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Crédit photo : Patrick Rouzet - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
19-23 avenue Pierre-Sémard
06130 Grasse - France
Code Insee de la commune : 06069
Alpes Maritimes [06] - Nice - Provence Alpes Côte d'Azur (Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
67 Avenue de Provence 06130 Grasse
Description :
Dans son ensemble, l'usine mère s'apparentait à un immeuble d'inspiration néoclassique, homogène et formant un E. Il comprenait un corps central de 4 niveaux avec combles, toit à longs pans, flanqué de deux ailes en retour d'équerre également de 4 niveaux avec combles mais avec toits à pavillon plus élevés. Cet édifice central rectangulaire comprenait perpendiculairement trois autres ailes en retour de trois niveaux avec combles, toits à longs pans, couverture en tuiles mécaniques : une aile sur la face postérieure du corps central et deux autres latéralement. Les deux courettes séparant ces trois ailes avaient été comblées par des structures visiblement en béton, couverture en sheds. L'usine était précédée sur toute sa longueur d'une cour ombragée, dont les arbres masquaient l'usine, et à laquelle on accédait par un portail situé à l'extrémité gauche du terrain.
Historique :
La maison Antoine Chiris, fondée en 1768, occupe en 1868 l'ancien couvent des Capucins dans une cité tannante progressivement devenue la cité des parfums. Modernisée peu à peu, l'usine est agrandie d'un atelier des parfums naturels, inauguré en 1899 : c'est une vaste halle rectangulaire de 4 582 m2, baptisée la Mosquée et percée de baies mauresques permettant la ventilation intérieure de produits inflammables ou toxiques (éther de pétrole, benzène, alcools méthyliques et éthyliques, acétones). L'extraction par distillation et par les techniques d'enfleurage s'est poursuivie dans les parties anciennes. Un atelier est encore traversé par les serpentins des anciens alambics. L'usine a été acquise par la ville après sa fermeture. Le bâtiment des anciens distilloirs avec le hangar aux aériens, construit aux environs de 1900, a été démoli en 1999 (permis de démolir du 29 avril 1999) pour permettre la construction du nouveau palais de justice.
La société Chiris est longtemps restée la plus importante entreprise de parfumerie de Grasse, le précurseur dans de nombreux domaines de son secteur d'activité. Sa fondation remontait au XVIIIe siècle : 1768 selon son histoire officielle. Son installation sur le site de l'ancien couvent des Capucins remonte aux années 1860. Peu après cette installation, les anciens bâtiments de l'établissement religieux, dont on ne conserve que très peu de traces, sont remplacés ou intégrés à une construction plus imposante. L'une des dates portées sur la façade de l'usine, l'année 1868, devait renvoyer à la date d'édification de cette première structure. Des vues anciennes de la façade principale de l'usine indiquent qu'il y a eu des ajouts de constructions par la suite. Ces ajouts, dont il est impossible de suivre les étapes d'édification, se sont principalement situés contre les faces latérales du bâtiment et surtout contre la face arrière où se trouvaient notamment, la cheminée et une halle en bois abritant les aériens de l'atelier de distillation, c'est-à-dire un ensemble de tuyaux en cuivre où en y circulant, l'eau utilisée se refroidissait. Ce bâtiment qui a fait l'objet d'une inscription a été démoli. L'usine mère concentre durant plusieurs décennies l'ensemble des activités de la société. En 1899, l'entreprise inaugure un nouvel atelier situé à côté de l'usine mère. Ce nouveau local, premier du genre à Grasse, est destiné à l'extraction des parfums par solvants. Les dernières et principales phases d'extension de l'établissement Chiris ont lieu en contrebas sur un terrain séparé de l'usine mère et de la halle d'extraction par une avenue. Parmi les ateliers industriels on y trouvait aussi une cantine et dès les années 1930, une piscine et des installations sportives qui témoignaient d'une politique patronale concernée par les questions d'amélioration des conditions de travail des employés. Seule la halle d'extraction a été conservée, le reste de l'usine a été démoli en 1999. L'usine mère a été remplacée par le Palais de Justice de Grasse et les installations situées en face, sur la partie basse du site, par des logements sociaux. En 1944 la société Chiris employait 225 personnes et en 1954 elle en employait 262.
Périodes de construction :
4e quart XIXe siècle
Propriété de la commune