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Crédit photo : PIERRE ANDRE LECLERCQ - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
21700 Nuits-Saint-Georges - France
Code Insee de la commune : 21464
Côte d'Or [21] - Dijon - Bourgogne (Bourgogne-Franche-Comté)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
21700 Nuits-Saint-Georges
Eléments protégés :
Le château et les ailes latérales, y compris les fossés ; la ferme ; le bois de jardin ; le potager et son bassin ; le verger ; la statue de jardinier (cad. H 142 à 147) : inscription par arrêté du 12 juin 2008
Description :
Construit sur un plateau, l'ensemble est formé d'une basse-cour entourée de dépendances et d'une terrasse entourée de douves sur trois côtés dont une partie a été comblée. La basse-cour se compose de deux corps de bâtiments parallèles (est et ouest) reliés par deux autres corps perpendiculaires séparés par un portail (nord). Peu d'ouvertures vers l'extérieur et présence de tours carrées tronquées à chaque angle. L'ensemble de ces bâtiments comprend un rez-de-chaussée (parfois surélevé) et un étage de comble. Toits à longs-pans, à croupe ou en pavillon (tour) couverts de tuiles plates ou mécaniques et percés des lucarnes passantes à deux pans et à aileron (provenant du château) et de tabatières. Murs en moellons de pierre enduits. Baies rectangulaires, en arc segmentaire ou en plein-cintre. Deux escaliers en pierre parallèles à la façade donnent accès à au rez-de-chaussée surélevé ou à l'étage des deux corps de bâtiments encadrant le portail d'entrée au nord. Les dépendances abritent les logements, une grange et une écurie couverte de voûtes d'arêtes retombant sur des colonnes doriques à fut galbé. Le château présente un plan en H, dont les ailes en retour côté cour sont prolongées par des communs et deux tours carrées. L'une, à l'est, abrite le pigeonnier ; l'autre la chapelle. Le château et les tours comprennent un rez-de-chaussée et deux étages dont un de comble tandis que les deux ailes sont composées d'un rez-de-chaussée et un étage en surcroît. Étage de soubassement donnant sur les douves. Toits à longs-pans, à croupes ou en pavillon (tours carrées surmontées d'un campanile) couverts de tuiles plates. Lucarnes à croupes. Murs en moellons de pierre enduits avec soubassement, bandeaux et chaînes harpées en pierre. Baies rectangulaires ou en plein-cintre (chapelle), oculi et arcades en plein-cintre. Au centre de la façade nord, un fronton cintré portant les armes de la famille Barbier surmonte la porte d'entrée. Perron au-devant de cette façade. Sur la façade sud, pont enjambant les douves donnant accès au grand parc. L'intérieur du château, desservi par un escalier rampe sur rampe, et deux escaliers tournants à noyau évidé, comprend une suite de salles et, dans les ailes, des appartements réaménagés aux XVIIIe et XIXe siècles. Le potager se trouve à l'ouest. Au sud, le parc comprend une glacière et une resserre, ainsi que des statues. En contrebas du jardin se trouve le verger (ancien potager) avec bassin circulaire au centre. Mur de clôture entourant le parc.
Historique :
Construit sur un plateau, l'ensemble est formé d'une basse-cour entourée de dépendances et d'une terrasse entourée de douves sur trois côtés. Les dépendances abritent les logements, une grange et une écurie couverte de voûtes d'arêtes retombant sur des colonnes doriques à fut galbé. Des lucarnes à aileron, provenant du château, ont été intégrées dans les parties hautes des façades. Le château présente un plan en H, dont les ailes en retour côté cour sont prolongées par des communs et deux tours carrées. L'une, à l'est, abrite le pigeonnier ; l'autre la chapelle. L'intérieur du château, desservi par un escalier rampe sur rampe, et deux escaliers tournants à noyau évidé, comprend une suite de salles et, dans les ailes, des appartements réaménagés aux XVIIIe et XIXe siècles. Le potager se trouve à l'ouest. Au sud, le jardin comprend une glacière et une resserre, ainsi que des statues. En contrebas du jardin se trouve le verger avec bassin circulaire au centre.
Au XIe siècle, le duc de Bourgogne voulut faire un blocus au seigneur de Vergy dont la puissance grandissait. Dans ce but, le duc encercla le château de Vergy de plusieurs châtelets dont seul Entre-deux-Monts possède encore des vestiges. Au XIIIe siècle, le site fut occupé par une « grange » ou ferme, appartenant toujours aux ducs de Bourgogne et exploitée par les moines de l'Abbaye de Cîteaux. Au début du XIVe siècle, le duc céda cette « grange » à Pierre d'Épernay, seigneur d'un petit village de la plaine. Parmi ses descendants, on trouvait les seigneurs de Corboin : Philippe de Chaumergy (en 1478), Philibert de Vallerot (en 1483) et Etienne de Menessaire, époux de Claude de Chaumergy. Le 16 mai 1564, Louis de Menessaire (fils d'Etienne) se trouvait dans une situation financière difficile, suite vraisemblablement à l'édification des ailes du château. Il dut vendre sa seigneurie et son château d'Entre-deux-Monts à Etienne Barbier, à charge pour lui de désintéresser ses créanciers (dont les Legoux de La Berchère qui avaient déjà acheté en 1550 la moitié de la seigneurie de Corboin). Aux cours des siècles, les Barbier, devenus Barbier d'Entre-Deux-Monts, acquirent les seigneuries de Concoeur, Corboin et Reulle. Suite à l'héritage de cette dernière seigneurie, la famille d'Entre-Deux-Monts changeât de nom pour prendre celui de la nouvelle terre et devint Barbier de Reulle. Après avoir gardé Entre-deux-Monts près de 300 ans, les Barbier, en la personne de Louis-Adolphe Barbier de Reulle, vendirent le château à Louis Rocaut, le 4 avril 1856. Le mariage de Georges Postansque (dont son père Henry acquit Entre-deux-Monts en 1939) avec Andrée Pelleterat de Borde, nièce par deux fois de Charles Rocaut (petit-fils de Louis), fait de cette belle propriété, une maison appartenant à la même descendance depuis plus de 150 ans. Le château est composé de trois parties distinctes (tours, ailes et corps de logis) élevées à trois époques différentes. Les deux tours carrées sont les seuls vestiges probables du châtelet du XIe siècle. La tour ouest contient une chapelle. Remaniée au cours des siècles, elle possède encore une meurtrière de défense qui montre bien qu'il ne s'agissait pas originellement d'une chapelle ; son autel-retable néoclassique date du début du XIXe siècle. C'est très certainement à cette époque que la voûte d'arêtes fut démolie pour être remplacée par un simple plafond. Dans la tour carrée est a été aménagé un colombier auquel on peut accéder par un escalier qui donne dans la cour. Ce colombier contient près de 1500 niches en poterie. Il est probable que les douves datent également du XIe siècle, car elles étaient primitivement en eau et entouraient la totalité du châtelet. Elles ont été partiellement asséchées et comblées au cours des siècles. Les deux ailes forment des galeries reliant les tours au château des Menessaire qui se trouvait en lieu et place de l'actuel bâtiment. Elles semblent avoir été élevées vers 1540/50 en même temps que les écuries situées dans la ferme du côté ouest. Le corps du bâtiment principal fut édifié par Bernard Barbier d'Entre-Deux-Monts, maître des comptes à Dijon. Les travaux ont probablement été achevés en 1654 (date inscrite sur le colombier). L'ensemble est caractéristique de l'architecture du règne de Louis XIII et de la régence d'Anne d'Autriche. Ce château est venu remplacer le précédent qui aurait, soit disant, brûlé. L'intérieur ne présente pas d'intérêt majeur pour les visiteurs. Il s'agissait en effet de l'habitat d'un riche notable, sans décoration, et non d'une riche demeure d'apparat. Des travaux importants de modernisation ont été réalisés au cours du XVIIIe siècle : agrandissement des fenêtres du rez-de-chaussée du bâtiment principal, plafonds à la française enduits de plâtre, une canalisation en poterie acheminant l'eau de la source dans la cuisine, création d'une glacière extérieure et d'une petite orangerie en 1733
Au début du XIXe siècle, une grande campagne de travaux fut entreprise (pont enjambant les douves au sud ; fermeture d'arcades sur la cour
). Depuis 1975, d'importants travaux de restauration et de réparation ont été entrepris pour sauver Entre-Deux-Monts de la ruine. Cela faisait près de deux siècles qu'aucune restauration n'avait été effectuée (réfection des toitures, fondations, clochetons, comblement d'une partie des douves, destructions de hangars modernes, arrivée de l'eau courante en 1975...). Le parc fut d'abord aménagé en jardin à la Française (1733) puis à l'Anglaise au XIXe siècle. L'ancien jardin potager possédait un bassin avec dauphin sculpté datant du début du XVIIIe siècle et toujours en place. Le jardin et le potager ont aujourd'hui disparu. La basse-cour reste le témoignage de l'ancienne ferme qui avait un caractère défensif très marqué. Deux corps de bâtiments parallèles sont reliés au nord par deux bâtiments avec un portail au centre. Peu d'ouvertures vers l'extérieur et présence de tours carrées (aujourd'hui tronquées) à chaque angle.
Périodes de construction :
XVIIe siècle
Propriété d'une société privée