Château à Bourg-Archambault

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Précision de la localisation : 10 - Parfaite

Monument Historique Château situé à Bourg-Archambault

Crédit photo : Mith - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
86390 Bourg-Archambault - France

Code Insee de la commune : 86035
Vienne [86] - Poitiers - Poitou Charentes (Nouvelle-Aquitaine)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5182 Rue du Pré des Ors 86390 Bourg-Archambault

Eléments protégés :
Le château (à l'exception des parties classées) : inscription par arrêté du 12 mai 1927 ; Les parties anciennes : le châtelet, la chapelle, l'enceinte en totalité y compris les vestiges des tours ; les douves (cad. B 298 à 300) : classement par arrêté du 24 septembre 1986

Historique :
Les tours à mâchicoulis, les larges douves et la porte fortifiée flanquée de tours, précédant la cour d'honneur, constituent un remarquable exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. L'édifice se présente comme un vaste rectangle flanqué de fortes tours aux angles et sur les courtines. Une première enceinte est percée d'une porte entre deux tours puissantes. Un pont permanent remplace le pont-levis. A l'intérieur, se trouve une chapelle à arceaux gothiques, dont les détails stylistiques appartiennent à la fin du XVe siècle. La porte, richement sculptée, est surmontée d'un écusson chargé d'un lion rampant et timbré d'une mitre et d'une crosse. Le pavage est en carreaux émaillés, figurant une rose divisée en de nombreux compartiments trilobés, encadrant des fleurs de lys, des crosses, des monogrammes.

Périodes de construction :
XIIIe siècle, 4e quart XVe siècle, XVIe siècle, XIXe siècle

Propriété privée

Informations pratiques de visite ou services :

Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?

Autres photographies :

Château - Français :  Château de Bourg-Archambault
Château à Bourg-Archambault

Français : Château de Bourg-Archambault


Crédit : Mith
2008-04-23
Château - Pont de pierre remplaçant le pont-levis du château de Bourg-Archambault, Vienne (86), France
Château à Bourg-Archambault

Pont de pierre remplaçant le pont-levis du château de Bourg-Archambault, Vienne (86), France


Crédit : Nitot
2007-07-22
Château - Chateau de Bourg-Archambault, Vienne, France
Château à Bourg-Archambault

Chateau de Bourg-Archambault, Vienne, France


Crédit : Nitot
2007-07-22
Château - Chateau Bourg-Archambault France
Château à Bourg-Archambault

Chateau Bourg-Archambault France


Crédit : keith ellwood from London, England
2012-02-19
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle.

Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves.

Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis.

Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478.

Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865.

Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac.

Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père.

Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier.

On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière.

Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144).

En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France  d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire.

Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé.

Le 30 mars 1474, le Parlement  condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour.

Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi.

Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné.  Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487.

Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514.

En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée.

Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé.

Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires.

Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.

Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021

mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit...

corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130

www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr...

www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba...  Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle. Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves. Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis. Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478. Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865. Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac. Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père. Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier. On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière. Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144). En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire. Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé. Le 30 mars 1474, le Parlement condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour. Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi. Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné. Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487. Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514. En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée. Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé. Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires. Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021 mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit... corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130 www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr... www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba... Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle.

Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves.

Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis.

Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478.

Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865.

Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac.

Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père.

Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier.

On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière.

Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144).

En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France  d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire.

Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé.

Le 30 mars 1474, le Parlement  condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour.

Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi.

Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné.  Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487.

Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514.

En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée.

Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé.

Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires.

Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.

Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021

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corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130

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www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba...  Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle. Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves. Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis. Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478. Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865. Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac. Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père. Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier. On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière. Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144). En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire. Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé. Le 30 mars 1474, le Parlement condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour. Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi. Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné. Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487. Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514. En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée. Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé. Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires. Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021 mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit... corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130 www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr... www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba... Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

La partie médiévale.

Logements (saignées dans le mur) des flèches du double pont-levis à flèches et à chaînes. Un pont-levis avec une flèche, saignée de droite, pour les piétons et un pont-levis avec deux flèches, pour les charettes et les chevaux.

Ce type de pont-levis apparaît  au début du XIVe siècle.  La meurtrière sur la tour de gauche est horizontale donc destinée aux armes à feu.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. La partie médiévale. Logements (saignées dans le mur) des flèches du double pont-levis à flèches et à chaînes. Un pont-levis avec une flèche, saignée de droite, pour les piétons et un pont-levis avec deux flèches, pour les charettes et les chevaux. Ce type de pont-levis apparaît au début du XIVe siècle. La meurtrière sur la tour de gauche est horizontale donc destinée aux armes à feu.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

La partie médiévale.

L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle.

Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves.

Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis.

Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478.

Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865.

Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac.

Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père.

Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier.

On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière.

Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144).

En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France  d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire.

Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé.

Le 30 mars 1474, le Parlement  condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour.

Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi.

Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné.  Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487.

Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514.

En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée.

Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé.

Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires.

Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.

Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021

mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit...

corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130

www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr...

www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba...  Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. La partie médiévale. L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle. Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves. Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis. Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478. Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865. Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac. Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père. Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier. On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière. Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144). En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire. Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé. Le 30 mars 1474, le Parlement condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour. Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi. Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné. Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487. Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514. En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée. Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé. Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires. Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021 mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit... corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130 www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr... www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba... Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

Le châtelet d'entrée.

L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle.

Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves.

Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis.

Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478.

Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865.

Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac.

Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père.

Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier.

On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière.

Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144).

En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France  d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire.

Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé.

Le 30 mars 1474, le Parlement  condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour.

Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi.

Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné.  Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487.

Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514.

En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée.

Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé.

Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires.

Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.

Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021

mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit...

corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130

www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr...

www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba...  Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. Le châtelet d'entrée. L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle. Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves. Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis. Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478. Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865. Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac. Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père. Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier. On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière. Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144). En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire. Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé. Le 30 mars 1474, le Parlement condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour. Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi. Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné. Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487. Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514. En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée. Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé. Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires. Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021 mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit... corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130 www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr... www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba... Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

Le logis et les douves.

L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle.

Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves.

Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis.

Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478.

Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865.

Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac.

Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père.

Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier.

On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière.

Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144).

En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France  d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire.

Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé.

Le 30 mars 1474, le Parlement  condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour.

Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi.

Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné.  Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487.

Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514.

En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée.

Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé.

Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires.

Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.

Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021

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www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba...  Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. Le logis et les douves. L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle. Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves. Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis. Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478. Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865. Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac. Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père. Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier. On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière. Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144). En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire. Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé. Le 30 mars 1474, le Parlement condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour. Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi. Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné. Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487. Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514. En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée. Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé. Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires. Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021 mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit... corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130 www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr... www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba... Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

Le logis.  Les trois tours de la façade antérieure ont été rajoutées par l'architecte Charles Roques en 1865.  Charles Roques participera à la restauration, voir à la construction, de nombreux châteaux au XIXe siècle. Le 30 juillet 1874, inspecteur des édifices diocésains d'Angers, il démissionne après avoir été condamné à six mois de prison pour outrages aux moeurs.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. Le logis. Les trois tours de la façade antérieure ont été rajoutées par l'architecte Charles Roques en 1865. Charles Roques participera à la restauration, voir à la construction, de nombreux châteaux au XIXe siècle. Le 30 juillet 1874, inspecteur des édifices diocésains d'Angers, il démissionne après avoir été condamné à six mois de prison pour outrages aux moeurs.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

La partie médiévale.  Le pont sur les douves remplace le pont-levis d'origine. La reconstruction tardive explique que les traditionnelles archères, verticales, soient remplacées par des meurtrère, horizontales, destinées à l'utilisation des armes à feu.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. La partie médiévale. Le pont sur les douves remplace le pont-levis d'origine. La reconstruction tardive explique que les traditionnelles archères, verticales, soient remplacées par des meurtrère, horizontales, destinées à l'utilisation des armes à feu.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

L'imposante courtine défensive avec le châtelet d'entrée.

On trouve mention d'une première enceinte fortifiée au tout début du XVe siècle, enceinte qui servait aux habitants d'abri contre les bandes armées. Cette structure fut détruite en 1474 quand son propriétaire, Poncet de Rivière, fut condamné par Louis XI au bannissement et à la destruction de ses châteaux pour avoir été impliqué dans un affaire d’empoissonnement du roi. Poncet de Rivière fit reconstruire la forteresse à partir de 1477, après avoir obtenu le pardon du roi.  armma.saprat.fr/monument/chateau-bourg-archambault/
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) L'imposante courtine défensive avec le châtelet d'entrée. On trouve mention d'une première enceinte fortifiée au tout début du XVe siècle, enceinte qui servait aux habitants d'abri contre les bandes armées. Cette structure fut détruite en 1474 quand son propriétaire, Poncet de Rivière, fut condamné par Louis XI au bannissement et à la destruction de ses châteaux pour avoir été impliqué dans un affaire d’empoissonnement du roi. Poncet de Rivière fit reconstruire la forteresse à partir de 1477, après avoir obtenu le pardon du roi. armma.saprat.fr/monument/chateau-bourg-archambault/


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

Châtelet d'entrée. partie médiévale.

L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle.

Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves.

Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis.

Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478.

Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865.

Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac.

Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père.

Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier.

On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière.

Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144).

En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France  d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire.

Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé.

Le 30 mars 1474, le Parlement  condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour.

Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi.

Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné.  Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487.

Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514.

En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée.

Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé.

Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires.

Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.

Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021

mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit...

corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130

www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr...

www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba...  Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. Châtelet d'entrée. partie médiévale. L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle. Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves. Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis. Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478. Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865. Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac. Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père. Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier. On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière. Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144). En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire. Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé. Le 30 mars 1474, le Parlement condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour. Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi. Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné. Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487. Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514. En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée. Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé. Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires. Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021 mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit... corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130 www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr... www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba... Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

Tours du logis.  Les trois tours de la façade antérieure ont été rajoutées par l'architecte Charles Roques en 1865.  Charles Roques participera à la restauration, voir à la construction, de nombreux châteaux au XIXe siècle. Le 30 juillet 1874, inspecteur des édifices diocésains d'Angers, il démissionne après avoir été condamné à six mois de prison pour outrages aux moeurs.
Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. Tours du logis. Les trois tours de la façade antérieure ont été rajoutées par l'architecte Charles Roques en 1865. Charles Roques participera à la restauration, voir à la construction, de nombreux châteaux au XIXe siècle. Le 30 juillet 1874, inspecteur des édifices diocésains d'Angers, il démissionne après avoir été condamné à six mois de prison pour outrages aux moeurs.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château - English:  Bourg-Archambault (Vienne)

Château de Bourg-Archambault.

L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle.

Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves.

Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis.

Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478.

Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865.

Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac.

Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père.

Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier.

On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière.

Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144).

En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France  d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire.

Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé.

Le 30 mars 1474, le Parlement  condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour.

Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi.

Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné.  Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487.

Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514.

En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée.

Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé.

Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires.

Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.

Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021

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Château à Bourg-Archambault

English: Bourg-Archambault (Vienne) Château de Bourg-Archambault. L'ensemble se compose se compose d'un enceinte flanquée de tours, d'un châtelet d'entrée et d'un logis très restauré au XIXe siècle. Le château est constitué de deux parties, l'une médiévale et l'autre plus récente, entourées de douves. Les tours à mâchicoulis, les larges douves et le châtelet d'entrée, sont un exemple de l'architecture militaire du XVe siècle. Le châtelet d'entrée était alors protégé par un double pont-levis et une ligne de mâchicoulis. Le château actuel a été construit par Poncet de Rivière, chambellan du roi de France, Louis XI, sur un édifice plus ancien qui a été rasé. L'édifice est érigé en 1478. Le logis actuel est constitué de deux logis (un résidentiel et l'autre militaire) qui seront réunis par Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, seigneur du domaine à partir de 1494. Le nouveau logis constitue alors un bâtiment rectangulaire flanqué des deux tours déjà existantes. Une chapelle occupe le premier étage d'une des tours. L'architecte Charles Roques ajoutera trois tours circulaires supplémentaires en 1865. Au XIIIe siècle et au premier tiers du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Chenac. Vers 1338, gendre d’Hélie de Chenac, Odet de Rivière, hérite du château après la mort de son beau-père. Poncet de Rivière, chevalier et seigneur de Château-Larcher, neveu et héritier d’Odet, devient propriétaire du domaine à la mort de ce dernier. On trouve mention d'un ouvrage fortifié au début du XVe siècle. Par une lettre royale de 1412, on apprend que cet ensemble castral est vétuste et sert de refuge aux habitants en cas de nécessité. Les vestiges d'une tour, aujourd'hui rasée totalement, dans la cour, pourrait appartenir à l'ancien donjon. Ce premier édifice fut détruit, par ordre de Louis XI, vers 1468 alors que son propriétaire est Poncet de Rivière. Le chevalier Poncet de Rivière, qui fut un des chefs de l'armée de Louis XI, aurait adhéré à un parti opposé au roi . Privé, à cause de ces intrigues, du commandement de sa compagnie de cent lances, mais avec une indemnité de 2.500 livres, ) et la charge de bailli de Montferrand (novembre 1465), il partit peu de temps après en pèlerinage à Jérusalem et à Sainte-Catherine du Mont-Sinaï (Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, édit. B. de Mandrot, t. I, p. 143-144). En avril 1468, Poncet de Rivière abandonne le service de Louis XI pour se retirer à la cour de Bourgogne. Il prendra part à la campagne de Charles le Téméraire contre Louis XI. Lors des pourparlers qui aboutiront au traité de Péronne (14 octobre 1468), le duc de Bourgogne tenta de persuader le roi de France d'y introduire un article en faveur Poncet de Rivière (et de Du Lau et d’Urfé), « et qu’il fust dit que leurs terres et estatz leur seroient renduz, comme ilz avoient avant la guerre ». Ce à quoi le roi répondit qu’il était prêt à accepter cette clause, si de son côté Charles voulait lui accorder la grâce du comte de Nevers et de M. de Croy. Ce qui était inacceptable pour le Téméraire. Le 13 janvier 1474, Jean Hardy, clerc et serviteur d'Ythier Marchant (maître de la chambre aux deniers du feu duc de Guyenne), avait été mis en état d’arrestation. Cet homme s’était introduit dans l’entourage du roi et avait tenté de séduire des officiers de cuisine de la cour, pour glisser du poison dans les mets destinés à la table royale. Dénoncé par ceux qu’il avait tenté de gagner à son criminel dessein, arrêté, jeté en prison, renvoyé devant une commission extraordinaire, mis à la torture à plusieurs reprises, il avait tout avoué. Il avait déclaré, en outre, que c’était Ythier Marchant qui l’avait envoyé dans ce but d’empoisonner le roi, et que Poncet de Rivière, au courant de ce projet, l’avait encouragé. Le 30 mars 1474, le Parlement condamna Jean Hardy a être écartelé et décapité, sa tête plantée sur une lance devant l’hôtel de ville de Paris, ses quatre membres portés en quatre des bonnes villes des extrémités du royaume, le corps brûlé et réduit en cendres sur la place de Grève. Il fut exécuté le même jour. Poncet de Rivière et Ythier Marchant, le 4 mai 1474, furent décrétés à prise de corps, mais hors d'atteinte, ils ne se laissèrent pas prendre, et la cour les condamna par contumace. Le procureur général requit contre eux deux la peine capitale ; néanmoins l’arrêt ne condamna Poncet qu’au bannissement à perpétuité et à la confiscation de corps et de biens envers le roi. Poncet de Rivière fit jouer ses relations, et François II, duc de Bretagne, envoya à Louis XI des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause du condamné. Finalement, le roi se contenta d’un serment solennel sur un fragment de la vraie croix, prêté par Poncet de Rivière, en présence du comte de Comminges, en l’église Saint-Lô près d’Angers. En mars 1478, Poncet de Rivière reçu l'autorisation de relever les fortifications que Louis XI avait fait raser. Poncet commença l’édification d’un nouveau château, peut-être achevé avant sa mort en 1487. Ses héritiers, ruinés, vendirent le château en 1494 à Pierre de Sacierges, abbé de la Châtille, de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, et évêque de Luçon. Pierre de Sacierges commença aussitôt une série de travaux pour améliorer l’aspect résidentiel de la forteresse. Homme politique qui accompagna le roi en Italie, l'évêque résida peu à Bourg-Archambault, mais y mouru en 1514. En 1591, lors de la huitième guerre de religion, la forteresse est prise, pillée et partiellement incendiée. Au XVIIe siècle, le château subira le siège du seigneur de Cheronac, accompagné dede soldats, d'archers, et de cavaliers; celui-ci vient libérer sa nièce enlevée par Louis de Blanchart (ou Blanchard), écuyer et sieur de Bourg-Archambault. Ce dernier capitulera. Louis de Blanchart finira exécuté, pour meurtre et faux monnayage*, en 1656. Le château sera partiellement démantelé. Ensuite, le château changera de mains à plusieurs reprises, et en 1835, l'édifice est acheté par Pierre (Jean?) Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui procédera une vaste rénovation. Ses descendants sont les actuels propriétaires. Vers le milieu du XVIIe siècle, le Haut-Poitou fut inondé de fausse monnaies. Le seigneur de Bourg-Achambault, Louis de Blanchard, ayant assassiné son voisin, le seigneur de Chanteloube, le prévôt fit des perquisitions au château et y découvrit le matériel nécessaire pour fabriquer de la fausse monnaie. Le 13 novembre 1656, Blanchard fut décapité sur la place de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. Voir : Matteo Ferrari, Bourg-Archambault, château (châtelet d’entrée), base-armma.edel.univpoitiers.fr/monument/chateau-bourg-ar..., consulté le 21/06/2021 mariepierre86.centerblog.net/540-patrimoine-et-personalit... corpus.enc.sorbonne.fr/actesroyauxdupoitou/tome8/1130 www.francebleu.fr/emissions/histoires-du-poitou-avec-patr... www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/bourg-archamba... Essai sur les Monnaies Frappées en Poitou par Lecointre-Dupont. Poitiers 1840.


Crédit : sybarite48
2021-06-16
Château -
Château à Bourg-Archambault


Crédit : Anja
2023-07-10
Château -
Château à Bourg-Archambault


Crédit : Anja
2023-07-10
Château -
Château à Bourg-Archambault


Crédit : Mith


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Fiche Mérimée : PA00105359

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l'édifice :

Carrelage de sol
Tabernacle, soubassement
Chaire à prêcher
Tableau : Christ portant la croix
Tabernacle
Tableau, cadre : le sommeil de l'Enfant Jésus
Sarcophage de saint Cérin
Cloche
Statue : Vierge à l'Enfant
Tabernacle
Tableau : L'Annonciation
Retable du maître-autel
Dalle funéraire de François des Francs
Dalle funéraire d'Alexis Benjamin Poute
2 cloches
Statue : Guillaume Adelème
Statue : Grimoard
Statue : Vierge à l'Enfant

Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-06-07

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