Chargement de la carte...
Visualiser sur Google Maps et Street View
Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
avenue Ernest Solvay : avenue Alfred Solvay ; Cité Solvay
39500 Tavaux - France
Code Insee de la commune : 39526
Jura [39] - Lons le Saunier - Franche Comté (Bourgogne-Franche-Comté)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
1 Avenue Alfred Solvay 39500 Tavaux
Eléments protégés :
L'église paroissiale Sainte-Anne, son presbytère, y compris la galerie qui les relie, et ses aménagements paysagers, en totalité, situés avenue Ernest-Solvay et avenue Alfred-Solvay, Cité Solvay, sur les parcelles n° 43, 44, 549, 550 et 551, figurant au cadastre de la commune section AH, tels que délimités en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 27 juillet 2023
Description :
L'église comprend un vestibule ouvrant sur le narthex, la nef, constituée de sept travées rythmées par des les arcs diaphragmes de la charpente apparente et séparée du chœur à chevet plat par un arc triomphal en béton armé. L'abside peinte à fresque représente l'Assomption, exécutée par Rudolf Gowenius. Deux chapelles latérales élargissent la dernière travée de la nef. L'ensemble est éclairé par des vitraux en dalle de verre, réalisés par le maître-verrier Labouret. On y trouve des sculptures de Saupique et des ferronneries de Poillerat. La disposition du mobilier liturgique est représentative des réformes au cours de laquelle l'édifice a été construit : l'autel associé au tabernacle est placé dans le sanctuaire et orienté, mais la table de communion a disparu, tout comme la chaire à prêcher, selon des principes qui annoncent Vatican II. Le presbytère, construit sur un soubassement en béton, pierres et briques, comporte deux niveaux. Ses décors sont modestes, mais l'édifice n'a pas été transformé. Le jardin a conservé son mobilier.
Historique :
Après la construction de la cité ouvrière Solvay en 1927, l'église paroissiale Sainte-Anne et son presbytère sont construits en 1938-39, sur les plans de l'architecte Henri Vidal. Très productif dans le cadre des « chantiers du cardinal » dans l'entre-deux-guerres, il propose une église qui, à partir d'un plan basilical, met en œuvre matériaux et techniques modernes, et des formules qu'il avait mises au point dans ses édifices antérieurs. L'église est orientée. Adossée à son chevet plat se trouve une sacristie, une seconde est implantée au sud du chœur. Au nord-est se développe un bâtiment allongé abritant la chapelle des catéchismes précédée d'une salle paroissiale, fermée par une abside à quatre pans. Cette chapelle s'ouvre sur un jardin, dont le tracé irrégulier a disparu. Les fonts baptismaux sont placés dans un édicule indépendant de plan étoilé, au nord-ouest de l'église. Le clocher hors-œuvre se dresse au sud-ouest de l'église, à la façon des campaniles des églises médiévales italiennes. Il est relié au presbytère par une courte galerie, un jardin est placé au centre de cet ensemble. D'inspiration romane, la façade principale est nue, son porche en plein cintre à multiples voussures en briques et son pignon timbré d'un Christ en croix réalisé par le sculpteur parisien Georges Saupique (1889-1961). Henri Vidal, dont les maçonneries de moellons à larges joints de ciment sont la marque de fabrique, tire des moellons apparents un parti décoratif, y insérant des symboles liturgiques, dessinés par l'agencement des pierres.
Périodes de construction :
2e quart XXe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Vidal Henri (architecte), Saupique Georges (sculpteur), Poillerat (ferronnier), Gowenius Rudolf (peintre), Labouret (verrier)
Propriété privée