Modifier la localisation Couvent des Carmes Déchaussées à Toulouse

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Monument Historique Couvent des Carmes Déchaussées situé à Toulouse

Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
33, 35 allées Jules-Guesde
31100 Toulouse - France

Code Insee de la commune : 31555
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
45 Allée Jules Guesde 31000 Toulouse

Eléments protégés :
Eglise Saint-Exupère (ancienne chapelle du couvent) (cad. AB 6) : classement par arrêté du 3 mai 1974 ; Façades et toitures sur cour des galeries subsistantes de l'ancien cloître (cad. AB 5) : inscription par arrêté du 3 mai 1974

Description :
Les bâtiments du muséum s'articulent entre une partie ancienne en brique et une nouvelle en verre et métal. La première est composée sur trois côtés des galeries de l'ancien cloître, ouvertes par des arcades en rez-de-chaussée et des baies rectangulaires aux étages. Elle est actuellement couverte par une verrière permettant d'abriter l'accueil du muséum. La seconde partie s'appuie sur les murs de l'ancien cloître, longe la rue Lamarck et présente une longue façade courbe recouverte de panneaux de verre sur lesquels miroitent les belles frondaisons du jardin des plantes. Cet espace reçoit les expositions regroupées sur deux plateaux de plan libre.

Historique :
Couvent construit au début du XVIIe siècle. La première messe y est célébrée en 1623. En 1806, l'église devient paroissiale et est légèrement transformée pour être adaptée à sa nouvelle fonction. Le sanctuaire fut agrandi de la sacristie. Cette dernière fut installée d'abord dans une salle derrière le sanctuaire puis, quand cette salle fut prise pour l'installation de l'orangerie du jardin des plantes, la sacristie occupa l'ancienne chapelle de l'Enfant Jésus. En 1820, couvent et cloître devinrent école de médecine puis, en 1861, museum d'histoire naturelle. Le plan présente une nef unique pourvue de chapelles latérales et un chevet plat. La nouveauté réside dans le décor où la peinture joue un rôle important. Sous le choeur, une crypte en briques voûtée en anse de panier présente un mur nord percé de quatorze niches sur deux niveaux. Trois galeries de l'ancien cloître subsistent. Une fausse galerie a été construite au nord.
En 1796, les collections de l'ancienne Académie des sciences sont installées dans l'ancien couvent des Carmes déchaussés et le jardin botanique dans l'enclos du couvent. Ce cabinet d'histoire naturelle sert à l'enseignement des sciences naturelles. L'Ecole de médecine et le muséum sont installés dans l'ancien couvent des Carmes. Ces deux institutions se confondent d'ailleurs juridiquement jusqu'en 1870. L'importance des collections scientifiques va en s'accroissant entraînant le début d'une véritable conquête de l'espace. En 1863 une partie du couvent des Carmes est aménagée pour accueillir l'ensemble des collections. La même année, André Denat dresse un projet pour l'établissement d'une grande salle dans le bâtiment. Sous le nom de Muséum d'histoire naturelle, l'établissement ouvre ses portes au public en juillet 1865. Noulet en prend la direction en 1872. L'action de ce nouveau directeur conjuguée au déménagement progressif de l'Ecole de médecine transformée en université en 1878 amène le Muséum à occuper tout le premier étage et à s'étendre au second. Cette entreprise d'extension est compromise par l'installation provisoire au rez-de-chaussée de l'Institut de puériculture par la municipalité en 1924. Joseph Thillet édifie un amphithéâtre de près de cinq cent places pour les conférences du musée (Hopman. p. 75). Le peintre Hector d'Espouy le décore d'une peinture murale représentant une vue de Toulouse (Toulouse 1920-1940..., p.182 ; Astre, p. 140, 141). Au lendemain de la seconde guerre mondiale, une campagne de restauration s'avère urgente. En 1960, la municipalité décide d'installer un théâtre à la place de l'amphithéâtre du Muséum. La découverte de faiblesses au niveau du bâtiment entraîne la fermeture du musée en 1997. Après une totale métamorphose, il se dévoile à l'ensemble du public en janvier 2008. Les travaux, menés par l'architecte Jean-Paul Viguier, se portent sur la réhabilitation et la restauration des bâtiments conventuels, la construction d'une nouvelle aile et l'aménagement du jardin botanique. Ces trois espaces sont liés par la partie moderne. Le cloître est transformé en atrium et fermé côté théâtre par un mur en partie végétal. Les collections d'une exceptionnelle richesse du muséum sont ainsi mises en valeur par ce projet qui a permis de doubler la superficie du bâtiment et qui a réussi le pari architectural d'allier parfaitement ancien et contemporain, espace bâti et espace végétal.

Périodes de construction :
XVIIe siècle, XIXe siècle

Architecte ou maître d'oeuvre :
Sansonnet Didier (maître de l'oeuvre)

Propriété de la commune