Maison dite Le Cabanon à Longeville-sur-Mer

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Label Architecture Contemporaine RemarquableLabel Architecture Contemporaine Remarquable

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
357 chemin des Loubines
85560 Longeville-sur-Mer - France

Code Insee de la commune : 85127
Vendée [85] - La Roche sur Yon - Pays de la Loire

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
357 Chemin des Loubines 85560 Longeville-sur-Mer

Description :
Edifiée au centre d’une parcelle entourée par la forêt domaniale de Longeville, la maison jouit d’un cadre abondamment boisé et d’un accès à la plage du Bouil. De plan rectangulaire, la maison est édifiée sur une plateforme soutenue par quatre poteaux de béton sur semelles assemblées. Les murs sont élevés en briques creuses et enduits. La toiture, mono-pente, est un bac autoportant en aluminium dit « Triondal » dont le procédé est agréé en 1959. Le débord de la toiture et de la plateforme côté sud permettent l’aménagement d’un balcon couvert, tandis qu’un escalier courbe à limon central et un palier en béton autoportants donnent accès à la porte d’entrée côté nord. Le balcon et l’escalier d’accès sont dotés de garde-corps composés de potelets métalliques et de cordages (actuellement remplacés par des filins métalliques). L’extrémité ouest du balcon est également pourvue d’une paroi en plexiglas permettant de se protéger du vent. Les différentes ouvertures de la maison sont garnies de menuiseries en Pin du Nord peintes en blanc et comptent deux petites baies carrées sur la façade nord, trois petites baies carrées sur la façade est, une baie rectangulaire sur la façade ouest, trois baies rectangulaires à persiennes et deux portes-fenêtres sur la façade sud, tandis que la porte d’entrée est en bois naturel. La sous-face du débord de la toiture et la partie supérieure des murs de façade sont revêtues de lambris en bois protégées par un vernis marine. Enfin, sous la maison, une terrasse couverte est ménagée entre les pilotis, bordée par un muret de pierre dissimulant la niche à bois et la conduite de gaz. D’une surface de 30 m², la maison comprend en partie nord une entrée, une cuisine, des toilettes et une salle d’eau, toutes les pièces étant dotées d’une fenêtre, tandis que la partie sud est dédiée à la chambre et à la pièce de vie, largement ouverte sur le balcon. À l’origine, une partie nuit est ménagée à l’angle nord-ouest, dédiée au couchage des enfants, dont la cloison a été supprimée en 2020 afin d’agrandir la pièce de vie. Si les revêtements en dalles « Dalami » à damier bleu et blanc de la pièce de vie ont été supprimés, les carrelages, mosaïques et plinthes de la salle d’eau et des toilettes sont encore en place, de même que le plafond lambrissé du salon. Michel Tendil a conçu lui-même les placards de rangement en bois à portes coulissantes de la chambre, ainsi qu’un motif de sirène en métal installé sur la façade nord de la maison.

Historique :
En 1958, deux amis, Michel Tendil et Pierre Pager, émettent le souhait de construire ensemble leurs maisons de vacances sur la côte Atlantique. Leur choix se porte sur la côte vendéenne. En juin 1960, les deux familles acquièrent un terrain au lieu-dit Le Bouil auprès du viticulteur Thomas Boussais et se partagent ce terrain. La parcelle étant entourée par la forêt et les vignes, Tendil et Pager demandent en octobre 1960 l’autorisation aux Eaux et Forêts d’emprunter un chemin d’exploitation forestière afin d’accéder à leur propriété, lequel deviendra le chemin des Loubines. Rapidement, Pierre Pager demande une autorisation d’urbanisme pour sa maison, qu’il obtient, mais le Plan d’Occupation des Sols est modifié et son autorisation s’avère caduque, il ne pourra jamais réaliser le reste de la maison. Michel Tendil ne dépose quant à lui son premier permis de construire qu’au mois d’avril 1961, puis son permis modificatif en octobre 1961 (modifiant l’implantation de la construction). Grâce à son expérience en tant que dessinateur d’architecture, il conçoit lui-même les plans de ce qu’il dénomme un « chalet de week-end ». Il devait alors s’agir d’une petite maison de plain-pied de 30 m² construite en briques creuses, dotée d’une charpente en sapin et d’une toiture mono-pente en chaume. En décembre 1961, le permis de construire est accordé par l’administration municipale. Cependant, dès le mois suivant, Michel Tendil sollicite les services du Bureau Technique de l’Ouest pour la construction d’une plateforme sur pilotis. Il s’agit d’une modification radicale du projet, dont nous ne nous pouvons que supposer les motivations en l’absence de documents d’archives. Le choix des pilotis pourrait s’expliquer par la nature sablonneuse du terrain, par des raisons purement esthétiques, ou des raisons pratiques afin de profiter davantage du terrain et disposer d’un large espace couvert. Aux mois de février et mars 1962, le bureau d’études techniques étudie la mise en œuvre des pilotis et entretient une correspondance avec Michel Tendil. Pendant une dizaine d’années, Tendil construit lui-même la maison qu’il a dessinée, pendant ses week-ends et ses vacances, faisant ponctuellement appel à des artisans, notamment l’entreprise Imbert à Niort, qui s’occupe du plâtre et des revêtements intérieurs. Les archives sont muettes quant à la chronologie exacte du chantier mais une photographie datée de 1970 montre l’achèvement du gros-œuvre de la maison. En 2010, Michel Tendil vend la maison. Les nouveaux propriétaires réalisent alors quelques travaux d’entretien, suppriment la cloison de la cuisine, le revêtement de sol de la pièce à vivre (contenant de l’amiante) et la cheminée. En 2019, les nouveaux propriétaires, passionnés d’architecture et de design des années 1960, acquièrent à leur tour la maison, qu’ils décident de décorer et de meubler dans ce style contemporain de sa réalisation.

Architecte ou maître d'oeuvre :
Tendil Michel (concepteur), Imbert (maçon), Société Studal (entrepreneur)

Datation de l'édifice :
1962, 1970

Année d'obtention du label Architecture Contemporaine Remarquable :
2026

Fiche Mérimée : ACR0002081

Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-10-26

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