Modifier la localisation Eglise et son cloître à Carennac

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Monument Historique Eglise et son cloître situé à Carennac

Crédit photo : Jochen Jahnke 13:56, 16. Nov. 2007 (CET) - Sous licence Creative Commons

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
46110 Carennac - France

Code Insee de la commune : 46058
Lot [46] - Cahors - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5119 F Carennac

Eléments protégés :
L'église (cad. AE) : classement par arrêté du 2 mai 1893 - Le cloître (cad. AE) : classement par journal officiel du 18 avril 1914

Description :
Le prieuré est construit au bord de la Dordogne. Il comprend l'église, le château des doyens, un cloître qu'entourent sur trois côtés les bâtiments conventuels, deux bâtiments dédiés à la porterie et à l'hôtellerie et des dépendances qui bordent à l'ouest une longue cour. Le cloître s'étend au sud de l'église. La galerie nord a conservé ses arcades romanes, tandis que les trois autres côtés offrent des grandes arcades brisées à réseau, en grande partie disparus, de la fin du Moyen Age. Les galeries et la salle capitulaire sont voûtées d'ogives dont les nervures à tore à listel retombent sur des culots, très mutilés mais où l'on reconnaît cependant des moines dans des attitudes diverses. A l'angle sud-ouest s'élève un escalier en vis qui desservait les galeries supérieures. Les bâtiments ouest et sud, qui conservent d'importants vestiges de l'état du XIIIe ou XIVe siècle, n'ont jamais été réellement étudiés (vestiges de fenêtre et souche de cheminée polygonale). Le vestige d'une porte pourrait correspondre à une enceinte ou un ouvrage qui aurait précédé le portail d'entrée dans la cour du prieuré.

Historique :
Eglise : XIIe siècle ; Cloître : XIIe siècle, XIIIe siècle. Cet édifice faisait partie de l'abbaye des Bénédictins. La voûte de la nef est en plein cintre, supportée par quatre gros piliers cylindriques flanqués de colonnettes qui reçoivent les retombées des arcs doubleaux s'ouvrant sur les bas-côtés. Quatre piliers rectangulaires soutiennent le clocher et deux autres sont engagés dans le mur pignon de l'église qui était autrefois surmonté d'un campanile. Le porche abrite un tympan sculpté. Le dessus du porche est occupé par les dépendances de l'ancienne abbaye. Sur le bas-côté nord de l'église sont accolées des chapelles décorées de peintures. Au-dessus se trouvent les restes d'une galerie qui devait faire partie de l'abbaye. Sur le collatéral sud se trouve un cloître mi roman, mi gothique, desservi par un escalier Renaissance.
Carennac apparaît pour la première fois dans la documentation avec une charte du cartulaire de Beaulieu, datée de 932, par laquelle Frotard, vicomte de Cahors, et sa femme donnent à l'abbaye l'église Saint-Saturnin, située dans le bourg. Un siècle plus tard cependant, l'église Saint-Saturnin de Carennac appartient à l'évêque de Cahors Bernard et à son frère, qui en font don, probablement en 1047 ou 1048, à l'abbaye de Cluny. L'existence du prieuré dédié à saint Pierre est attestée dès la seconde moitié du XIe siècle. Sa fondation s'accompagne de très nombreuses donations, qui se poursuivent au siècle suivant et le mettent en possession d'un vaste patrimoine. Lorsqu'en 1295 Cluny obtient du pape l'autorisation d'ériger en doyenné treize de ses plus importants prieurés, Carennac est de ceux-là. L'opulence qui avait permis la construction et l'embellissement du monastère prend fin, comme dans tout le Quercy, avec la guerre de Cent ans. Dès 1360, la paroisse est déclarée déserte et le prieuré n'a plus de revenus. La restauration de la vie monastique et des bâtiments est réalisée dès le milieu du XVe siècle, puis sous l'impulsion des doyens Jean Dubrueilh (1478-1507), qui fait reconstruire le cloître, Alain de Ferrières (1529-1554), à qui l'on doit le château et les chapelles ouvrant sur le collatéral nord de l'église, Aymar de Ferrières (1554-1571), qui fait fortifier le doyenné. Au XVIIe siècle, le doyenné devient un bénéfice presque héréditaire des Salignac de la Mothe Fénelon. Les difficultés financières s'accentuent à partir de la fin du siècle et l'introduction de la réforme de la stricte observance ne parvient pas à enrayer la décadence du monastère qui est supprimé par un arrêt de 1787. A la Révolution, les bâtiments sont vendus comme Biens nationaux en 1791. L'église est rendue au culte par le Concordat de 1801, mais le cloître et les bâtiments conventuels sont divisés et affectés à des usages privés. Une cheminée sculptée de la fin du XVe siècle a été vendue à Paris en 1881 et remontée dans l'ancienne abbaye de Loc-Dieu (commune de Martiel, Aveyron) (cf. E. Albe et A. Viré, 1914, p. 62).

Périodes de construction :
XIIe siècle, XIIIe siècle

Propriété de la commune ; propriété de l'Etat