Modifier la localisation Maison en terre cuite de Virebent à Toulouse

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Monument Historique Maison en terre cuite de Virebent situé à Toulouse

Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
28 rue des Marchands
31100 Toulouse - France

Code Insee de la commune : 31555
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
28 Rue des Marchands 31000 Toulouse

Eléments protégés :
Façade et toiture sur rue (cad. AB 62) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975 ; Façades sur cour ; escalier ; pièces décorées du premier étage (cad. AB 62) : inscription par arrêté du 26 octobre 1992

Description :
L'immeuble possède trois ailes en U organisées autour d'une cour. Les élévations attirent l'oil par la richesse de leur décor architectural mis en valeur par un jeu de polychromie. La façade sur rue est divisée en six travées et s'élève sur trois registres rythmés par des frises et des corniches supportant des balcons de fer forgé, excepté au niveau de l'attique. Elle présente un décor de bossage accentué par l'alternance de la brique et d'un badigeon blanc. Le premier niveau, composé du rez-de-chaussée et d'un entresol, est rythmé par trois grandes arcades plein-cintre séparées par des pilastres. L'étage noble est orné de douze cariatides déhanchées alternativement. Le deuxième étage possède un décor de colonnes cannelées aux chapiteaux corinthiens. L'étage attique est plus sobrement orné. Les façades sur cour possèdent de nombreuses ouvertures séparées par des pilastres. Des balcons courent sur toute la largeur de l'aile est. Le décor architectural, recouvert d'un badigeon blanc, est très présent (colonnes, frises, corniches, balustres, dessus de porte,.). L'élément principal de la cour est l'escalier, installé en fond de cour. Demi hors-ouvre, il est tournant et coiffé d'une coupole. Un décor de quatre supports (colonnes au rez-de-chaussée et au premier, pilastres aux étages supérieurs) est répété à chaque niveau. La cage d'escalier est ovale. Des statues ornaient autrefois les niches.

Historique :
Au début du XIXe siècle, Virebent, architecte de la ville, introduit à Toulouse un nouveau style en enrayant le style néo-classique par des formules éclectiques, fantaisistes, empruntant leur vocabulaire décoratif aux façades de la Renaissance ou du XVIIe siècle. Son originalité est d'avoir renoué avec une des plus anciennes traditions locales : la terre cuite. Ce type de décor et d'architecture connut une large diffusion dans la région toulousaine grâce à la production quasi industrielle pour l'époque des éléments décoratifs de terre cuite provenant d'une briquetterie que la famille Virebent possédait à Launaguet. £La façade de cette maison se divise en trois registres rythmés par des frises et des corniches supportant des balcons en fer forgé, sauf au niveau de l'attique. Le rez-de-chaussée est percé de trois portes surmontées d'arcatures en plein cintre. Le dessin des briques forme des bossages continus, animé par l'alternance de deux tons de couleurs. Le même thème est repris aux registres supérieurs. Au premier, les fenêtres sont chacunes flanquées de deux cariatides sur des socles cylindriques, tandis qu'au deuxième des colonnes cannelées à chapitau corinthien remplacent les figures.
L'édification de l'immeuble aux cariatides résulte à la fois de la politique d'alignements des rues toulousaines menée par la ville et du succès des décors en terre cuite produits en série : en cela, il est caractéristique de l'architecture toulousaine de la 1e moitié du XIXe siècle. Sa construction à la fin des années 1830 est due à l'élargissement de la rue des Marchands, évoquée par le Journal de Toulouse en 1834. L'immeuble est conçu par Auguste Virebent, le gendre du propriétaire Bertrand Miégeville. L'architecte créé un décor éclectique et exubérant produit par sa fabrique d'ornements en terre cuite. En plus des colonnes, pilastres, frises et corniches, le premier étage est orné de douze cariatides inspirées de celles de Jean Goujon à la tribune du Louvre. Les moulures des arcs et des corniches ont été produites grâce à un procédé mécanique. La composition de l'immeuble est quant à elle assez courante : les grandes arcades du rez-de-chaussée sont divisées en deux niveaux de boutiques, au dessus desquels s'élèvent deux étages nobles et un étage attique. L'immeuble a été restauré en 2006.

Périodes de construction :
2e quart XIXe siècle

Architecte ou maître d'oeuvre :
Virebent (maître de l'oeuvre)

Propriété privée