Modifier la localisation Eglise Saint-Etienne, située au bourg à Seix

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Monument Historique Eglise Saint-Etienne, située au bourg situé à Seix

Crédit photo : PierreG 09 - Sous licence Creative Commons

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
09140 Seix - France

Code Insee de la commune : 09285
Ariège [09] - Foix - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
635 Place Pierre Gaston Toureille 09140 Seix

Eléments protégés :
L’église en totalité (cad. AB 502) : inscription par arrêté du 24 mars 2014

Description :
L'église est construite au débouché du pont. La nef unique, très large, est composée de deux travées voûtées d'ogives quadripartites au profil surbaissé. La première, est occupée en fond de nef sur la moitié de son espace par une tribune à deux niveaux. Dans cette travée, du côté est, une porte donne accès à la chapelle hexagonale des fonts baptismaux. Sur la deuxième travée s'ouvrent largement deux chapelles latérales, peu profondes couvertes de voûtes nervurées. Après la croisée, un arc au profil surbaissé conduit à une travée plus étroite précédant le choeur. Du côté gauche, à côté de la chaire, se trouve l'inscription peinte commémorant la consécration du sanctuaire par Monseigneur de Vercel. Le choeur, à pans coupés est presque entièrement occupé par le retable majeur. Il est éclairé, à l'est et à l'ouest par deux hautes fenêtres ornées de vitraux du XIXe siècle. L'ensemble des maçonneries sont enduites. La façade écran, divisée en deux registres est enduite, à l'exception des éléments structurants, en pierre apparente d'un bel appareil. Flanquée de deux contreforts à ressauts surmontés de pinacle, elle est percée en son centre du portail d'accès en plein cintre, encadré par deux pilastres surmontés de pinacles à boule. Au-dessus de la porte, prend place une niche surmontée d'une grande croix en méplat. Un cordon saillant sépare le registre inférieur de la partie haute de la façade sur laquelle se dessine un fronton très découpé, orné de deux grandes volutes simplement appareillée. La partie sommitale est percée d'une une arcade centrale en plein cintre abritant une cloche, surmontée d'un pinacle similaire à ceux qui surmontent les contreforts. Le clocher présente une élévation à quatre niveaux. Le soubassement aveugle est terminé par une arcade soutenant une terrasse crénelée, cantonnée de deux gargouilles. Au-dessus, le deuxième niveau, aveugle lui aussi, est surmonté d'une galerie sur corbeaux à trois ressauts en très forte saillie et des deux arcades du premier étage campanaire. Celles-ci, en plein cintre sont surmontées d'arcs brisés qui retombent, au centre, sur un culot sculpté d'une tête surmontée de feuillages d'esprit gothique. Au-dessus enfin un deuxième niveau de deux arcades, le tout couronné par un fronton triangulaire surmonté d'une croix. L'ensemble du clocher est cantonné de deux tourelles d'escalier, de section circulaire jusqu'au deuxième niveau, polygonale au-dessus. A l'exception du clocher l'ensemble des maçonneries de l'église sont maçonnées.

Historique :
Cette église fait partie d'un ensemble d'églises d'influence coloniale espagnole, construites dans les vallées du Saint-Gironnais au XVIIIe siècle. Cette façade a été rajoutée à cette époque sur une ancienne église fortifiée, après agrandissement. La façade est constituée d'un mur uni, encadré de deux contreforts d'angle. Elle se termine à la partie supérieure par un fronton curviligne de forme baroque, encadré de clochetons. La porte de l'église et son encadrement également baroque, constitue le motif architectural au centre de la façade. Les différents motifs sont en pierre apparente.
Le seul vestige qui pourrait subsister de l'église médiévale est un chrisme datant du XIIe siècle, supposé provenir d'un sanctuaire d'époque romane et actuellement remployé dans le contrefort droit de la façade. Le clocher semble pouvoir être daté du milieu du XVIe siècle, au moins pour ses parties basses. En effet, une inscription gravée sur le mur nord de ce dernier indique "LAMYCXLV/FOC FONDAT LA/PNT PENA ENBAU" que l'on peut traduire : l'an 1541 fut fondé le présent clocher-mur et son porche. Divers éléments lapidaires en remploi dans l'édifice attestent d'une campagne de construction à l'époque moderne. Marie Azam, dans son ouvrage sur Seix, précise que les consuls "ont eu à réparer presque de neuf le grand pont qui est situé sur la rivière du Salat... et faire au bout du dict pont un grand clocher servant de défense qui aurait cousté plus de deux mille livres". Dans un document d'archives, les consuls datent ce dernier de 1643 L'église est, dans son état actuel, un édifice du milieu du XVIIIe siècle et une inscription peinte sur le côté gauche du choeur rappelle la consécration du nouveau sanctuaire le 29 août 1762 par Monseigneur de Vercel. Les importants travaux engagés à la fin du XIXe siècle donnent à l'église sa physionomie actuelle, en particulier pour le clocher. La municipalité tire argument du très mauvais état de la couverture et de la charpente "construite en 1755", pour justifier les travaux envisagés. La charpente, très abîmée, repose directement sur la voûte du choeur et représente donc un danger d'effondrement. La surélévation proposée du toit entraînant l'occultation partielle des cloches abritées par le clocher, il est convenu d'exhausser aussi le clocher qui, "est déjà trop bas par rapport au faîte de l'église". Au cours des années 1890, ce projet fait l'objet d'un échange de lettres entre la municipalité, la sous-préfecture de Saint-Girons, la préfecture de l'Ariège et le ministère chargé des cultes, très réticent vis-à-vis de la surélévation du clocher. Il estime le dessin inutilement compliqué et pense que la trop grande hauteur pourrait être dangereuse. Le ministère préconise alors une simple restauration du clocher ancien. La municipalité ne semble pas sensible à ces arguments et en 1893, le maire annonce au sous-préfet que les travaux ont commencé en mars. Ils sont confiés l'année suivant à l'architecte communal de Saint-Girons, Régis Broué. Réputée "d'influence coloniale espagnole", la façade de l'église est protégée au titre des monuments historiques en avril 1965. Une extension de protection à l'ensemble de l'édifice est proposée en 2012.

Périodes de construction :
2e moitié XVIIIe siècle

Propriété de la commune