Modifier la localisation Église Notre-Dame à Montbrison

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Monument Historique Église Notre-Dame situé à Montbrison

Crédit photo : Velvet - Sous licence Creative Commons

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
42600 Montbrison - France

Code Insee de la commune : 42147
Loire [42] - Saint Etienne - Rhône Alpes (Auvergne-Rhône-Alpes)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
3 Rue du Cloître Notre-Dame 42600 Montbrison

Eléments protégés :
Eglise Notre-Dame : classement par liste de 1840

Description :
La collégiale a un plan allongé sans transept débordant. L'abside polygonale sans déambulatoire fait saillie sur le choeur flanqué de collatéraux à chevet plat et mis en communication par des passages (plus tard murés). L'élévation est à deux niveaux : grandes lancettes puis fenêtres à deux lancettes et un trèfle sur un haut mur nu (sur le mur latéral sud, un passage a été créé au XVIe siècle, par le doyen Claude de Saint-Marcel, à l'extrémité du collatéral transformé en chapelle ; il ne reste donc plus que la fenêtre haute, et l'extrémité supérieure de la grande lancette). La partie droite de l'abside présente de hauts murs nus, avec un seul niveau de fenêtres hautes à trois lancettes disposées en pointe. La première travée est plus large et plus haute (20 m sous voûte) que le choeur, ce qui n'était pas prévu dans le parti d'origine. Son élévation est encore à deux niveaux : grandes arcades et fenêtres hautes à trois lancettes. A l'extérieur, l'élévation présente des contreforts reliés à leur sommet par un arc qui rigidifie la maçonnerie sans l'alourdir. Ce dispositif, de même que le plan d'ensemble, est repris de la cathédrale de Lyon, dont la collégiale se voulait le pendant. A partir de la travée suivante, l'élévation adopte son rythme définitif, avec une fenêtre haute à trois lancettes divisée horizontalement par une traverse. Le registre inférieur a été muré, peut-être au XVe siècle. Des arcs-boutants, entre lesquels sont logées des chapelles, soutiennent désormais les murs (il n'y a plus d'arc plaqué au sommet de l'élévation). L'église est voûtée d'ogives, avec des voûtes à liernes et tiercerons dans certaines chapelles. L'édifice est construit en calcaire de Ruffieux, puis, à partir du XVe siècle, en granite. La façade occidentale devait être encadrée de deux tours-clochers (restée inachevée côté sud). Un portail très orné (étudié) , en grès houiller propice à la sculpture, est plaqué entre elles. Une tribune d'orgue formant narthex (étudiée) est aménagée en revers de façade en 1840. La collégiale a une porte latérale au nord (du côté de la ville). La porte sud (entrée actuelle) a été percée en 1844. Le vaisseau central est couvert d'un toit à longs pans terminé par une croupe polygonale sur l'abside. Les collatéraux et les chapelles sont couverts de toits en appentis. La sacristie et la tour sud ont des toits à longs pans et croupes, la tour nord a un toit en pavillon.

Historique :
En 1223, le comte de Forez Guy IV fonde à Montbrison, sur la rive droite du Vizézy, une église collégiale 'en l'honneur de Dieu et de la bienheureuse Marie toujours Vierge'. Bien que la pierre de fondation insérée dans le mur de l'abside donne la date de 1225 pour la pose de la première pierre, le chantier débute certainement après l'achat des terrains, effectif en 1226. L'édification de l'abside, du choeur et de ses collatéraux (travée VII) est rapidement suivie par la construction de la première travée de nef (VI) , peut-être achevée avant 1236. Le chantier subit alors un arrêt assez long, avant la construction des travées V et IV, entre la fin du XIIIe siècle et le début du 14e : la porte du collatéral nord (travée IV) est citée dans un testament de 1295 qui la dote d'un porche et d'un tympan sculpté (étudié). Le contexte peu propice (lié entre autres à la guerre de Cent Ans) entraîne un nouvel arrêt des travaux. Un jubé est édifié en 1377 (détruit). C'est certainement vers cette époque qu'apparaît le vocable de Notre-Dame-d'Espérance, en référence à une statue de la Vierge placée dans le choeur : sur son socle était sculptée une ceinture portant le mot 'Espérance', devise du duc Louis II de Bourbon, devenu comte de Forez en 1372, à la suite du décès sans postérité du comte Jean II, et grâce à son mariage avec Anne Dauphine, nièce de Jean II, héritière du comté. A partir du XIVe siècle, des chapelles sont construites contre le collatéral sud. Le chanoine de La Mure attribue la construction de la travée III à l'architecte Pierre Thomas, aidé de son fils : elle aurait été édifiée entre 1396 et 1403, pour le comte Louis II et son épouse Anne Dauphine ; leurs armoiries figurent sur les chapiteaux du doubleau situé entre les travées III et II. Un clocher provisoire, construit au-dessus de la chapelle sud de la travée IV, aurait existé entre la fin du XIVe siècle et la 1ère moitié du 15e. Il est détruit par un incendie en 1442. Les deux dernières travées sont édifiées au milieu du XVe siècle, avec le soutien du comte Charles Ier, duc de Bourbon (La Mure donne les dates de 1443 pour la reprise des travaux et 1459 pour le portail occidental, mais Gabriel Brassart pense que les travaux ont pu se poursuivre jusqu'au début du XVIe siècle). Le gros-oeuvre ainsi achevé (sauf le clocher sud) n'a pas été notablement modifié par suite, mise à part la construction de chapelles, qui continue jusqu'au XVIe siècle (la dernière, du côté nord, est fondée en 1515 par Jacques Robertet). Le mobilier pillé par les Protestants en 1562 est renouvelé par les chanoines. A la Révolution, l'église est désaffectée, de nouveau pillée et son mobilier (tel que le jubé) est détruit. A partir de 1792, elle sert de caserne, puis de lieu de réunions exceptionnelles, assemblées ou fêtes républicaines. L'église vide est rendue au culte dès 1795 et devient paroissiale en 1803. L'ancienne collégiale est classée M.H. dès 1840. Elle est restaurée (toitures et maçonneries extérieures, voûtes et murs de certaines chapelles) tout au long du XIXe siècle, et dotée d'un riche mobilier à partir des années 1840. Dans le 2e quart du XXe siècle, de gros travaux sont menés sur les voûtes (certaines ont été refaites en brique) et les toitures, dont Gabriel Brassart est un précieux témoin. Le portail a été restauré en 1995-1996 ; une importante campagne de travaux doit commencer fin 2008 sur les couvertures et les maçonneries des parties hautes.

Périodes de construction :
XIIIe siècle, XIVe siècle, XVe siècle, XVIe siècle

Propriété de la commune