Modifier la localisation Immeuble Continental Résidence à Cauterets

  Cherchez à partir de l'adresse et déplacez le marqueur sur la carte pour désigner précisément le bâtiment.

Chargement de la carte...

Annuler

Monument Historique Immeuble Continental Résidence situé à Cauterets

Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

  Visualiser sur Google Maps et Street View

Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
5 boulevard Latapie-Flurin
65110 Cauterets - France

Code Insee de la commune : 65138
Hautes Pyrénées [65] - Tarbes - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5 Boulevard Latapie Flurin 65110 Cauterets

Eléments protégés :
Façade principale (cad. AI 278) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984

Description :
Cet imposant édifice se distingue par ses dimensions et le soin particulier accordé à sa façade principale donnant sur le boulevard et qui lui vaut son classement au titre des monuments historiques. Cinq travées se répartissent autour d'une travée centrale dans laquelle s'insère le porche conduisant à la cour intérieure et aux différentes entrées de l'édifice. La façade, relevant de l'éclectisme académique, allie de hautes baies en plein-cintre ornées de sculptures d'inspiration baroque (guirlandes de fruits et de fleurs, consoles des balcons, portraits de figures mythologiques, pilastres, fronton curviligne interrompu) culminant avec les deux caryatides encadrant le porche. Le calcaire pyrénéen gris du soubassement et l'enduit, également gris des murs de parement contrastent avec le calcaire blanc d'Angoulême, connu pour sa malléabilité et, donc, utilisé pour les sculptures. L'édifice de plan carré s'organise autour d'une cour intérieure, également agrémentée de sculptures classiques. Déployé sur cinq niveaux au total, dont un rez-de-chaussée caractérisé par une hauteur sous plafond importante digne de son prestige, il est couvert d'ardoises pyrénéennes puisées dans les carrières de proximité.

Historique :
Cet ancien hôtel symbolise l'essor du thermalisme dans les Pyrénées où, pour accueillir la foule des curistes, il a fallu construire des hôtels et des établissements thermaux conformes aux goûts des patients exigeants. Construit en 1882, en même temps que la construction d'un réseau d'assainissement ainsi que du premier tronçon de route goudronnée. C'est un immeuble monumental dont la façade développe ses trois étages bien marqués par des balcons en fer forgé, augmenté d'un étage de combles. L'aspect imposant est renforcé par deux cariatides flanquant le porche d'entrée, lesquelles supportent un balcon en pierre. Au rez-de-chaussée, reposant sur un soubassement, d'importantes baies en plein cintre décorées de masques à têtes humaines, de lions et de chutes de fruits rythment la base de l'immeuble. Les fenêtres en plein cintre situées au-dessus du porche sont encadrées de pilastres. Le porche d'entrée, en anse de panier, se détache sur un mur à bossages et est orné d'une grille en fer forgé. La même ordonnance se retrouve sur les façades de la cour. Ces façades sont dépourvues de sculptures. Seules les deux statues des deux escaliers d'angle du perron central agrémentent cette cour.
Cet ancien grand hôtel prestigieux est édifié par l’architecte Lucien Cottet en 1881 aux abords du boulevard nouvellement aménagé et non loin de l’Esplanade des œufs, pour Catherine Balay, née Jacob. Une plaque en métal peint mentionnant le nom de l’architecte figure à la droite du porche sur la façade principale. Avec ses 250 chambres et ses quatre restaurants, le Grand hôtel Continental proposait des prestations de luxe et tout le confort moderne (salons de conversation, salles de billard, électricité), y compris un ascenseur et un omnibus ; tous ces services étant habituels des établissements de cette qualité à l’époque. Malgré son succès, il fait l’objet d’une expropriation et d’une vente aux enchères dès 1884 où il est acheté par la Société anonyme Immobilière, qui le revend à la Société civile immobilière anonyme des Pyrénées établie à Lyon en 1901. Charles Duconte et son épouse acquièrent l'établissement en 1902. Entre 1908 et 1925, il est remanié et modernisé (notamment peintures, menuiseries, installation de 26 cabinets de toilette) par l’architecte Jules Noutary, ami des propriétaires. L’une de ces campagnes de travaux atteint plus de 40.000 francs. En 1908, l’architecte Pierre Gabarret, qui semble collaborer avec Noutary, intervient également pour le remplacement de poutres en bois par un poutrellage en fer fourni par la société paloise Maubecq. Tout au long de cette période, l’important chantier des menuiseries est exécuté par l’entreprise Darrigrand installée à Pau, qui suspend cependant ses travaux lors de la Première Guerre mondiale malgré les protestations du propriétaire. Des interventions sont également effectuées sur le garage qui, en plus d’être agrandi, présente des problèmes d’humidité. Les peintures sont quant à elles exécutées par l’entreprise Bordenave établie à Cauterets. Les menuiseries du vestibule sont réalisées par Jules Noutary en 1927. L’hôtel cesse son activité lors de la Seconde Guerre mondiale afin d’être converti en immeuble à logements, puis il est classé au titre des monuments historiques en 1984.

Périodes de construction :
4e quart XIXe siècle

Propriété privée