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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
19100 Brive-la-Gaillarde - France
Code Insee de la commune : 19031
Corrèze [19] - Tulle - Limousin (Nouvelle-Aquitaine)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
Place Charles De Gaulle 19100 Brive-la-Gaillarde
Eléments protégés :
Eglise Saint-Martin : classement par liste de 1862
Description :
L'édifice est construit en grès fin de Grammont. La nef et les collatéraux sont voûtés d'ogives. Le choeur est voûté d'un berceau fractionné à lunettes. Les bras du transept sont voûtés en berceau brisé. Les chapelles du choeur et les chapelles orientées du transept sont voûtées en cul-de-four. Une coupole sur pendentifs est placée à la croisée du transept. Un escalier en vis logé dans une tourelle, partant du bas-côté sud du choeur, permet l'accès au clocher. Un autre escalier en vis, logé dans le contrefort est du bras nord du transept, est condamné.
Historique :
Un premier édifice paléochrétien, signalé par Grégoire de Tours, fut construit sans doute à la fin du Ve siècle à l'emplacement du tombeau de Martin l'Espagnol. Il est incendié au VIe siècle et reconstruit à l'initiative de Ferréol, évêque de Limoges, puis complété et agrandi à la période carolingienne. Dès la fin du XIe siècle, l'édifice est géré par un collège de chanoines qui adoptent la règle de saint Augustin. Vraisemblablement dès cette époque et tout au long du XIIe siècle sont construits les premiers bâtiments du prieuré, au nord, et la collégiale qui englobe les maçonneries des édifices du haut moyen âge. Une nouvelle nef est reconstruite dans la 1ère moitié du XIIIe siècle sur les fondations de la nef romane, détruite pour une raison inconnue. Vers 1500 est ajoutée une chapelle au côté nord de la nef et une autre au bras nord du transept. Une partie du prieuré comprenant le logis du prieur est reconstruite entre 1479 et 1517. La surélévation du choeur de l'église et son aménagement intérieur sont financés par la famille Dubois entre 1726 et 1730. Le cloître est détruit en 1764. Le reste des bâtiments conventuels, acquis par la ville à la Révolution, sont détruits en 1835. Entre 1860 et 1874, divers projets de restauration proposés par les architectes Chabrol, Chevalt et Rogemond n'aboutissent pas. Entre 1876 et 1906 d'importants et urgents travaux de restauration sont réalisés par l'architecte communal Louis Bonnay sous la direction d'Anatole de Baudot : réfection des combles avec stabilisation des piles de la nef qui menaçaient de déverser, reconstruction du porche occidental, du clocher et de la chapelle axiale du chevet, construction d'une sacristie. Création de 12 verrières par Oudinot en 1880. Complément de décor sculpté néo-roman (chapiteaux et modillons) réalisé en 1906 par Max Braemer, sculpteur parisien. Le dégagement de l'édifice par la démolition des maisons adjacentes, entrepris sous A. de Baudot, se poursuit jusqu'en 1940. En 1953 le voûtement de la nef qui avait été consolidé en 1878 par un système d'arcs transversaux en briques est à nouveau stabilisé par une structure en béton. Les travaux sont dirigés par Georges Duval, architecte des Monuments historiques. Restauration générale des maçonneries extérieures en 1997.
Périodes de construction :
Haut Moyen Age, XIe siècle, XVIIIe siècle
Propriété de la commune