Modifier la localisation Église Saint-André à Montolieu

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Monument Historique Église Saint-André situé à Montolieu

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
11170 Montolieu - France

Code Insee de la commune : 11253
Aude [11] - Carcassonne - Languedoc Roussillon (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5 Place Maurice Bertrand 11170 Montolieu

Eléments protégés :
Eglise (cad. AB 85) : classement par arrêté du 27 septembre 1972

Description :
La longue nef unique de sept travées était couverte d'une charpente apparente à l'origine. Les deux campagnes de reconstruction sont visibles dans la modénature des arcs diaphragmes et des branches d'ogives. La nef est dénuée de sculpture. L'abside pentagonale est voûtée d'ogives à deux cavets. La clef de voûte est sculptée de la représentation de saint Jean Baptiste en pied, tenant les saintes écritures de la main gauche et la croix de la main droite. Cette clef de voûte est reliée à une clef secondaire par une lierne. L'entrée actuelle de l'édifice est pratiquée dans le porche sud, ouvert sur la deuxième travée de la nef. Un portail était autrefois ouvert dans la façade occidentale et un autre dans le mur nord, au niveau de la deuxième travée de la nef. Le clocher, haut de 38 m, est adossé au sud la nef, au niveau de la troisième travée.

Historique :
L'abbaye bénédictine de Montolieu, l'un des cinquante quatre monastères désignés au concile d'Aix-la-Chapelle en 814, fut précédée par la villa Addarii et la villa Sigarii, tantôt distinctes, tantôt confondues dans les documents et berceau du village actuel. Le mot "Valsiguier" est encore inscrit sur une pierre tumumaire incrustée dans le mur méridional de l'église. Une église primitive est mentionnée en 931, dont il ne reste aucun vestige. Les plus anciennes mentions pouvant être rapportées à certaines parties de l'édifice actuel, remontent à 1249. L'église Saint-André est encore mentionnée comme paroissiale dans une bulle du pape Clément V datée de 1309. En 1384, l'abbé de Sorèze, subdélégué du pape, unit l'église paroissiale Saint-André à l'office de camérier de l'abbaye. La construction ou une réédification partielle de l'église date du courant du XIVe siècle, le chevet étant certainement terminé en 1368. Des vestiges d'un édifice plus ancien existent, comme la sacristie méridionale qui serait une petite chapelle du XIIIe siècle ou même un peu antérieure. Un portail flamboyant a été ajouté à la fin du XVe siècle et un porche, au nord, au XVIIe siècle. En 1897-1898, l'élargissement de la route a fait supprimer une travée de nef. La rose qui ornait l'ancien mur détruit a été replacée dans le nouveau mur. ££Edifice à une nef, avec chevet pentagonal et huit chapelles latérales entre les contreforts. Nef, sanctuaire et chapelles ne sont pas voûtés de pierre. Les seules parties voûtées de l'édifice sont le porche sud sous le clocher, la chapelle voisine et un ancien porche, également au sud. Le porche sous le clocher s'ouvre, à l'extérieur, sous un arc brisé entouré d'une archivolte à larmier entre deux forts piliers circulaires engagés, avec avant-bec à large méplat. Chaque pilier est accosté, du côté intérieur, par une colonnette torique à méplat qui supporte l'ogive de même section. Le clocher, desservi par un escalier en vis situé au droit de la cinquième travée, est une haute tour de plan barlong. Deux de ses étages sont voûtés : le premier est le porche décrit. Au-dessus se trouve un étage couvert en berceau qui servait encore, vers 1900, de prison communale. Au troisième contrefort du chevet se trouve une pierre incrustée, inscrite en minuscule gothique du XIVe siècle.
La première église paroissiale est mentionnée en 931. Cette église fut reconstruite dans la deuxième moitié du XIVe siècle en deux étapes. La consécration de l'autel Saint-Jean-Baptiste par l'évêque Jean Fabri le 11 juin 1368 atteste la fin d'une première campagne de travaux, l'achèvement de la nef. Le chevet fut reconstruit en 1393, date de la pose de la première pierre de cette deuxième campagne inscrite sur la pierre de fondation située sur un contrefort du chevet. La nef comportait à l'origine huit travées. La première travée et la façade occidentale furent rasées au XIXe siècle afin d'élargir la rue principale. Les éléments de l'ancienne façade occidentale furent remployés dans la nouvelle. La nef fut couverte d'une fausse voûte d'ogives au XIXe siècle.

Périodes de construction :
XIIIe siècle, XIVe siècle, XVIe siècle, XIXe siècle

Propriété de la commune