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Monument Historique Moulin des Amidonniers situé à Toulouse

Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
37 rue des Amidonniers
31100 Toulouse - France

Code Insee de la commune : 31555
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
37 Rue des Amidonniers 31000 Toulouse

Eléments protégés :
Façades et toitures (cad. AD 425, 426) : inscription par arrêté du 6 février 1991

Description :
L'ancien moulin des Amidonniers est un bâtiment rectangulaire comportant trois niveaux en élévation, coiffé d'un toit débordant à deux pentes. Les façades longitudinales nord et sud ainsi que les murs pignons sont ajourés de percements nombreux et réguliers. Son architecture est sobre, de type fonctionnelle, sans aucune recherche d'ornementation. Elle fait appel aux matériaux locaux (briques et tuiles essentiellement) et à une mise en oeuvre traditionnelle. Construit tout en bordure du canalet, ses fondations plongeaient autrefois dans l'eau comme en témoignent les orifices d'entrée et de sortie de l'eau de l'ancienne salle des meules (angle sud-est). A l'intérieur, les occupations successives qui ont remplacé l'activité industrielle ont largement modifié les espaces en cloisonnant les différents étages. L'ancienne salle des meules, une vaste pièce située en contrebas à l'angle sud-est comporte deux grands arceaux de brique. Eczet Claire (Service régional des Monuments Historiques, DRAC Midi-Pyrénées).

Historique :
Rétablie en 1798 sur les bases d'un moulin à papier victime d'une crue en 1790, l'ancienne filature hydraulique de coton de François Plohais fut équipée d'une grande roue à aubes. L'ensemble fut acquis en 1833 par Edmond de Planet qui y installa des machines anglaises. Après un développement qu'interrompit un incendie en 1854, l'usine, dont les terrains avait été concédés gratuitement par la ville, fut mise à la disposition d'utilisateurs variés : manufacture de bleu de pastel, dite Indigoterie impériale, fabrique de blanchiment de toiles, fonderie et teinturerie. En 1872, de Planet produisait des machines agricoles, à côté d'une fabrique de produits de gluten et d'amidon et d'un atelier de construction de machines à vapeur et de fonderie. De 1891 à 1922, des fabricants de pâtes alimentaires, Péchégut et Myquel, occupèrent l'édifice, finalement donné aux soeurs des Missions Etrangères, avant de dépendre d'une paroisse. Le bâtiment qui subsiste correspond à celui du XVIIIe siècle, comme en témoignent la forme des portes et des fenêtres ou le large avant-toit. La distribution intérieure a été modifiée et le niveau surélevé. L'édifice est un témoignage typique de la fonction omnibus du moteur hydraulique en milieu urbain.
Le 21 décembre 1788, Louis Lorié, marchand papetier, inféode à la ville un terrain situé en bordure du canal de fuite du moulin du Bazacle. Il y fait édifier un moulin à papier dont la construction est inachevée lorsqu'une crue le détruit en juin 1790 (A. D. Haute-Garonne : 3 E 19338, f° 90-96). Son rétablissement est entrepris l'année suivante avec l'aide financière de la municipalité. François Plohais l'achète en 1797 et établit à côté une filature de coton l'année suivante. Edmond de Planet acquiert l'ensemble en 1833 et fait venir des machines d'Angleterre, de Manchester, de Glasgow et de Stockport. Sa filature connaît un développement considérable. Après un incendie intervenu en 1854, E. de Planet reconstruit son usine. Plusieurs établissements s'y succèdent, une manufacture de bleu de Pastel, dite Indigoterie impériale, une fabrique de blanchiment de toiles, une fonderie, une teinturerie... En 1872 E. de Planet y construit des machines agricoles. A ses côtés, se trouvent une fabrique de produits de gluten et d'amidon et un atelier de construction de machines à vapeur et de fonderie. De 1891 à 1922 des fabricants de pâtes alimentaires, Péchégut et Myquel, occupent l'édifice qui est ensuite donné aux soeurs des Missions Etrangères (Soeurs de Saint Paul). Une paroisse est créée en 1964 et accueille l'église Saint-Paul. Le bâtiment qui subsiste correspond vraisemblablement à celui bâti par F. Plohais à la fin du XVIIIe siècle, comme en témoignent la forme des portes et fenêtres, les appuis de fenêtres et l'avant-toit très débordant. A l'intérieur, la distribution a été largement modifiée et le niveau du sol surélevé d'au moins un mètre. Cet ancien moulin est l'un des rares témoignages d'une activité industrielle qui s'est développée dès les années 1780, en bordure du canalet grâce à la ville qui, propriétaire des terrains, les a concédés gratuitement aux industriels.

Périodes de construction :
4e quart XVIIIe siècle

Propriété d'une association