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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
2 rue du Bal
12000 Rodez - France
Code Insee de la commune : 12202
Aveyron [12] - Rodez - Midi Pyrénées (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
2 Rue du Bal 12000 Rodez
Eléments protégés :
Façade et toiture : inscription par arrêté du 17 avril 1950
Description :
La propriété adopte un plan allongé, s'étendant de l'angle de la rue du Bal à la rue du Court-Comtal, où elle a son entrée. L'emprise au sol de la propriété était la même pour l'édifice médiéval, comme le montre la vue figurée du Bourg de 1495, qui la désigne comme la maison de Barthélemy Gauchoz. Les livres d'estimes de 1450 et de 1497 permettent d'établir une correspondance entre l'élévation de l'édifice et ce plan, révélant deux corps de bâti aux fonctions bien différentes : un corps de logis avec trois ouvroirs, et une étable. Ce partage de la demeure explique que seule la façade du côté de la rue du Bal, correspondant au corps de logis, soit distinguée par un décor d'architecture. Le logis se compose en 1450 et 1497, d'une chambre et d'une salle au premier étage, d'une seule salle au second étage. Les deux souches de cheminée encore en place au début du XXe siècle, confirment cette distribution puisqu'elles supposent deux pièces de vie domestique contiguës. Deux chambres sont enfin situées par les livres d'estimes en 1450 et en 1497, au-dessus de l'étable. Les galeries, également mentionnées dans ces textes, devaient se trouver côté cour et permettre de passer d'un corps de logis à l'autre au niveau des étages. Le corps de logis se distingue côté rue par une façade au décor d'architecture caractéristique du dernier gothique. Au rez-de-chaussée, les anciens ouvroirs ont laissé place, au début du XXe siècle, aux devantures de la " Pharmacie moderne ", puis à des vitrines contemporaines. Il reste néanmoins les contrefiches qui soutiennent la structure en pan de bois et en encorbellement des étages. Deux cordons d'appuis soulignent les fenêtres des étages, des cordons plus fins marquent le second plein de travée, juste au-dessus des arcs qui couronnent les fenêtres du premier étage. Les fenêtres des étages sont d'anciennes fenêtres à croisées dont les traverses et les croisillons ont été supprimés. Leurs encadrements se composent de deux gorges, séparées par des tores croisés à l'intérieur et des réglets à l'extérieur. Les fenêtres du second étage sont surmontées d'un larmier comme on en trouve sur d'autres maisons contemporaines (n° 2 et 4 rue d'Armagnac, place du Bourg, mais aussi dans la Cité dans la maison dite de Benoît.). Les fenêtres du premier étage se distinguent par un décor enrichi de formes flamboyantes. Des arcs en accolade, légèrement surélevés, couronnent chacune des fenêtres, flanqués de pinacles. Une porte à bossage a pris la place de l'ancienne porte rue du Court-Comtal. Elle s'ouvre sur un grand escalier rampe sur rampe, l'ensemble devant dater du rassemblement de l'étable et du corps de logis au tournant des19e et XXe siècles. Deux éléments mobiliers : un porte-chapeaux-porte-parapluies, sur le premier palier et un grand miroir, sur le second, semblent également dater de cette période, lors de laquelle le pharmacien Trouillet fit de l'édifice sa demeure et son officine.
Historique :
Le rez-de-chaussée maçonné est surmonté de pans de bois. Les meneaux des fenêtres ont été retirés.
L'édifice situé au n° 2 rue du Court-Comtal tient son appellation courante du pharmacien Trouillet qui en fit sa demeure et son officine au début du XXe siècle. Les formes architecturales et le décor de sa façade principale, rue du Bal, témoignent de son édification dans la seconde moitié du XVe siècle. L'édifice appartenait alors à la famille Goch, Bertholome d'abord en 1450, puis Bertholome son fils, probablement, en 1497. Nous ne disposons pas d'éléments biographiques pour ces personnages, mais à l'instar d'autres propriétaires du Bourg de Rodez, tels les Daulhou, les Masnau ou les Maynard, propriétaires de grandes demeures avec ouvroirs, vers la place de l'Olmet, on peut penser que les Goch étaient d'importants marchands, suffisamment en tout cas pour que le dessinateur de la " vueue du bourg " de 1495, les mentionnent sur sa représentation. La porte à bossage néo-classique de la rue du Cour-Comtal et le grand escalier rampe sur rampe sur laquelle elle s'ouvre, constituent le point principal de la transformation de l'hôtel médiéval en immeuble à l'époque contemporaine. En 1810, la propriété est la maison du marchand Siméon Boyer. Mais ce n'est semble-t-il qu'à la fin du XIXe siècle, que la propriété devenue celle du pharmacien Trouillet, est réaménagée. Les éléments mobiliers de la cage d'escalier semblent dater également du dernier quart de ce siècle.
Périodes de construction :
XVIe siècle
Propriété privée