Modifier la localisation Gare de Toulouse-Matabiau à Toulouse

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Monument Historique Gare de Toulouse-Matabiau situé à Toulouse

Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
31100 Toulouse - France

Code Insee de la commune : 31555
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
62 Boulevard Pierre Semard 31500 Toulouse

Eléments protégés :
Gare (cad. AB 59) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984

Description :
La gare se compose de deux corps de bâtiment contigus disposés le long du boulevard face au canal du Midi. Le premier bâtiment, le plus ancien, est de plan rectangulaire. Il se développe sur trois niveaux (rez-de-chaussée, entresol et étage de comble) et dix travées. Son élévation est symétrique. Sa façade principale, ouverte par de grandes arcades en plein-cintre, se distingue par son avant corps central. Le second corps, de plan en U, possède quinze travées et deux ailes en retour. De grandes arcades segmentaires animent sa façade. L'ensemble des façades est en pierre. Les bâtiments sont couverts d'un toit à longs pans brisés en ardoise. Deux halles métalliques couvrent les voies à l'arrière des bâtiments d'accueil des passagers.

Historique :
La première gare de Toulouse date de 1856. De cette époque ne subsiste pratiquement rien. La gare actuelle est construite de 1903 à 1905 pour la Compagnie du Midi sur la ligne de Bordeaux à Sète. Elle a été remaniée en 1983.
La construction de la gare Matabiau est liée à la création, dans les années 1850, de la ligne reliant Bordeaux à Sète par la Compagnie des chemins de fer du Midi de la France. Cette ligne relie l'Océan Atlantique à la mer Méditerranée tout comme l'avait fait quelques temps plus tôt le canal du Midi. Plusieurs projets d'emplacement pour la gare sont étudiés dans le quartier Saint-Etienne, sur le boulevard d'Arcole et dans le quartier Matabiau. Bien que le conseil municipal préfère la situation du boulevard d'Arcole, la Compagnie porte son choix sur le secteur Matabiau. Toutefois, ils s'accordent pour édifier la nouvelle gare, près de l'école vétérinaire. Ce choix implique des travaux pour la municipalité. En effet, une avenue reliant le Capitole à la gare doit être percée (rue Bayard). Des travaux d'aménagements des abords de la gare et la construction d'un nouveau pont traversant le canal sont également lancés. Le plan de l'emplacement de la gare est réalisé en 1855 par Saller, ingénieur en chef de la Ville (A.M.T. 64Fi10797). Ce bâtiment y est construit dans un style néoclassique par un architecte nommé par la Compagnie des Chemins de fer. Il est inauguré le 31 août 1856 et lors de la cérémonie, les locomotives sont bénites par Mgr Miolland. Une seconde inauguration se déroule un an plus tard, le 2 avril 1857, lors de l'achèvement de la voie ferrée reliant Bordeaux à Sète. Les quatre voies de cette gare sont couvertes par une vaste marquise en 1863-1864. Pour faire face à l'augmentation du trafic, une extension des bâtiments est en projet dès 1899. Les travaux d'agrandissement de style haussmannien sont achevés en 1906 (A.M.T. 64Fi9328 ; 64Fi9333 ; 64Fi9334). Les travaux sont à la charge de la Compagnie des Chemins de fer qui nomme Marius Toudoire à la réalisation. Cet architecte est connu pour avoir conçu la gare de Lyon à Paris et la gare Saint-Jean à Bordeaux. L'horloge est installée peu après ainsi que les écussons de villes qui ornent les façades. Y figurent les ville de Tarbes, Bédarieux, Bayonne, Montauban, Saint-Girons et Mont-de-Marsan sur l'aile gauche ; Auch, Pau, Bordeaux, Toulouse, Lodève, Albi, Carcassonne, Béziers, Sète et Perpignan au centre et enfin sur l'aile droite les écussons de Montpellier, Rodez, Castelnaudary, Narbonne, Mende et Foix. Les bâtiments ont subi des transformations dans la seconde moitié du XXe siècle, les toitures sont refaites en 1965, la façade est ravalée en 1980 et l'ensemble des bâtiments et du dispositif est modernisé.

Périodes de construction :
1er quart XXe siècle

Propriété d'un établissement public de l'État