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Monument Historique Puits de mine Hottinguer avec sa centrale électrique situé à Épinac

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
71360 Épinac - France

Code Insee de la commune : 71190
Saône et Loire [71] - Mâcon - Bourgogne (Bourgogne-Franche-Comté)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
6439 A Route de la Gare 71360 Épinac

Eléments protégés :
Le puits de mine Hottinguer, en totalité, avec sa centrale électrique, sis route de la Gare, ZA La Tour Malakoff, situé sur la parcelle n° 109 de la section AH du cadastre, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 11 octobre 2022

Description :
Exemple de chevalement maçonné en briques au XIXe siècle

Historique :
La concession d’Epinac date de 1805. L’activité houillère débute néanmoins dès 1754 avec le puits de l’Ouche. Le développement des lieux est renforcé par l’arrivée du chemin de fer dès 1830 faisant de la ligne Epinac/canal de Bourgogne, la quatrième ligne de chemin de fer de France. La production des houillères s’accélère à la fin du XIXe siècle pour atteindre son apogée dans les années 1920. Dès 1929, la crise entraîne un ralentissement de la production. Le puits le plus célèbre de la concession demeure celui appelé « Hottinguer », commencé en 1863. Le puits est alors le plus profond de France (618 m). A une telle profondeur, un nouveau mode de déplacement au sein du puits doit être envisagé : ce sera le tube atmosphérique, dont une maquette est présentée avec succès à l’Exposition Universelle de Lyon en 1873. Le puits Hottinguer sera le seul exemple de puits d’extraction minière utilisant ce procédé. Le bâtiment est également remarquable pour son architecture (1872-1876) qui est à rapprocher de certains chevalements de la Rhur. Ces tours monumentales édifiées entre 1850 et 1880, le plus souvent en briques, doivent leur nom à la tour Malakoff, bastion de la forteresse de Sébastopol pris par les Français lors de la guerre de Crimée, nom donné par les Allemands dès 1855 pour désigner les chevalements maçonnés. Le puits connaît quelques transformations au cours du XXe siècle : ajout d’une centrale électrique dès 1910, installation de la société Bitulac en 1948, destruction du pavillon gauche, d’une cheminée (1982), incendie dans le pavillon droit (1989).

Périodes de construction :
3e quart XIXe siècle

Propriété de la commune