Modifier la localisation église Notre-Dame-des-Flots à Canet-en-Roussillon

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Label Architecture Contemporaine RemarquableLabel Architecture Contemporaine Remarquable

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
1, avenue du Canigou
66140 Canet-en-Roussillon - France

Code Insee de la commune : 66037
Pyrénées Orientales [66] - Perpignan - Languedoc Roussillon (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
1 Avenue du Canigou 66140 Canet-en-Roussillon

Description :
La nouvelle église de Canet est située sur un terrain relativement central dans les nouveaux quartiers, entre deux rues parallèles. Elle est à peu près orientée est-ouest, l'entrée se faisant à l'est. L'église a été ouverte sur la rue des Albères en laissant un espace de parvis devant, environ un tiers du terrain disponible. Comme souvent dans les villes balnéaires, l'architecte doit se poser la question de l'usage de l'église selon les saisons. Le projet d'origine comporte un large parvis couvert d'un auvent, dite église d'été. Cette partie-là ne sera pas construite. Le plan d'origine est simple : un quadrilatère irrégulier formant nef unique (pour 720 personnes), flanquée côté nord par une chapelle de 150 places (dite chapelle d'hiver), accompagnée de petites pièces de service avec une porte ouvrant sur le parvis. Les trois larges portes ouvrent directement sur la nef. Le choeur, disposé contre le mur du fond, oblique, suit le tracé de la rue arrière. L'entrée est surmontée par une large tribune qui prend toute la largeur du bâtiment. Deux escaliers y mènent, de part et d'autre des portes. A gauche de l'entrée se trouvent les fonts baptismaux. La façade est composée d'un grand triangle en léger ressaut, dont la base prend toute la largeur de l'église et la pointe dépasse légèrement du grand cube arrière. Ce triangle est animé par de minces bandeaux verticaux alternant avec les lignes régulières de pavés de verre colorés. L'église est conçue comme une grande salle, à plafond plat, simplement doublée de parefeuilles disposés dans la longueur, entre les grandes poutres de béton. La tribune, en béton brut de décoffrage, a été simplement peinte en blanc, tout comme les murs. Ce grand espace libre, très simple, cantonnée de pilastres tenant les poutres du toit, est animé par le traitement des ouvertures : le mur dans le triangle de l'entrée, le mur latéral droit, les murs de la tribune sont ouverts par des dalles de verre ou de larges baies à petits carreaux de couleur. Trois couleurs primaires seulement : jaune, rouge, bleu. Le mur du fond est aveugle. Cependant, une partie en avancée à gauche, qui abrite le porche arrière, est percée par cinq rangs de trois petites ouvertures triangulaires en couleur. Ce porche arrière n'est plus utilisé (il est entièrement grillagé aujourd'hui). Les matériaux sont simples, béton peint en blanc, verres de couleurs, briques, bois des portes. Sur la façade, sur le mur du fond derrière l'autel, dans la chapelle d'hiver, des pans de murs en pierre, en opus incertum, apportent une touche traditionnelle et cassent la blancheur omniprésente. La présence des éléments symboliques comme le triangle représentant la Sainte-Trinité ou le traitement de la lumière restent des points importants dans cette architecture religieuse. Un grand clocher détaché, prévu en avant du parvis, n'a jamais été construit. Il était dessiné comme un grand arceau, très haut et étroit, comportant trois cloches dans sa partie haute. La forme de l'église, l'absence de clocher, le toit-terrasse, une simple croix bleue apposée sur la façade lui donnent une présence très discrète dans la ville. Le projet initial d'église d'été ouverte sur le parvis n'a pas été fait. Cependant elle est assez vaste pour une église de ville de bord de mer, comparée à d'autres construites dans la même période. Elle a certainement été rapidement suffisante, étant donné la baisse de fréquentation dans cette décennie et la suivante. On peut remarquer que ce projet d'église-halle, très simple, est en avance sur les églises conçues selon la nouvelle liturgie lancée par Vatican II.

Historique :
Canet est officiellement classée "station balnéaire" en 1909. Un tramway reliait alors le village à Perpignan. Comme toutes les villes de la côte, traditionnellement le village historique se trouve à l'écart de la mer, dans les terres. L'essor de la ville se fait lors de la transformation du littoral dans les années 1960 dans le cadre de la Mission Racine. Une marina, des villas et des immeubles collectifs ont été construits le long de la plage. Comme toujours, l'afflux des habitants l'été pose problème. L'église Saint-Jacques, dans le centre historique, ne peut pas accueillir tous les fidèles. Il faut donc construire un nouveau lieu de culte, dans les nouveaux quartiers balnéaires. Le 19 février 1961, l'évêque de Narbonne, Mgr Bellec, bénit la première pierre de l'église (la construction avait en fait commencé en décembre 1961) et la bénédiction de l'église a lieu le 2 juillet 1961. René Elie Laberty (1917-2012) a conçu les plans. C'est un architecte actif à Pamiers entre 1951 et 1967. Il a construit le centre de jeunesse et l'auberge le Montagnard à Montferrier (Ariège).

Architecte ou maître d'oeuvre :
Laberty René (architecte)

Datation de l'édifice :
1961

Année d'obtention du label Architecture Contemporaine Remarquable :
2025