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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
29242 Ouessant - France
Code Insee de la commune : 29155
Finistère [29] - Quimper - Bretagne
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
45 G Phare de Creac H 29242 Ouessant
Eléments protégés :
Le phare du Créac'h, à savoir le phare lui-même en totalité, les façades et toitures de ses bâtiments annexes, les murs, grilles et terrain d'assiette de son enclos, éléments figurant au cadastre de la commune, parcelle n° 1428, section A : classement par arrêté du 23 mai 2011
Description :
- Description architecturale : Hauteur au dessus de la mer : 70 m. Taille générale : 54, 85 m. Hauteur de la focale : 50 et 47 m. Description : Tour cylindrique en maçonnerie lisse formant groupe avec divers bâtiments en forme de U. Fût terminé par une console assemblée par des plates-bandes supportant une balustrade à dés. Bandes horizontales noires et blanches sur le fût. Lanterne de deux niveaux. Terrain 5824 m2. - Description technique : 1ère optique : 20 décembre 1863 : feu à éclipses de 20 secondes en 20 secondes avec un éclat alterné avec deux éclats blancs. de 1er ordre focale 0, 92 m. Autres optiques : . 4 novembre 1888 : Feu 2 éclats blancs toutes les 10 secondes, électrique, focale 0, 30 m. 5 août 1901 : optique Sautter présentée à l'Exposition Universelle de Paris de 1900 : feu à éclats 10 secondes électrifiée de focale 0, 30 m. Optique double. 1939 : optiques présentées à l'Exposition Universelle de Paris de 1937 : feu à 2 éclats réguliers blancs 10 secondes. Optique double sur deux étages lentilles de 8 panneaux aux 2/9 de focale 0, 65 m. Cuve à mercure : 1901. Combustibles : Huile végétale : 1863. Huile minérale : vers 1875. Aides radio : radiophare. Electrification : 1888. - Etat actuel : Peinture noire et blanche par bandes alternées. Feu blanc à 2 éclats groupés tournants 10 sec. Optique quadruple de 2 panneaux au 2/9 de focale 0, 65 m sur deux étages. Lampe aux iodures métalliques de 200W. Portée 32 milles. Vibrateur ELAC-ECAU 2200 sur la roche W du phare.
Historique :
En 1857, le conseil municipal d'Ouessant demande la construction d'un second phare pour prévenir les dangers de l'écueil de la Jument. L'ingénieur Maitrot de Varennes signe l'avant-projet de construction en 1859. L'ouvrage tronconique, construit sur un soubassement en pierres de taille de granit de Kersanton, bénéficie des perfectionnements apportés aux appareils lenticulaires de Fresnel. Les bâtiments attenants au phare ont évolué en fonction des améliorations techniques apportées aux optiques. Agrandis lors de l'électrification du phare en 1888, ils sont remplacés en 1940-1941 par un ensemble architectural dû à l'architecte Georges Martin. A la même époque, le phare est doté d'une nouvelle lanterne présentée à l'Exposition Universelle de Paris en 1937, qui en fait alors le plus puissant au monde.
- 20 décembre 1863 : allumage au sommet d'une tour cylindrique en maçonnerie de 46, 50 m de hauteur. Le projet est dressé par l'ingénieur de Carcaradec, et réalisé sous la direction des ingénieurs Maîtrot de Varennes et Rousseau. Les travaux sont exécutés par l'entrepreneur brestois Tritschler - 1867 : installation d'une trompette HOLMES à l'extrémité de l'Ile d'Ouessant un son de 2 sec. toutes les 10 secondes. - 4 novembre 1888 : électrification du feu, feu 2 éclats blancs toutes les 10 secondes. L'ancien appareil optique est démonté et remonté sur le phare voisin du Stiff. Il fait alors partie du second plan d'électrification des phares qui comprend : le Créac'h d'Ouessant (Finistère) 04 novembre 1888, Belle-Ile-Goulphar (Morbihan) 05 janvier 1890, Barfleur- Gatteville (Manche) 01 janvier 1893, Ile d'Yeu/Grande Foule (Vendée) , 24 mars 1895, la Coubre (Charente-Maritime) 16 novembre 1895, Eckmühl (Finistère) 01 octobre 1897. - 1912 : Radiophare - 1932 : installation d'un diaphone. - 1939 : nouvelle lanterne présentée à l'Exposition Universelle de Paris de 1937 et nouveau feu mais toujours les mêmes caractéristiques. Le feu du Créac'h est alors le plus puissant du monde.
Périodes de construction :
3e quart XIXe siècle, 2e quart XXe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Maitrot de Varennes (ingénieur), Tritschler (architecte), Martin Georges (architecte)
Propriété de l'État