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Crédit photo : Fred.marchalon - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
33970 Lège-Cap-Ferret - France
Code Insee de la commune : 33236
Gironde [33] - Bordeaux - Aquitaine (Nouvelle-Aquitaine)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
9 Promenade du Tour du Phare 33970 Lège-Cap-Ferret
Eléments protégés :
Le phare en totalité, y compris ses locaux techniques et le couloir les reliant au phare (cad. EX 300) : inscription par arrêté du 6 novembre 2009
Description :
- Description architecturale : 1er phare : Hauteur au dessus de la mer : 51 m. Taille générale : 47, 70 m. Description : Tour légèrement tronconique en maçonnerie lisse, dodécagonale à la partie supérieure avec couronnement circulaire en maçonnerie de pierres apparentes avec congé, moulures et astragale. Le fût est centré sur un soubassement circulaire abritant le magasin et les logements. Rambarde métallique. Lanterne de 3, 50 m à facettes montée sur une murette maçonnée. 2e phare : Hauteur au dessus de la mer : 62 m. Taille générale : 52, 10 m. Hauteur de la focale : 50 m. Description : Tour légèrement tronconique en maçonnerie lisse, dodécagonale à la partie supérieure peinte en rouge, avec couronnement circulaire en maçonnerie de pierres apparentes avec congé et astragale. Soubassement tronconique relié par une galerie à un bâtiment rectangulaire abritant la salle des machines. Grand parc comprenant cinq logements pour le personnel. Terrain. Lanterne métallique. Fronton reprenant les années de construction : 1840 et 1947 et le nom : phare du Cap Ferret. Bas relief présentant un navire, un poisson et l'étoile des phares. Dans le hall : ascenseur, mosaïque présentant le bassin d'Arcachon signée : Labouret. Deux bustes sur socle de A. Fresnel et Beautemps-Beaupré. - Description technique : 1er phare : 1ère optique : 01 novembre 1840 : feu fixe blanc de premier ordre focale 0, 92 m. Autres optiques : 12 septembre 1904 : Feu mixte à éclats réguliers alternativement rouge et blanc. focale 0, 92 m. 30 septembre 1928 : feu à éclats rouges toutes les 5 secondes focale 0, 70 m de 4 panneaux au 1/4. 2ème phare : 1948 : feu à éclat rouge toutes les 5 secondes Optique de 4 panneaux au 1/4 de 0, 70 m de focale (actuelle). Cuve à mercure : 1828. Combustibles : Huile végétale : 1840. Huile minérale : vers 1875. Vapeur pétrole : 1904. Electrification : 1929. Automatisation : 1995. - Etat actuel : Tour tronconique en maçonnerie lisse blanche et dodécagonale à la partie supérieure peinte en rouge et briques apparentes reliée à un bâtiment rectangulaire abritant la salle des machines, ascenseur. Logements et annexes à côté du phare. Parc. Lanterne contemporaine BBT de Ø3, 50 m à 3 niveaux de vitrage cylindrique sur soubassement circulaire métallique. Couronnement circulaire en maçonnerie béton. Feu à éclats rouges réguliers 5 sec. Optique BBT à 4 panneaux au 1/4 de focale 0, 70 m. Cuve à mercure type "Pissotière" BBT. Lampe halo 1000W. Portée 22, 5 milles.
Historique :
Le premier phare date de 1836. Détruit en 1944, il est reconstruit de 1946 à 1948 approximativement sur les mêmes plans que le précédent. Il se présente sous la forme d'une tour légèrement tronconique avec partie supérieure de forme dodécagonale surmontée d'un couronnement circulaire en maçonnerie de pierres apparentes. La partie supérieure est peinte en rouge, le reste en blanc. Le soubassement donnant accès au phare a été complété à l'arrière par une salle des machines rectangulaire et reliée au phare par un couloir. La porte d'entrée est surmontée d'un fronton reprenant les dates de construction des deux phares 1840 et 1947, encadrant un bas-relief représentant un navire, un poisson et l'étoile des phares. Le hall d'entrée est orné de mosaïques signées Labouret représentant le bassin d'Arcachon et la presqu'île du Cap Ferret. Deux bustes de Beauchamps-Beaupré et Fresnel complètent le décor. Un ascenseur donne accès à l'ancienne salle de service.
Le 14 avril 1836, moyennant un rabais de 21%, le Sieur Escarraguel enlevait l'adjudication pour la construction du phare à réaliser selon les plans de l'ingénieur Deschamps. Dans l'impossibilité d'extraire les pierres de la carrière de Saint-Savinien, comme le spécifiait le métré, il lui fallut les faire venir de Barsac et de Saint-Macaire, entraînant du même coup une augmentation des dépenses estimée à 17 000 francs. Le sol plus meuble que prévu nécessita des fondations plus profondes et plus importantes mais l'entrepreneur continua son chantier tout en signalant au fur et à mesure ces surcoûts dont il n'était aucunement responsable. Il réclama en conséquence des indemnités pour les couvrir. L'ingénieur ordinaire répliqua que l'extraction était exécutée "sans autorisation des ingénieurs et que les entrepreneurs étaient tenus de supporter toutes les conséquences de la substitution de matériaux dont il s'agit" . Les indemnités demandées furent donc refusées. Une seconde réclamation fut présentée en janvier 1838 pour obtenir des dédommagements en compensation des avaries survenues aux barques et bateaux employés à transporter les matériaux au phare. Il fut encore répondu négativement sous prétexte qu'aucune circonstance exceptionnelle n'avait provoqué ces naufrages et que seule la responsabilité de l'entrepreneur était impliquée. En juillet 1838, fort de sa bonne, foi il présenta une troisième réclamation contre les erreurs du métré qui auraient été commises à son préjudice mais qui connut le même sort que les précédentes. Au total le phare coûta 352 461, 55 francs, sans la lanterne ni l'appareil optique, pour un total initial autorisé de 204 946, 61 francs soit une augmentation de 72% à l'entière charge de l'entrepreneur qui acheva certes l'édifice mais se résolut à mettre la clé sous la porte à la suite de ce marché.
Périodes de construction :
2e quart XIXe siècle, 2e quart XXe siècle
Propriété de l'État