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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
1215 chemin de la Bretonnière
26240 Saint-Jean-de-Galaure - France
Code Insee de la commune : 26216
Drôme [26] - Valence - Rhône Alpes (Auvergne-Rhône-Alpes)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
1215 Chemin de la Bretonnière 26240 Saint-Jean-de-Galaure
Eléments protégés :
Les façades et toitures de la Bretonnière située 1215 chemin de la Bretonnière, Mureils, sur la parcelle n° 27, figurant au cadastre section ZI, telles que délimitées en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 12 septembre 2025
Description :
Maison forte pour la construction d'origine, vraisemblablement du XIIIe siècle, le logis principal a été remanié au XVe ou début XVIe siècle. Avec deux tours circulaires qui donnent sur la plateforme de la terrasse et la tour d'entrée Renaissance, les toitures pentues de ces parties médiévales sont coiffées d'ardoises. Des éléments de confort ont été ajoutés au XVIIIe siècle, d'après la forme des baies donnant sur le jardin et les boiseries qui ornent certaines pièces. Sur le cadastre napoléonien (1825) l'édifice paraît s'organiser autour d'une cour fermée sur trois côtés, avec un corps de bâtiment le long du chemin, disposition modifiée depuis. D'après la littérature, il y avait une chapelle dans cette cour, qui a été démontée au XIXe siècle. Deux étroits bâtiments prolongent le bâtiment d'origine, l'un du XIXe au nord, dans lequel se trouvent la cuisine, l'accès à la cave, le garage et l'autre sur des bases plus anciennes mais indéterminées, avec une tour en son extrémité sud, séparant la cour du jardin, est désigné comme "la commanderie". Une orangerie, une salle d'armes et un appartement, s'y trouvent. Les communs et dépendances n'ont pas de particularités, sauf une tour ronde, à l'est, qui servait de colombier. En intérieur, le salon principale et la salle-à-manger ont conservé leurs décors des XIXe-XXe siècles. L'ensemble du domaine est très pittoresque, mais a perdu, au gré des modifications successives, toute cohérence architecturale. Les extérieurs ont fait l'objet d'une réorganisation de la disposition selon deux projets conservés du paysagiste lyonnais Joseph Linossier. Sur trois hectares, un jardin à la française, un potager, un verger, des prés en terrasses et des bois vont jusqu'à la limite de la propriété, qui est entourée de murs. La composition a évolué, mais on distingue encore les différentes parties. Une source alimente le domaine, de laquelle on tire l'alimentation d'un bassin, ancien vivier. La source en elle-même était lieu de pèlerinage à la Sainte Épine, du nom d'une relique anciennement conservée dans la chapelle qui se trouvait dans la cour de la propriété.
Historique :
À la période féodale, Mureils était une terre des archevêques de Vienne et de l'arrière-fief des barons de Clérieu, appartenant en 1283 aux Moirans, qui le vendirent aux Alleman. À cette époque, La Bretonnière est désignée comme maison forte. Les aménagements successifs en firent une confortable gentilhommière. D'après la matrice cadastrale de Mureils, La Bretonnière est agrandie en 1879 par son propriétaire le vicomte de Larnage. Le domaine comprenait alors : château, maison grangère, écuries et hangar, une cour, des terrasses, des bosquets, terres labourables, vergers, bois, bâtiments d'exploitation et jardins. En 1894, le vicomte de Larnage cède le domaine de la Bretonnière aux Ballet-Gallifet, négociants lyonnais. Au tournant du XXe siècle, les décors des espaces d'habitation sont en place, salle à manger et salon, comportant lambris, céramiques, boiseries, plafonds à la française, ainsi qu'un salon chinois selon la mode du XIXe siècle.
Périodes de construction :
Moyen Age, 4e quart XIXe siècle
Propriété privée