Modifier la localisation Église Saint-Jean-Baptiste à Mézin

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Monument Historique Église Saint-Jean-Baptiste situé à Mézin

Crédit photo : JC Allin - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
47170 Mézin - France

Code Insee de la commune : 47167
Lot et Garonne [47] - Agen - Aquitaine (Nouvelle-Aquitaine)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
12 Place Armand Fallières 47170 Mézin

Eléments protégés :
Eglise : classement par liste de 1840

Description :
Abside et absidioles voûtées en cul-de-four, bras du transept en berceau, croisée et nef voûtées d'ogives.

Historique :
La nef aux chapiteaux sculptés remonte au XIIIe - XIVe siècle. La façade est flanquée de deux tours rondes symétriques. Le portail possède des chapiteaux ornés de figures fantastiques. Le portail nord est surmonté de douze niches qui auraient contenu les statues des apôtres, selon la tradition détruites au cours des guerres de Religion. Le clocher repose sur les piliers de la voûte du choeur. Autrefois adossé à l'église se trouvait le couvent des Bénédictins, qui communiquait avec elle par la sacristie et une chapelle latérale. Le couvent fut détruit à la Révolution.
Un prieuré aurait été fondé à la fin du VIIIe siècle, selon l'abbé Barrère. Saint-Jean de Mézin est mentionné en 1077 dans une bulle de confirmation des dépendances de Cluny ; le prieur est coseigneur de Mézin. La construction du choeur et du transept débute peut-être à la fin du XIe siècle, mais date surtout du début du XIIe siècle ; les chapiteaux témoignent de l'influence du chantier de Saint-Sever. Dans la 2e moitié du XIIIe siècle, la nef est édifiée de la croisée jusqu'à la 3e travée, campagne comprenant le portail nord. La dernière travée à l'ouest est bâtie au milieu du XIVe siècle, ainsi que la façade occidentale. Malgré ces 2 campagnes différenciées par le dessin des piliers, la voûte d'ogives présente un profil homogène datable par les clés de voûte du XIVe siècle. La croisée du transept a reçu une voûte à la fin du Moyen Age dont subsistent les culs de lampe. La charpente est refaite au XVIe siècle. Les bâtiments conventuels auraient été reconstruits après les guerres de Religion, selon l'abbé Barrère. En 1607, le prieur vend à la ville sa part de seigneurie. La suppression du prieuré est décidée en 1788 ; les bâtiments servent de mairie et tribunal jusqu'à leur destruction par un incendie en 1837. Celui-ci endommage aussi le mur sud de l'église, classée en 1840, et restaurée par Maurette, ingénieur des Ponts. En 1868, le clocher est augmenté d'un étage, l'abside, le bras sud du transept et l'absidiole sud sont démolis et reconstruits sous la direction de Coëque-Verdier, architecte diocésain. L'architecte Teulère reprend les travaux du choeur interrompus à mi-hauteur et réédifie tous les contreforts de la nef afin d'endiguer l'écartement des voûtes. Les travaux, dont les sculptures, sont terminés en 1880 sous la surveillance de Payen. En 1883, des sacristies sont bâties au sud. En 1924, un court-circuit provoque un incendie dans le clocher : la voûte de la croisée est refaite par Poutaraud et les parements repris.

Périodes de construction :
XIe siècle, XIVe siècle

Propriété de la commune