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Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
31100 Toulouse - France
Code Insee de la commune : 31555
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
2 Impasse de la Préfecture 31000 Toulouse
Eléments protégés :
La cathédrale : classement par liste de 1862
Description :
Le groupe cathédral comprend la cathédrale proprement dite, la chapelle Sainte-Anne, un corps de bâtiment abritant un logement et un bâtiment le long de la rue Sainte-Anne. Les bâtiments s'organisent autour d'une cour où se trouvait à l'origine le cloître. La cathédrale de Toulouse surprend par son aspect peu homogène, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur : en effet, le choeur a été construit sans prendre en compte la nef qui devait être détruite. Saint-Etienne est un édifice orienté construit essentiellement en brique. Certains éléments structurels, notamment les chaînages d'angles, le couvrement ainsi que les portails ouest (côté place) et nord (côté square) sont en pierre de taille. Elle est de plan allongée et se compose d'une nef raccordée par un semblant de transept à un choeur deux fois plus large. La nef se divise en trois travées de largeur inégale. Les ogives massives prennent appui sur des chapiteaux sculptés et les arcs doubleaux sont épaulés par des contreforts. Dans l'axe de la nef, un imposant pilier indique le départ d'un transept quasi inexistant. Le choeur, très développé, est divisé en cinq travées et se termine par une abside polygonale à cinq pans. Le voûtement d'ogives est contrebuté par des arcs-boutants. Un déambulatoire dessert seize chapelles polygonales rayonnantes. Le triforium est rythmé par des colonnettes. Côté place, la façade est tout aussi hybride : un double portail curieusement décentré est couronné par une rose en partie dissimulée et le tout est écrasé par un imposant clocher-donjon. Séparée par la cour, la chapelle Sainte-Anne présente une architecture néoclassique.
Historique :
La cathédrale Saint-Etienne résulte de plusieurs campagnes de construction qui s'étendent du XIe au XXe siècle. Un premier édifice roman est édifié à l'initiative de l'évêque Isarn, qui entreprend de réformer le chapitre de son église à partir de 1073. On estime qu'il mesurait 20 mètres de large sur 85 mètres de long. Des vestiges de ce bâtiment sont conservés au niveau du mur sud du choeur et des murs nord et sud de la nef actuelle. Au début du XIIIe siècle la cathédrale est rebâtie sur les fondations de l'ancienne : elle est large de 19 mètres et haute de 20 mètres. Seule la nef est conservée. Elle est considérée comme le premier exemple du gothique méridional, qui trouvera son développement notamment dans l'église des Jacobins. Un demi-siècle plus tard, l'évêque Bertrand de l'Isle Jourdain accède au trône épiscopal. Il projette de faire élever une cathédrale nouvelle qui rivaliserait avec les grands édifices gothiques du nord de la France. Le plan de l'édifice conçu est très proche de la cathédrale de Narbonne, commencée peu avant avec des objectifs similaires. En 1272, la construction du chevet est commencée. Les travaux s'arrêtent à la hauteur du triforium du choeur. Il faut attendre le XVe siècle pour que de nouveaux embellissements soient entrepris. L'archevêque Pierre du Moulin fait remanier le portail de la façade occidentale, sous la rose. Au milieu du XVe siècle, Bernard de Rousergue raccorde le choeur à la nef et fait construire deux nouvelles chapelles. En 1518, la grande sacristie est édifiée au nord-est du choeur par le maître d'oeuvre Jean Clari. Au début du XVIe siècle, le cardinal Jean d'Orléans fait élever un pilier monumental probablement en vue de la construction d'un transept, qui ne sera finalement pas construit. Une chapelle du choeur ainsi que le clocher datent également de son épiscopat. En 1609, un incendie détruit la toiture du choeur de la cathédrale, qui n'était encore qu'une charpente provisoire, et une partie du mobilier. Des travaux de réfections sont entrepris sous la direction de l'architecte Pierre Levesville, qui fait élever à la hâte les voûtes d'ogives et leurs arcs-boutants. Plusieurs projets de reconstruction visant à harmoniser le choeur et la nef se succèdent jusqu'au XXe siècle. C'est finalement celui de l'architecte en chef des Monuments Historiques, Saint-Anne de Louzier, qui sera adopté en 1911. Les travaux prévoient de doubler la nef par la construction d'un bas-côté et de construire un portail monumental sur la façade nord. Finalement, seule la seconde partie du projet sera réalisée. Au sud de la cathédrale se trouvaient le cloître détruit à la Révolution et l'église Saint-Jacques, détruite et remplacée après 1811 par la chapelle Sainte-Anne. Construite sans doute au IXe siècle, l'église Saint-Jacques faisait partie du groupe épiscopal avec Saint-Etienne. Elle abandonne peu à peu ses fonctions liturgiques au profit de Saint-Etienne et devient le siège des confréries Saint-Jacques et Sainte-Anne. Le prolongement de la rue Sainte-Anne en 1811 entraîne sa destruction et la construction à son emplacement de la chapelle Sainte-Anne, du nom de la confrérie qu'elle accueillait. D'après Jules Chalande, elle n'est achevée qu'après 1830. Les corps de bâtiments accolés à la cathédrale et ouvrant sur l'impasse de la Préfecture abritent un logement et l'escalier de la bibliothèque du clergé construite à la demande de l'archevêque Loménie de Brienne en 1775 (inscription gravée dans la cage d'escalier) par l'architecte Jean-Arnaud Raymond. Sur la rue Sainte-Anne, un long bâtiment a été construit après 1830 et récemment remanié.
Périodes de construction :
XIIe siècle, XVIIe siècle
Propriété de l'État