Modifier la localisation Ancienne église paroissiale St-Pierre dite chapelle du Château à Marguerittes

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
30320 Marguerittes - France

Code Insee de la commune : 30156
Gard [30] - Nîmes - Languedoc Roussillon (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
2 Rue du Gevaudan 30320 Marguerittes

Eléments protégés :
L'ancienne église paroissiale en totalité (cad. AH 621) : inscription par arrêté du 29 décembre 2015

Description :
C'est un édifice quasiment carré qui intègre à l'ouest un bâtiment avec une baie 15e s. Et deux tours juxtaposées au sud-est, l'une plus ancienne porte des vestiges de corbeaux d'éléments défensifs et celle de la tour du clocher, bien appareillée et homogène, se terminant par une petite voûte. Le pilier nord porte la date 1603 suivie des initiales EI LEZOIVN.
L’église primitive de Marguerittes se situe au sud-est du centre ancien et est construite sur une ancienne aire marécageuse. L’ilôt rectangulaire est délimité par la place du Pilori au nord, la Grand Rue au sud, la place du calvaire à l’est et la rue Gévaudan à l’ouest. Le plan d’agrandissement dressé en 1852 par Léon Feuchère permet de lire un bâti primitif formé d’une nef s’ouvrant sur un chevet semi-circulaire et des collatéraux au nord et au sud. Le plan actuel ne correspond plus à un édifice du XIIe siècle, seules des fouilles au niveau du chevet détruit en 1884 pourraient attester cette datation. L’appareillage des façades ouest et sud conserve des moellons soigneusement taillés pouvant être originaires du bâti primitif ou d’un remploi. A l’angle sud-est, la permanence d’une tour surmontée de corbeaux devant initialement soutenir un dispositif de défense laissent supposer une phase de fortification de l’édifice au XIVe siècle. Avant les réaménagements de 1694, le chœur était séparé de la nef par une balustrade en pierre de taille fermée par un portillon de bois. Le devis réalisé par le maître maçon Pascal Cadet en 1804 met en avant la réparation de l’oculus occidental, le remplacement de la balustrade de l’escalier menant à la tribune par le garde-corps en fer actuel et la restauration du pavement avec des bards de Beaucaire. Quatre chapelles voûtées d’ogives à liernes et tiercerons sont accolées à la nef, celles de saint Joseph au nord-est, sainte Marguerittes au sud-est et Notre-Dame du Rosaire au sud-ouest. La chapelle nord-ouest, sans patronyme, comprend l'escalier en vis montant à la tribune ouverte. Un décor de litre funéraire subsiste de part et d'autre du portail occidental.

Historique :
L'ancienne église paroissiale était la chapelle seigneuriale de Marguerittes et elle est mentionnée dans la bulle du pape Adrien IV de 1156. Pendant les Guerres de Religion, la ville est prise par les protestants en 1570 avec démolition des remparts et reprise par les catholiques en 1573. Des réparations importantes se font après cette période troublée de 1603 à 1609 et lui donnent sans doute son aspect architectural actuel. L'église est restaurée au début du XIXe siècle. Une tribune est construite en 1811.
L’existence de la paroisse saint Pierre est attestée dans la bulle papale d’Adrien IV en 1156 ; cependant la date de fondation de l’édifice reste inconnue tout comme l’emplacement exact de l’église attachée au castrum en 1121. Le seigneur de Marguerittes, Charles de Gévaudan, affecte cette chapelle seigneuriale au culte paroissial en 1620.L’édifice est au centre des oppositions religieuses, notamment entre les sièges de 1570 et 1588, mais aucune source ne fait mention d’une affectation au culte réformé. En partie détruite au début du XVIIe siècle, l’église aurait été reconstruite malgré l’instabilité religieuse comme en témoigne la datation 1606 inscrite selon des témoignages du XIXe siècle sur l’une des colonnes du portail occidental. Une autre datation 1668 inscrite sur une pièce de la charpente laisse supposer de nombreuses reprises probablement suite à des incendies. L’aménagement de la tribune à la même période, pourrait correspondre à un besoin d’accueillir plus de fidèles suite à la destruction de l’église Notre-Dame de l’Agarne en 1691.Dès le début du XIXe siècle, des nécessités de restauration sont mises en avant par le curé et le conseil municipal. La construction d’une tribune approuvée par le préfet en 1811 correspond sans doute à un agrandissement de celle déjà présente. En 1851, le maire Jean-Louis Conte se rapproche de l’architecte départemental Léon Feuchère et obtient quatre devis de restauration. Parmi ces derniers, un projet, présenté au conseil en 1852, consiste en un changement d’orientation de l’édifice vers la place actuelle du calvaire. Cet agrandissement engendre des discussions controversées en raison de l’emprise qu’aurait l’église sur la place publique. Le conseil municipal s’oriente finalement vers une construction ex-nihilo correspondant au devis d’août 1866 dressé par l’architecte diocésain Henri Révoil. L’ancienne église qui devait être vendue pour contribuer au financement de la nouvelle ne le sera qu’en 1884, date à laquelle elle est cédée à Jules Privat pour 3200 francs.

Périodes de construction :
XVe siècle, XVIe siècle

Propriété de la commune