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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
48140 Le Malzieu-Ville - France
Code Insee de la commune : 48090
Lozère [48] - Mende - Languedoc Roussillon (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5051 Rue du Galastre 48140 Le Malzieu-Ville
Eléments protégés :
Façades et toitures de la maison faisant partie de l'ancien couvent ; remparts attenants avec leur tour ronde (cad. A 86, 90, 541, 722) : inscription par arrêté du 7 février 1963
Description :
Le couvent conserve un long bâtiment orienté nord-sud séparé en 2 parties distinctes. La construction est faite d'assises régulières de moellons de granite et de grès mêlés. Seuls les encadrements de baies sont faits en granite porphyroïde. Une grande partie du bâtiment a été reprise et la majorité des croisées ont été refaites à l'identique. Certaines conservent néanmoins des éléments d'origine. L'élévation ouest du bâtiment se présente sous la forme de deux parties comprenant chacune 3 travées de croisées. Côté nord, la façade conserve les vestiges d'un arc à son extrémité nord. Il peut correspondre à un ancien passage mais a été recoupé par la porte d'entrée actuelle, chanfreinée et qui possède des congés retournés. La totalité des croisées de la façade ont été restituées excepté celle située à l'aplomb de la porte d'entrée. Son encadrement comporte une moulure à double gorge ainsi que des congés retournés. Son appui débordant est mouluré et caractéristique du XVIIe siècle. Aux niveaux supérieurs, on note la présence de plusieurs baies droites chanfreinées ainsi que des baies couvertes en anse-de-panier chanfreinées. Ce type de baies se retrouve également côté est. Côté nord, le mur du rempart de la ville a été assez peu affecté par l'installation du couvent : le tracé du chemin de ronde ainsi qu'une meurtrière ont été maintenus. Seule la surélévation supérieure est postérieure à l'ensemble. La partie sud de l'élévation ouest est faite d'assises de moellons divers mais la mise en oeuvre est moins soignée que sur la partie nord. Quelques blocs de remplois (dont une avec une sculpture d'accolade) ainsi que les vestiges de structures antérieures sont aisément détectables (portes). L'élévation est percée par de nombreuses ouvertures : croisée, jours droits chanfreinés ou jours couvert en anse-de-panier chanfreinés. Le rez-de-chaussée a été complètement repris mais on peut noter la présence de 3 anciennes croisées à appui débordant mouluré ainsi que les vestiges d'une ancienne porte d'entrée. A l'étage, 3 croisées à appui débordant mouluré sont conservées. Leurs encadrements présentent une gorge stylisée ainsi que des congés retournés. Les vestiges d'une porte sont pris dans le milieu du parement : son encadrement présente une moulure en quart-de-rond à retours ce qui permet de la dater de la fin du 16e sicèle ou du début du XVIIe siècle. Une autre porte est visible au niveau supérieur : son encadrement est chanfreiné à congés retournés. La série de jours visibles aux étages correspondent aux anciennes cellules des soeurs. Dans le prolongement sud du parement ouest, se trouve la tour d'escalier. Deux fenêtres sont percées dans le parement constitué d'assises de moellons de granite et de grès. Des éléments de remplois sont également visibles notamment un élément de colonne engagée avec sa base ronde et son chapiteau ionique. La façade orientale de ce bâtiment était totalement aveugle avant le percement de baies au début du XXe siècle. Le bâtiment est couvert par un avant-toit. A l'intérieur, il subsite des plafonds à la française du XVIIe siècle ainsi que plusieurs portes maçonnées de cette époque. Des peintures murales sont observables au niveau du 2e étage : il s'agit de peintures du XVIIe siècle qui ont été faites par les soeurs dans leurs cellules. Les motifs sont d'ordre végétal et religieux. Une partie du mur de clôture du domaine conventuel est conservé au sud. Il se trouve en front de rue dans l'alignement des façades actuelles. Ce mur est constitué d'assises régulières de moellons de granite et de grès de petit module. Le porche d'entrée est couvert par un arc en anse-de-panier dont les claveaux sont à crossettes : son encadrement est chanfreiné et terminé par des congés retournés. Ce porche date du XVIIe siècle.
Historique :
La ville a conservé une partie importante de ses fortifications dont certaines parties remontent à la fin du XIIIe siècle. Dans l'ensemble, les ouvrages conservés ne sont pas antérieurs au XIVe siècle et ont certainement subi des réfections à cette époque. Un couvent d'Ursulines fut fondé en 1618. En 1642, les religieuses firent construire leur couvent contre les remparts adjacents à la tour et à la poterne de Talher. La tour circulaire formant saillant est ouverte d'archères droites. Le chemin de ronde court le long du mur d'enceinte, en traversant l'immeuble des Ursulines. Ce dernier a subi une importante restauration.
Ce bâtiment correspond à l'ancien couvent des Ursulines qui a fonctionné de 1618 à 1792. Bien que le bâtiment ait été assez restauré au XXe siècle, de nombreux témoignages du XVIIe siècle subsistent : croisées, blocs remployés, tour d'escalier.... Selon l'abbé Gibelin, le bâtiment a été réquisitionné par les révolutionnaires et sous la Terreur, le couvent a fait office de prison. Outre le bâtiment principal, le couvent conserve également une portion de son mur de clôture au sud ainsi qu'un puits. Le bâtiment principal s'appuie contre le mur du rempart au nord. Aujourd'hui le bâtiment abrite un musée.
Périodes de construction :
XVe siècle, XVIe siècle
Propriété privée