Modifier la localisation Eglise Saint-Girons à Hagetmau

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Monument Historique Eglise Saint-Girons situé à Hagetmau

Crédit photo : Picasa 2.7 - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
40700 Hagetmau - France

Code Insee de la commune : 40119
Landes [40] - Mont de Marsan - Aquitaine (Nouvelle-Aquitaine)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5026 F Avenue Corisande 40700 Hagetmau

Eléments protégés :
Crypte : classement par liste de 1862

Description :
De l'édifice primitif ne subsiste depuis le début du XXe siècle que la crypte, de plan rectangulaire, surmontée d'une salle et précédée de l'ancienne travée droite du choeur, désormais transformée en un vestibule fermé à l'ouest par un mur moderne. Depuis ce vestibule, on accède à la crypte par deux escaliers coudés percés dans l'épaisseur des maçonneries romanes.

Historique :
Selon la tradition historiographique, la première église d'Hagetmau, dédiée à saint Girons, l'évangélisateur de la Chalosse, aurait été fondée par Charlemagne en 778. Dans les faits, les premières mentions d'une abbaye bénédictine placée sous ce vocable ne remontent qu'à la fin du XIe siècle. Sécularisée en 1330 par l'abbé Guillaume Loup, elle fut pillée et incendiée en 1569 par les capitaines huguenots Sénégas et de Salles. Malgré des tentatives de relèvement aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'établissement ne cessa dès lors de péricliter jusqu'à sa suppression en 1791. L'église conventuelle (devenue paroissiale après la Révolution) fut certainement construite au tout début du XIIe siècle, comme l'ont montré les travaux de J. Cabanot. L'édifice se composait à l'origine d'une seule nef, prolongée d'un transept saillant sur lequel ouvraient, à l'est, deux absidioles nettement séparées de l'abside centrale. Celle-ci, précédée d'une travée droite de choeur, était surélevée et surmontait une crypte semi-souterraine, peut-être destinée à abriter le tombeau de saint Girons. A l'époque gothique, probablement au XIVe siècle, un collatéral est ajouté au nord du vaisseau, le portail occidental et le clocher sont refaits, tandis que l'abside subit une réfection presque complète qui substitue à l'hémicycle roman un chevet à cinq pans raidi par d'épais contreforts et remplace les voûtes d'arêtes de la crypte par des croisées d'ogives. Incendiée en 1569, l'église est partiellement restaurée au retour de la paix : un escalier monumental permettant d'accéder au sanctuaire surélevé est ainsi construit au XVIIe siècle (?). La dégradation de l'édifice, accélérée au lendemain de la Révolution, entraîne toutefois son abandon progressif. Si la crypte est inscrite dès 1840 au titre des monuments historiques, puis classée en 1862, le reste de l'église est détruit entre le début des années 1890 et août 1904. De 1905 à 1908, l'architecte en chef Henri Léon Rapine (1853-1928) restaure les parties subsistantes : un mur est construit à l'ouest pour clôturer l'ancienne travée droite du choeur désormais utilisée comme vestibule ; on restitue les voûtes d'arêtes de la crypte et une salle est aménagée au-dessus de celle-ci, à l'emplacement du choeur.

Périodes de construction :
XIIe siècle

Propriété de la commune