Modifier la localisation Eglise Saint-Geniès à Aynac

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Monument Historique Eglise Saint-Geniès situé à Aynac

Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
46120 Aynac - France

Code Insee de la commune : 46012
Lot [46] - Cahors - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5062 Route de Leyme 46120 Aynac

Eléments protégés :
Eglise : classement par arrêté du 22 octobre 1913

Description :
Le chevet, bâti en bel appareil de grès, se compose d'une abside précédée d'une travée droite à laquelle sont accolées deux chapelles, dont la partie semi-circulaire est également précédée d'une partie droite. Les trois fenêtres de l'abside prennent place entre les contreforts qui montent jusqu'à la corniche. Elles sont à ressaut et tore retombant par l'intermédiaire de chapiteaux en forme de bague, sans tailloir, sur des colonnettes de même section ; leurs archivoltes à billettes se prolongent en cordon, y compris sur les contreforts. Les mêmes formes ont été utilisées à l'intérieur pour les fenêtres et les passages qui mettent en communication les chapelles latérales et le choeur. Dans l'élévation sud de la travée droite de la chapelle sud, la fenêtre est remplacée par un oculus à ressaut. Le couvrement des travées droites du choeur et de la chapelle sud est en berceau brisé, mais si l'arc doubleau de l'abside est de section rectangulaire, celui de la chapelle sud est en revanche un tore épais. L'importance des piles de la croisée du transept et le renforcement des arcs s'expliquent par la présence du clocher ; quant à la voûte d'ogives, à clef annulaire qui la couvre, ses voûtains en brique indiquent qu'il s'agit d'une fausse voûte, sans doute du XIXe siècle. Le bras sud du transept conserve une porte à arc brisé dont l'arrière-voussure est en tas de charge, sans qu'il soit possible de dire s'il s'agit de l'état d'origine ou d'un aménagement plus tardif. Le décor sculpté, réparti sur les chapiteaux et les bases, est relativement homogène dans le choeur, les chapelles latérales et le pilier nord-ouest de la croisée où règnent en outre les cordons à billettes ou à damier. Des chapiteaux et tailloirs très différents apparaissent en revanche dans le pilier sud-ouest de la croisée, confortant l'hypothèse de deux phases de construction.

Historique :
La partie antérieure de l'église a été reconstruite à la fin du XIXe siècle. Le choeur et le transept paraissent dater de la fin du XIIe siècle.
La première mention sûre de la paroisse n'est sans doute pas antérieure à 932 : à cette date, Aynac est le chef-lieu d'une vicairie et le comte de Rouergue et de Quercy, Raymond, recommande alors à l'un de ses vicomtes, Frotard, d'en faire don à l'abbaye de Beaulieu. Au XIe siècle, peut-être vers 1090, l'église est "restituée" par Hugues de Fayt au chapitre de la cathédrale de Cahors, et devient un prieuré, non conventuel, à la collation du chapitre, dont un chanoine est prieur d'Aynac. Aucun document ne renseigne la construction de l'édifice ou des travaux ultérieurs avant 1785, quand de grosses réparations sont effectuées à la suite de l'écroulement d'une partie des voûtes (Charrier, 2007, p. 49-50). En 1882, la nef est entièrement reconstruite en style néo-roman (Clary, 1986), avec une fausse-voûte en brique qui sera déposée en 1998, et le clocher est "surhaussé" (ou reconstruit ?). La voûte du bras nord du transept qui s'écroule en 1964 est refaite l'année suivante. Si le chevet et le transept appartiennent dans leur ensemble à l'édifice roman, l'analyse archéologique (Charrier, 2007) montre que c'est toute l'élévation nord de l'absidiole nord et du bras du transept qui a été reconstruite à la fin du XVIIIe siècle, et que l'angle sud-ouest du bras sud l'a été en 1882. Le décor sculpté et les formes architecturales pourraient inviter à placer le chevet dans la seconde moitié du XIIe siècle, plutôt que le premier quart, comme cela a pu être proposé (Charrier, 2007), le chantier ne s'achevant peut-être, avec le transept, qu'au début du XIIIe siècle.

Périodes de construction :
XIIe siècle

Propriété de la commune