Modifier la localisation Église à Valaurie

  Cherchez à partir de l'adresse et déplacez le marqueur sur la carte pour désigner précisément le bâtiment.

Chargement de la carte...

Annuler

Monument Historique Église situé à Valaurie

Crédit photo : Remi Mathis - Sous licence Creative Commons

  Visualiser sur Google Maps et Street View

Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
26230 Valaurie - France

Code Insee de la commune : 26360
Drôme [26] - Valence - Rhône Alpes (Auvergne-Rhône-Alpes)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
1 Rue des Cafés 26230 Valaurie

Eléments protégés :
Eglise : inscription par arrêté du 17 juillet 1926

Description :
Saint-Martin de Valaurie, qui s'élève au pied du bourg castral mais à l'extérieur, est la plus grande des églises romanes du canton. Le chevet est construit en petit appareil, le reste de l'édifice en petits moellons de calcaire assisés, la partie supérieure du clocher en moyen appareil ; le chevet à cinq pans, couvert d'une croupe ronde en tuile, est rythmé de pilastres à chapiteaux corinthiens alternant avec des modillons galbés, qui supportent une corniche profilée en cavet. Cette ornementation très sobre constitue le seul décor sculpté de l'édifice. L'église, de plan allongé, couverte d'un toit à longs pans de tuiles, est précédée d'un clocher-porche rectangulaire à flèche couverte de lauzes, qui couronne la chambre des cloches, percée de quatre baies en plein cintre. L'intérieur comprend une nef unique de trois travées voûtées en plein cintre, plus haute que l'abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four et percée d'une baie axiale à double ébrasement. Dans les murs latéraux de la nef, des arcs formerets en plein cintre sont bâtis dans chaque travée, que séparent des arcs doubleaux en plein cintre, contrebutés à l'extérieur par de courts contreforts ; le contrefort sud du clocher-porche présente au sommet un encorbellement (vestige d'échauguette ?). Des fenêtres en plein cintre à double ébrasement, percées dans le mur sud au centre de chaque travée, éclairent la nef. Dans la 1ère travée de la nef, à droite, s'ouvre une niche en arc brisé profilé en boudin et surmonté d'un larmier mouluré à retours horizontaux. Deux chapelles latérales indépendantes s'ouvrent au nord : la chapelle Saint-Joseph, voûtée d'ogives, et celle de la Vierge, couverte d'une voûte d'arêtes. La sacristie s'appuie au nord-est du chevet.

Historique :
Cette église romane, à l'origine prieuré séculier dépendant du chapitre de Saint-Paul-Trois-Châteaux, a été bâtie au XIIe siècle hors les murs ; son chevet à cinq pans, rythmé de pilastres, est de même type que ceux de plusieurs églises romanes de la Provence rhodanienne, notamment, dans la Drôme, à Saint-Paul-Trois-Châteaux et à Saint-Restitut. Dans la 1ère travée de la nef, au sud, une niche contient une dalle qui porte une inscription commémorant la fondation d'un hôpital, datée de 1305. Le clocher-porche, plusieurs fois remanié et surélevé, a été plaqué contre la façade à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. C'est peut-être à cette époque qu'a été ouverte la chapelle Saint-Joseph, voûtée d'ogives. L'église fut endommagée pendant les guerres de Religion, à la fin du XVIe siècle. La voûte de la nef a été refaite et signée en 1673 par Pons Gaudi Petit, maçon, inscription gravée sur un écu au centre de la voûte de la 1ère travée ; dans l'oculus de l'arc triomphal, un médaillon gravé est accosté des initiales I. G. (ou D. I. ?). La chapelle de la Vierge semble n'avoir été construite qu'au début du XIXe siècle. Des réparations sont effectuées au XIXe siècle (1823, par Ayasse, architecte, et 1860), la sacristie a été reconstruite en 1883. En 1934, un tremblement de terre a profondément ébranlé l'église, dont le choeur a été restauré en 1937 par Chaix, entrepreneur. Le clocher est réparé en 1946. N'ayant pu réaliser les travaux de consolidation de consolidation de la nef (devis de l'architecte H. Joulie de Valence), la municipalité l'a fait étayer en 1958 ; les étais de sapin sont toujours en place. En 1960, d'autres réparations sont effectuées à l'initiative de l'abbé Raoul Buix.

Périodes de construction :
XIIe siècle, XVe siècle

Propriété de la commune