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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
12850 Sainte-Radegonde - France
Code Insee de la commune : 12241
Aveyron [12] - Rodez - Midi Pyrénées (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
7 Rue Adrien Vezinhet 12850 Sainte-Radegonde
Eléments protégés :
Façade et toiture sur rue (cad. AM 122, 123) : inscription par arrêté du 17 juillet 1978
Description :
La maison apparaît selon un plan massé plus ou moins régulier sur la parcelle 112 du cadastre actuel, mais le cadastre de 1809 nous montre une disposition différente. L'édifice ancien, considéré selon un ensemble correspondant aux parcelles 12 et 13, forme un plan allongé d'orientation nord-sud. Les traces visibles dans l'élévation orientale présentent une certaine cohérence avec les éléments d'architecture et d'ornement témoignant, sur l'élévation sud, d'une édification aux 15e-XVIe siècles. Les pierres de grès, au centre de l'élévation orientale actuelle, sont les vestiges d'un chaînage d'angle, celui de l'angle nord-est de l'ancien édifice, correspondant alors seulement à la parcelle 12 du cadastre du XIXe siècle et donc à un édifice de plan massé, proche d'une tour carrée. Le grès rouge est donc réservé aux éléments architecturaux de type supports et baies, ainsi qu'au décor, ceux-ci ne caractérisant aujourd'hui que l'élévation sud, dans des formes gothiques. La porte du rez-de-chaussée est ainsi composée d'un encadrement en quart de rond reposant sur de larges bases. Elle est couverte par un arc déprimé surmonté d'un larmier, les deux se mêlant par un jeu de moulures croisées, ici des tores. Un écu posé en agrafe, lisse aujourd'hui, devait porter les armes de l'ancien propriétaire. Le reste des éléments architecturaux et du décor est organisé sur une sorte de façade en avancée sur la rue, au niveau des étages, reposant sur un cordon, soutenu par des corbeaux unis entre eux par de petits arcs en accolade. Au niveau de l'étage, un second cordon, séparé du précédent par un plein de travée et orné du même profil de moulure en doucine, portent trois fenêtres. A l'ouest, deux fenêtres à croisées se présentent comme des baies géminées. Elles sont unies à la demi-croisée à l'extrémité est de l'élévation, par les larmiers qui les surmontent, formant un cordon régnant. Les encadrements des fenêtres sont ornés de tores particulièrement développéés. Reposant sur des bases prismatiques, ils s'entrecroisent selon le motif également mis en oeuvre pour la porte du rez-de-chaussée. Largement remanié, les intérieurs n'ont conservé ni la distribution, ni les aménagements mobiliers de l'édifice du tournant des 15e et 16 siècle.
Historique :
L'importance du village, l'aspect fortifié de l'église s'explique par le fait qu'il servait de refuge au cas d'alerte aux paysans alentour. En temps de paix, c'est une ville marché. Au XVIIIe siècle, le notaire Royals s'installe à Sainte-Radegonde dans cette maison Renaissance. La façade en est le seul élément intéressant. Sans doute raccourcie, elle comporte un étage séparé du rez-de-chaussée par une épaisse corniche de grès, ornée de modillons sculptés à têtes humaines ou animales. Au premier étage, au-dessus de la corniche, prononçant un léger encorbellement, une double fenêtre à croisillons et une fenêtre à traverse simple, s'appuient sur un bandeau continu. Ces fenêtres sont moulurées dans la tradition gothique.
Le décor dont bénéficie cette maison situe son édification, du moins sa mise au goût du jour, à la fin du XVe siècle, voire au début du siècle suivant. Au tout début du XIXe siècle, ll est partagée en deux propriétés, comme en témoigne le cadastre dit napoléonien. La maison appartenait alors à la famille Yence, qui était entré en sa possession à la fin du XVIIe siècle, peut-être par l'alliance de Guillaume Yence père avec Johanne Bertrand, originaire du village de Sainte-Radegonde (voir à ce sujet l'ouvrage de Durand). Cette famille de notaires installa vraisemblablement son étude dans cette maison sur le tour de ville, et c'est peut-être là la cause du partage d'un édifice antérieur en deux propriétés distinctes.
Périodes de construction :
XVIe siècle
Propriété privée