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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
1 et 3 rue Montmorency ; place des Etats-du-Languedoc
34120 Pézenas - France
Code Insee de la commune : 34199
Hérault [34] - Montpellier - Languedoc Roussillon (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
6 Rue Montmorency 34120 Pézenas
Eléments protégés :
Tour et ancien hôtel (cad. BK 1159 à 1162) : inscription par arrêté du 12 septembre 1994
Description :
On reconnaît aisément le plan au devant de la maison avec sa porte flanquée de deux échauguettes reliées par une coursière et la galerie dont fait état le compoix de 1688, une succession d'arcades ouvertes à l'origine sur l'ancien fossé de la ville qui se lit encore facilement (place des Etats-de-Languedoc) sous l'habillage des baies du XVIIIe siècle. Cette disposition pourrait être antérieure de quelques années aux travaux engagés par Jean de Peyrat. En effet, en 1632, les héritiers d'Antoine Peyrat sont autorisés par les Trésoriers de France à ouvrir les fenêtres de leur maison prenant jour sur le fossé. Les vestiges d'un important décor de peintures murales viennent d'être mis au jour dans la partie de la demeure correspondant à cette galerie, des statues - dans lesquelles on serait tenté de voir une représentation des Douze Césars - figurées en trompe-l'oeil et en camaïeu de gris sur un socle orné de cuirs découpés reposant lui-même sur un haut soubassement. La principale transformation nous semble liée à l'installation dans l'hôtel de Jean de Peyrat de la Cour de Justice de la châtellenie. Les parties basses de l'hôtel et de l'ancienne tour médiévale sont alors utilisées comme geôles et mise en communication par un escalier avec la grande salle de l'hôtel, maintenant divisée en quatre pièces mais couverte à l'origine d'un même plancher à la française, décoré de rinceaux sur les poutres et de médaillons à paysages sur les panneaux d'entrevous. Un mur de refend est alors mis en place, délimitant au nord une nouvelle pièce à usage de salle des gardes. Une porte munie de deux verrous et d'un judas faisait communiquer cette pièce avec la partie sud de cet espace devenue salle d'audience. Une cheminée monumentale en bois et en plâtre doré et polychromé est adossé au mur. Enfin est crée au sud un vestibule de deux travées voûtées d'arêtes, sorte de salle des pas-perdus reliant la cour de l'immeuble à la salle d'audience. Au XVIIIe siècle, cet espace sera cloisonné et la partie sud-est recevra un décor et une cheminée de gypserie.
Historique :
Hôtel du XVIIe siècle, remanié au XVIIIe siècle. La tour médiévale est le seul vestige des tours de l'enceinte médiévale. Cette tour conserve, dans sa partie médiane, une salle voûtée d'ogives à culots sculptés de têtes humaines et une grande baie à l'est. Elle est dite "tour des prisons" en raison de l'existence de cachots dans les sous-sols. Elle a été une première fois restaurée vers 1600, lors de la reprise des fortifications. Au début du XVIIe siècle, remaniements pour construire une demeure sur plusieurs niveaux de sous-sols. Par un rez-de-chaussée haut, la demeure ouvrait sur l'ouest vers l'intérieur de la vieille ville, sur une cour fermée par un porche à galerie et échauguettes. Un grand escalier était logé sur le côté dans un étroit triangle et le vestibule ouvrait sur les pièces à l'est, en partie voûtées sur croisée d'arêtes et en partie plafonnées. Un nouveau remaniement au XVIIIe siècle a réorienté les ouvertures et les distributions vers l'extérieur de la ville, le rez-de-chaussée étant en dénivelé sur l'actuelle place des Etats. La tour a été surélevée. Décors peints, notamment sur les plafonds du niveau intermédiaire et traces de peintures murales. Grande cheminée en bois doré. Présence de graffiti sur cette cheminée ainsi que dans les cachots.
Cette imposante demeure, jadis adossée à la courtine de la fortification médiévale, résulte d'un long et patient remembrement parcellaire entrepris dès la seconde moitié du XVIe siècle. A partir d'un noyau primitif constitué par une maison achetée en 1556 à Jean Robert (à qui la tour dite aujourd'hui de Peyrat avait été cédée en 1538 par la communauté) , Antoine Peyrat va entreprendre une campagne d'acquisitions d'immeubles mais ne semble pas avoir encore tenté une première réunification. La maison revient en 1633 à la suite d'un accord familial, à Jean de Peyrat, conseiller du roi et secrétaire ordinaire de la chambre futur contrôleur général des gabelles en Languedoc. C'est lui qui va structurer et aménager la demeure actuelle supérieure d'un tiers à celle du bâtiment initial. L'immeuble agrandi entre temps une nouvelle fois, est morcelé dès la première moitié du XVIIIe siècle et l'avocat Pierre Sales, qui en achète la plus grande partie en 1752, est dit en 1775 acquéreur de la totalité. Une nouvelle division intervient en 1779 (achat partiel par le prince de Conti, Louis-François-Joseph de Bourbon) et en 1780 (achat de Paul Canonge). Depuis cette période, l'édifice a subi de très nombreux remaniements qui ont défiguré la composition voulue par Jean de Peyrat vers 1635-1640.
Périodes de construction :
Moyen Age, XVIIe siècle
Propriété de la commune ; propriété privée