Modifier la localisation Cimetière israélite dit aussi cimetière juif à Carpentras

  Cherchez à partir de l'adresse et déplacez le marqueur sur la carte pour désigner précisément le bâtiment.

Chargement de la carte...

Annuler

Monument Historique Cimetière israélite dit aussi cimetière juif situé à Carpentras

Crédit photo : Véronique PAGNIER - Sous licence Creative Commons

  Visualiser sur Google Maps et Street View

Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
chemin de l'Aqueduc
84200 Carpentras - France

Code Insee de la commune : 84031
Vaucluse [84] - Avignon - Provence Alpes Côte d'Azur (Provence-Alpes-Côte d'Azur)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
520 Avenue Jean Moulin 84200 Carpentras

Eléments protégés :
Le cimetière en totalité (cad. BV 35) : inscription par arrêté du 17 avril 2007

Description :
Au nord-est de la ville, en direction de Caromb, au pied de l'Aqueduc construit au XVIIIe siècle, le cimetière juif de Carpentras s'étend sur 3,3 hectares. Divisé en deux parties, une partie herbeuse et une partie pourvue de stèles funéraires, il compte environ 900 tombeaux postérieurs à la Révolution.

Historique :
En 1343, l'évêque Hugues accorde aux Juifs d'avoir un cimetière hors de la ville, en contrepartie d'une redevance annuelle. Le cimetière est mentionné au même endroit au début du XVIIIe siècle. Il était délimité par 33 bornes de plus de deux mètres de haut. L'ensemble a été entouré d'un mur de pierre suite à une souscription de 1843, prévoyant un portail principal monumental donnant au sud, et un portail secondaire à l'ouest, le long de l'aqueduc. A cette période a été édifié un dépositoire, chapelle funéraire commune pour la toilette des morts, et une ghéniza servant à abriter les objets et livres anciens usagés. Une allée principale et des allées secondaires se coupent à angle droit. Les tombes sont placées, pour la plupart, dans des carrés familiaux clos par des grilles. 900 sculptures environ ont été inventoriées, toutes datées d'après la Révolution, toute inscription sur les tombes ou stèle étaient interdites jusqu'à cette date. Ce cimetière juif est le plus ancien attesté dans la région.
Ce cimetière fut concédé le 2 janvier 1344 par l'évêque Hugues en contrepartie d'une redevance annuelle de six livres d'épices, poivre et gingembre, puis la valeur de ce don en argent. A partir de 1625 et jusqu'à la Révolution, la papauté défend d'y ériger des stèles. Les plus anciennes pierres tombales furent ôtées ce qui explique que seules les tombes contemporaines soient visibles.

Périodes de construction :
1ère moitié XIVe siècle

Propriété d'une association cultuelle