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Crédit photo : christophe recoura - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
65 rue Gustave Eiffel
06310 Beaulieu-sur-Mer - France
Code Insee de la commune : 06011
Alpes Maritimes [06] - Nice - Provence Alpes Côte d'Azur (Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
77 Rue Gustave Eiffel 06310 Beaulieu-sur-Mer
Eléments protégés :
La villa grecque "Kerylos", y compris la décoration intérieure et le mobilier, figurant au cadastre sous le n° 208 section B : classement par arrêté du 15 septembre 1966 ; Les dépendances et le jardin de la villa Kérylos, en totalité, avec sa maison de gardien, sa cour anglaise au Nord, la galerie des douaniers, le garage à bateau, les fabriques de jardins, ses clôtures, portails et murs de soutènement ainsi que la parcelle d'assiette de l'ensemble, tels que délimités sur le plan annexé, situés 65 rue Gustave Eiffel sur la parcelle n° 108, figurant au cadastre section AH : inscription par arrêté du 14 novembre 2024
Description :
La villa est composée d'un corps de bâtiment dissymétrique en U avec étage de soubassement et étage carré, dominé par une tour carrée dans l'angle sud-est et disposé autour d'un péristyle dorique de plan carré fermé du côté ouest par un mur. Ce corps de bâtiment est prolongé du côté nord par une aile rectangulaire en rez-de-chaussée surélevé. Les façades, nues et sans couronnement, sont soulignées au niveau du rez-de-chaussée surélevé par un bossage en table et par une grecque surmontée d'une corniche disposée aux deux tiers de la hauteur. A l'exception des galeries qui ont un toit en tuiles plates mécaniques, l'édifice est entièrement couvert en terrasses. L'étage de soubassement, auquel on accède depuis le nord par un escalier tournant, abrite la cuisine, l'office et les services. Il est lié par deux escaliers tournants au rez-de-chaussée surélevé qui abrite les pièces de réception. Ces dernières sont disposées en enfilade et communiquent chacune avec le péristyle : un double vestibule (côté nord), une bibliothèque avec mezzanine desservie par un escalier tournant dérobé, séparée par une antichambre qui abrite l'escalier principal tournant à retours (côté est), une salle à manger, un grand salon et un petit salon, disposés sur un même axe (côté sud). L'étage abrite deux chambres principales avec salles de bains séparées par un salon (côté sud), un appartement indépendant (côté est) et des chambres de domestiques (côté nord). Dans la tour, deux chambres d'enfants avec coin toilette et w.-c., sont accessibles depuis le premier étage par un escalier situé dans une antichambre appelée vestibule Hermès. L'aile nord abrite deux chambres d'amis et une salle de bain monumentale équipée d'un bain axé sur une abside couverte par une fausse voûte. Bien que le décor soit à l'antique, la villa affiche une modernité claire par la dissymétrie du plan, la simplicité des volumes mise en évidence par la nudité des façades, la séparation des fonctions et les équipements de confort (chauffage par air pulsé depuis le sol, réservoir d'eau chaude, canalisations dissimulées dans des placards, monte-plat, w.-c., douche à jets d'eau modulables et passages dérobés pour le service). A l'extrémité sud de la parcelle, la galerie aménagée jadis dans le mur de soutènement en pierre de taille du jardin, pour le passage des douaniers, a été transformée en salle d'expositions et reliée à l'étage de soubassement par un escalier en équerre.
Historique :
Villa construite de 1902 à 1908 par l'architecte niçois Emmanuel-Elisée Pontremoli pour l'historien et archéologue Théodore Reinach, et léguée par lui à l'Institut de France, à sa mort, en 1928. C'est une reconstitution idéale d'une maison grecque de l'époque hellénistique, adaptée à la fonctionnalité moderne (et à l'éclairage électrique). Les peintures murales sont dues aux peintres Adrien Karbowsky et Gustave-Louis Jaulmes et les stucs à Paul-Jean-Baptiste Gasq. Les douze colonnes monolithes en marbre blanc de Carrare qui entourent le péristyle sont taillées par Nicoli. Les tentures de lin qui remplacent les portes sont brodées par le créateur Ecochard. La vaisselle de table est réalisée par Emile Lenoble et les meubles par l'ébéniste parisien Bettenfeld sur des dessins de Pontremoli. La villa, gérée par la Fondation Théodore Reinach, est utilisée pour des colloques, des séminaires et diverses animations culturelles. £
La villa inspirée des maisons antiques de Delos et son mobilier à l'antique sont conçus entre 1902 et 1908 par l'architecte niçois, Grand prix de Rome, Emmanuel Pontremoli, pour l'helléniste parisien Théodore Reinach. Elle est cédée en 1967 à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres qui l'aménage en musée. Dans le dernier quart du XXe siècle, la cuisine et l'office ont été transformés en salles de conférences et de projections. Les deux chambres d'amis du rez-de-chaussée ont été converties en bureaux, les chambres de domestiques en salon et salle de bains, les chambres des enfants du second étage en appartement. En 1997, l'ancien passage couvert aménagé pour les douaniers dans le mur de soutènement, au sud de la parcelle, a été transformé en salle d'exposition.
Périodes de construction :
1er quart XXe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
PONTREMOLI Emmanuel-Elisée (architecte), KARBOWSKY Adrien (peintre), JAULMES Gustave-Louis (peintre), GASQ Paul-Jean-Baptiste (sculpteur), LENOBLE Emile (maître potier), BETTENFELD (ébéniste), NICOLI (marbrier), ECOCHARD (tisserand)
Propriété d'une personne morale de droit public à statut particulier