Modifier la localisation Chapelle des Paulines à Tréguier

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Monument Historique Chapelle des Paulines situé à Tréguier

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
rue Paul-Raoul
22220 Tréguier - France

Code Insee de la commune : 22362
Côtes d'Armor [22] - Saint Brieuc - Bretagne

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
1 Rue des Ursulines 22220 Tréguier

Eléments protégés :
Chapelle des Paulines (cad. AH 84) : inscription par arrêté du 2 décembre 1992

Description :
Une église en front de rueLa chapelle ou église conventuelle mobilise le front de rue pour accueillir les fidèles. Elle occupe le côté Ouest du carré claustral, construite perpendiculairement au grand logis avec lequel elle communique. Non orientée, elle présente un plan très allongé à vaisseau unique, chevet plat et choeur monastique dans l'axe de l'édifice. Une sacristie double est construite contre la façade Ouest. La façade nord sur rue en pierre de taille de granite présente une composition symétrique très simple avec oculus, bandeaux latéraux ornés d'une niche en plein cintre et porte à fronton précédée d'un petit perron. Les façades est et ouest, l'une en pierre de taille de schiste, l'autre en moellon de schiste et granite, sont percées de cinq fenêtres en plein cintre ornées de vitraux.Un volume intérieur divisé en trois partiesLe volume intérieur de la chapelle est divisé par une arcade qui sépare le choeur des soeurs de la nef des fidèles. Cet arc transversal est accompagné de deux baies libres et de deux niches à statues plates superposées. Il est architecturée des deux côtés par des pilastres, un fronton brisé et un entablement. Côté choeur, le muret de refend est orné des armes du pape Pie IX (1846-1878), côté nef, des armes (partiellement disparues) de Monseigneur Augustin David, évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier. La différence de niveau entre le bas et le haut de la nef forme une sorte d'estrade pour l'autel, probablement délimitée à l'origine par une clôture basse. L'espace réservé aux fidèles est ainsi restreint à la partie basse de la nef, en contrebas.Un décor spectaculaire Un orgue postiche occupe la tribune du choeur des soeurs, encadré de draperies en trompe-l'oeil. Le plafond est orné de 12 portraits de saints en médaillons. En plus du décor sculpté et mouluré, la chapelle abrite des décors peints à l'or sur les panneaux latéraux dont les motifs sont chaque fois renouvelés avec une grande finesse : guirlandes de fleurs, entrelacs, cornes d'abondance, palmettes, têtes de sauvage...

Historique :
Chapelle édifiée en 1760 contenant d'intéressants décors intérieurs : tribune avec orgue factice et draperies en trompe l'oeil ; arcade séparant le choeur des religieuses de la nef, et portant, côté choeur des religieuses, les armes du pape Pie IX ; plafond peint de portraits ; vitraux du XIXe siècle.
Une histoire mouvementéeLa chapelle est liée au couvent des Paulines, construite autour de 1760 sur un terrain nouvellement acquis par la congrégation des soeurs de Saint Vincent de Paul, entre les actuelles rues Poul Raoul et Le Peltier. Elle forme avec le grand logis un ensemble conventuel disposé autour d'une cour intérieure (voir dossier couvent des Paulines). Les Paulines disparaissent de Tréguier en 1792 et n'y reviendront jamais. L'intérieur de la chapelle est endommagé par le bataillon d'Etampes, affecté à Tréguier entre février et mai 1794, responsable d'exactions et d'actes de vandalisme dans la ville. Le couvent est affecté à l'armée jusqu'en 1802 (la chapelle sert d'écurie au régiment de cavalerie), puis aux hospices, avant d'être vendu aux Ursulines en 1829, déjà installées dans le monastère depuis 1809.En 1905, avec la séparation de l'Eglise et de l'Etat et l'interdiction aux religieuses d'enseigner, le couvent est transformé en école supérieure de jeunes filles. Il semble alors que le choeur des religieuses soit seul utilisé et que le reste de la chapelle soit abandonné comme en témoignent la récupération d'éléments de décor de la nef (angelots sous les niches) dans le choeur et les nombreux graffiti datés des années 1920 aux années 1950.Un plan axial hérité d'ItalieLe plan adopte le modèle préconisé par Charles Borromée (archevêque de Milan à la fin du XVIe siècle) avec avant-choeur des religieuses dans l'axe du sanctuaire, et non perpendiculairement comme c'est majoritairement le cas dans les chapelles des couvents aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le mobilier de la chapelle a disparu, initialement l'autel (dû au sculpteur Le Merer) était placé devant l'arcade, entre la nef des fidèles et l'avant-choeur monastique. Une grille en bois se situait entre les religieuses et les fidèles, comme l'attestent les traces d'arrachement et de clous de fixation de la clôture sur la tranche de l'arcade et des baies libres.Un décor commandité par les UrsulinesLa distribution est magnifiée par un décor sculpté et peint, commandité par les Ursulines dans la seconde moitié du XIXe siècle. Pilastres, chutes de fruits, coquilles, angelots, cornes d'abondance renvoient au style rocaille et néo-classique tandis qu'un orgue postiche occupe la tribune du choeur, encadré par des draperies peintes en trompe-l'oeil. Les cadres ornementaux peints de graciles volutes et de rinceaux sont attribuables au peintre-décorateur briochin Raphaël Donguy (1812-1877), ami de Monseigneur Augustin David (1812-1882), dont les armoiries figurent au-dessus de l'arcade, au revers de celles du pape Pie IX (1792-1878). Les images de saints sur la voûte sont datées 1871 et sont signées Jacques-Marie Herlido, peintre-décorateur originaire de Guingamp : "J. HERLIDO, XII.IMAGINES PINXIT.1871"" (12 images peintes). La bénédiction de la chapelle a lieu le 18 mai 1873.

Périodes de construction :
3e quart XVIIIe siècle

Propriété de la commune