabes interrompirent cette construction et obligèrent Agidius à se réfugier à Orléans. A son retour, après la victoire de Charles Martel, le monastère était détruit. Après sa mort, l'église, où ses reliques avaient été déposées, devint le centre d'un nouveau monastère autour duquel une ville se forma. Le port de Saint-Gilles devint, à la fin du XIe siècle, le rendez-vous de tous les pèlerins se rendant en Terre Sainte. A cette époque, le monastère comptait trois églises dont l'une était sous l'invocation de saint Gilles. Ces édifices furent démolis et leurs matériaux utilisés pour bâtir une grande basilique dont les fondations furent posées en 1116. Choeur, transepts et portail appartiennent à la seconde moitié du XIIe siècle. Les troubles causés par la guerre contre les Albigeois interrompirent la construction et l'église resta inachevée. Sécularisé vers le milieu du XVIe siècle, le monastère souffrit des guerres de Religion durant lesquelles Catholiques et Protestants s'en disputèrent la possession. L'église, transformée en forteresse, soutint plusieurs sièges. En 1622, le duc de Rohan, général des églises réformées de Languedoc, ordonna sa démolition, mais l'ordre ne fut qu'en partie exécuté (fragment de l'ancien choeur conservé). La Révolution acheva la démolition. Il ne subsiste de l'édifice qu'une partie de l'église souterraine et le portail ouest. Trois portes le composent. Une frise à sujets bibliques réunit ces trois ouvertures. Les trumeaux qui séparent les deux portes latérales de la grande porte sont décorés par des niches garnies de statues représentant les apôtres. Le nom du sculpteur Brunus est gravé au fond de la niche qui abrite la statue de saint Jude. Des traces de peinture subsistaient encore sur les statues au 19e sècle. Des graffiti recouvrent deux colonnes de la façade (galère à voiles ; oiseaux ; tracés ; guerriers armés ; caractères illisibles ; peut-être une représentation de Saint-Louis coiffé d'une couronne à trois feuilles). Ces graffiti sont peut-être l'oeuvre de croisés venus à Saint-Gilles en 1270.
Cette fondation bénédictine du VIIe siècle voit son rattachement à Cluny au XIe siècle. Le transept est du XIVe siècle, le clocher du XVe siècle.La façade est du XIIe siècle et a été sculptée entre 1140 et 1180 environ.Les cinq statues d'apôtres - Matthieu, Barthélémy, Paul, Jean et Jacques le Majeur - sont les oeuvres de Brunus. Deux sont signées : «Brunus me fecit». Trois autres sculpteurs différents ont été repérés.Le grand escalier date de la restauration qui a été faite entre 1842 et 1868.
Périodes de construction :
XIIe siècle, XVIIIe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Brunus (sculpteur)
Propriété de la commune