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Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
18 rue Bergson
42230 Saint-Etienne - France
Code Insee de la commune : 42218
Loire [42] - Saint Etienne - Rhône Alpes (Auvergne-Rhône-Alpes)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
15 Rue Edmond Charpentier 42000 Saint-Étienne
Eléments protégés :
Le bâtiment de l'horloge (repéré en A) , la grille (repérée en B) , le portail (repéré en C) , les jardins (repérés en D) , les murs de soutènement (repérés en E) , les balustres (repérés en F) , le monument aux morts (repéré en G) , la grande usine appelée "double H" avec sa salle des moteurs (repérée en H) , l'ancienne usine des meules (repérée en I) et l'atelier d'ajustage (repéré en J) (cf plan annexé à l'arrêté) (cad. CL 191, 205) : inscription par arrêté du 20 mars 2006
Description :
La manufacture se situe au nord de la place Carnot sur une esplanade qui surplombe la Grand'rue et qui rejoint le boulevard Thiers. La superficie de l'usine est d'environ 2200 m². L'esplanade est en légère avancée par rapport à l'alignement de l'artère principale : le tracé de la ligne du tramway dessine donc à cet endroit un décrochement. Elle est encadrée de deux jardins suspendus dévolus au directeur et à l'entrepreneur de la manufacture. Ces jardins sont actuellement en Espace Boisé Classé au POS. Une grille très ouvragée sépare l'esplanade des bâtiments militaires. Ceux-ci, disposés en retrait, sont ordonnancés de manière symétrique mettant en valeur la cour d'honneur. Le centre de l'exploitation, qu'on appelle la grande usine, est occupé par quatre bâtiments qui se rejoignent à leurs extrémités et délimitent ainsi des cours intérieures. Dans la partie nord, on trouve un bâtiment abritant une aiguiserie de trente-deux meules, un atelier de trente-six polissoirs et l'atelier de la trempe. Le bâtiment des forges est à l'est, avec une machine à vapeur de 80 CV. Le bâtiment qui s'étend au sud contient l'atelier de précision, de réparation des machines et une fonderie. A l'ouest du site face à l'entrée, il y a un vaste bâtiment à deux étages pour l'achevage dit bâtiment de l'horloge et deux bâtiments d'administration, l'un pour la direction à droite où se trouvait le musée des armes de guerre, l'autre pour l'entrepreneur. En arrière des jardins suspendus, se trouvent deux pavillons destinés au logement à droite du Directeur et à gauche du sous-directeur et du capitaine chargé des bâtiments.
Historique :
Construite de 1863 à 1868, la manufacture impériale se compose de bâtiments rassemblant les différentes fonctions de production, d'administration et d'habitat, ordonnancés par une composition axiale. A l'ouest, la cour d'honneur est flanquée par les bâtiments d'administration et les pavillons de logement directoriaux précédés de jardins suspendus. Au centre, la grande usine en double H abrite quatre ateliers et la salle des machines. Le style éclectique Louis XIII, Napoléon III ou néo-classique voisine avec la modernité de structures de fer et de fonte. Les jardins ont conservé leurs essences d'origine.
La manufacture royale d'armes est créée en 1769. Lors de la Révolution, l'établissement connaît des difficultés. Sous la Restauration, l'entreprise se perfectionne avant les importantes commandes dues aux événements politiques de 1830. Dans les années qui suivent, l'invention d'un nouveau modèle d'arme à percussion oblige l'usine à se moderniser, c'est l'occasion de réunir enfin les ateliers dispersés aux équipements vétustes. Il y a une volonté de créer une usine moderne adaptée à l'industrie contemporaine et à l'utilisation des machines-outils. C'est la naissance de la nouvelle manufacture d'armes. En 1863, pour la construction de la nouvelle manufacture au Treuil, le Ministre de la Guerre décide de répartir la totalité des bâtiments à édifier en trois groupes. Le premier, qui comprend la grande usine, le réservoir, l'usine à meule, le magasin à poudre, l'épreuve et le mur d'enceinte, devait être construit en 1864-1865. Le montant des travaux prévus s'élevait à 769 648, 80 F, mais on arriva finalement après avoir réalisé quelques projets complémentaires à un total en 1866 de 1 199 391, 29 F. Cette somme comprend uniquement l'édification des bâtiments (maçonnerie, charpente, serrurerie, couverture, plâtrerie et vitrerie). L'inauguration de la nouvelle manufacture eut lieu le 26 Avril 1866, lors de la mise en marche de la première machine à vapeur. C'est le chef d'escadron Boigeol qui est choisi pour remplacer à partir du 5 juin 1866, le directeur de la manufacture d'armes de Saint-Etienne, le lieutenant-colonel Jouffray venant de décéder. Le fonctionnement de la Manufacture s'est maintenu jusqu'à ces dernières années car elle a su s'adapter aux lois du marché. Depuis 1975, on distingue trois secteurs différents dans les principales activités de la Manufacture : - secteur des armes munition (armes légères) - secteur des équipements blindés (tourelles légères, pièces blindées) - secteur de la défense chimique et nucléaire (masques de protection, équipements de filtration et de pressurisation). Par la suite, son activité gérée par le Groupement Industriel des Armées de Terre dit GIAT-INDUSTRIE se ralentit avant de disparaître durant l'année 2000.
Périodes de construction :
3e quart XIXe siècle
Propriété d'une société privée ; propriété d'un établissement public