Modifier la localisation Château de la Grézette à Caillac

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Monument Historique Château de la Grézette situé à Caillac

Crédit photo : Mashane Kasitsyan - Sous licence Creative Commons

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
46140 Caillac - France

Code Insee de la commune : 46044
Lot [46] - Cahors - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5223 Domaine de Lagrezette 46140 Caillac

Eléments protégés :
Façades et toitures ; escalier avec son décor ; pièces suivantes avec leur décor ou éléments de décor : chapelle et salle à manger au rez-de-chaussée, cheminée sculptée de la grande salle du premier étage, décor et cheminée de la grande salle au deuxième étage ; pigeonnier (cad. B 836, 830) : classement par arrêté du 21 octobre 1982

Description :
Le château se compose d'un corps de logis principal rectangulaire, à deux étages et étage de comble, flanqué aux angles nord-est et sud-est de tours rondes, et de deux courtines (auxquelles sont aujourd'hui adossées des ailes basses) prolongées par des tours rondes, qui enferment la cour à l'ouest. A la façade sur cour est accolée une tour d'escalier polygonale, légèrement décentrée comme le plus souvent dans ce modèle de logis en vogue depuis le milieu du XVe siècle. Une chapelle, couverte d'une voûte d'ogives à nervures multiples courbes, occupe le premier niveau de la tour nord-ouest. Comme à l'hôtel du grand archidiacre à Cahors, le décor sculpté appliqué aux portes, aux fenêtres et aux cheminées allie un décor encore gothique à des ornements à l'italienne. Le pigeonnier, situé un peu à l'écart, est bâti en pan de bois sur six piles rondes en pierre.

Historique :
"Le château fut, au Moyen-Age, la résidence des Lombards et des banquiers de Cahors. Le corps de logis est flanqué de deux tours rondes à l'est, et prolongé à l'ouest par deux ailes formant une cour d'honneur dont l'entrée est marquée par deux tours. La façade principale est animée par une tour à pans coupés abritant l'escalier à vis qui dessert les pièces principales du château. Toutes les fenêtres de la façade ouest sont décorées. Au XIXe siècle, cette façade fut vraisemblablement doublée au rez-de-chaussée par une galerie basse permettant une meilleure utilisation des pièces d'habitation. L'intérieur présente, au rez-de-chaussée, les pièces d'apparat modifiées au XVIIIe siècle. Au premier étage se trouve une cheminée dont linteau et piédroits sont décorés de motifs floraux et géométriques, d'animaux et de médaillons inscrits dans une végétation luxuriante disposée en rinceau. Le linteau est orné d'une figure féminine entourée de deux chevaliers en arme avec l'inscription "Dame Honeur". Le tout est surmonté d'un motif cordé. Au rez-de-chaussée de la tour nord-ouest se trouve la chapelle, de plan octogonale. Des peintures encore visibles décorent les parois."
Pierre de Massaut, seigneur d'Anglars, dénombre en 1504 pour Anglars, et divers droits dans des paroisses voisines dont Caillac, où il possède une maison avec jardin, tenus sans seigneurie de l'évêque de Cahors (L. d'Alauzier, 1984). Lagrézette n'apparaît qu'en 1540, lors d'un dénombrement effectué par son fils Gilibert de Massaut, grand archidiacre de Cahors, décédé en 1543. Sur la voûte de la chapelle figurent, aux côtés des armes des Massaut, celles d'Aloys ou de Paul de Caretto, successivement évêques de Cahors de 1514 à 1524 et de 1524 à 1553. La similitude des décors de l'hôtel construit à Cahors pour le grand archidiacre en 1527-1528 et du château de Lagrézette et l'absence de toute référence aux châteaux d'Assier ou de Montal invitent à attribuer à Gilibert de Massaut la construction de Lagrézette : le chantier a pu être ouvert dans les années 1520. Après 1543, le château est occupé par Antoine de Massaut, un neveu de Gilibert, dont la trahison aurait facilité la prise du château épiscopal de Mercuès en 1562, et qui l'aurait vidé de ses meubles pour les porter à Lagrézette (G. Lacoste, 1886). En 1612, c'est un Bertrand de Malégat qui hommage à l'évêque pour Lagrézette, puis le château passe par alliance à Antoine de Lebrun, dont le descendant lègue le domaine en 1706 à Pierre Joseph de Belcastel. En 1774, le château est acheté par le marquis Alexandre de Malartic, dont la fille épouse en 1796 le général Jean-Jacques Ambert, ami de Murat, dont l'un des fils est deux fois député du Lot. A partir de 1859, Lagrézette change sept fois de mains jusqu'à son acquisition en 1980 par de nouveaux propriétaires qui le font alors restaurer et créent les jardins. Une étude précise serait nécessaire pour déterminer les modifications successives et les parties restaurées.

Périodes de construction :
XVe siècle, XVIe siècle, XIXe siècle

Propriété d'une société privée