Modifier la localisation Réduit de La Biche à Locmaria

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Monument Historique Réduit de La Biche situé à Locmaria

Crédit photo : Patrice78500 - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
56360 Locmaria - France

Code Insee de la commune : 56114
Morbihan [56] - Vannes - Bretagne

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
302 Chemin de la Biche, Fort La Biche 56360 Locmaria

Eléments protégés :
Réduit (cad. ZM 234) : inscription par arrêté du 9 novembre 2000

Description :
La première batterie établie à la pointe de la Biche aux XVIIe et XVIIIe siècle a été détruite lors de la refonte de 1858-1859. L'épaulement de la batterie du milieu du XIXe siècle a été bouleversé par les aménagements résidentiels et les travaux effectués pendant la Seconde Guerre mondiale. Le corps de garde crénelé a été lourdement modifié pour le transformer en maison. Présence d'ouvrages bétonnés allemands et de réseaux de tranchées sur le site et les alentours.

Historique :
Ce corps de garde crénelé, modèle 1846 n°3, a été construit en 1858 pour compléter une batterie de Vauban, et abandonné dès 1870. Il a été altéré par sa transformation en habitation (percement de fenêtres, adjonction d'une toiture). Transformé en parc d'agrément, le site ne garde aucune trace des dispositions anciennes.
Lors de son passage à Belle-Île en 1689, Vauban demande l'établissement d'une batterie de quatre pièces à la pointe de la Biche pour participer à la défense des Grands Sables, point de débarquement principal de l'île. Cette batterie est mentionnée à la fin du XVIIe siècle et en 1705. En 1747, elle est armée de deux canons de 36 livres, un de 24 livres, trois de 12 livres, un de 8 livres et un mortier. Des améliorations sont faites dans les années 1770 et 1780. Elle sert pendant toutes les guerres de la Révolution et de l'Empire. En 1803, elle est armée de trois canons de 24 livres. Un fourneau à réverbère est mentionné en 1813. La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles "" de 1841 conserve la batterie de la Biche et lui affecte deux canons de 30 livres et deux obusiers de 22 cm. Elle lui prévoit comme réduit un corps de garde défensif n° 3. Son établissement fait l'objet d'études dès 1846-1847, puis de nouveau à la reprise des projets pour la défense des côtes de Belle-Île en 1857. L'année suivante, elle fait partie, avec les autres batteries liées à la défense des Grands Sables, Bugul et La Ferrière, des sites prioritaires pour le commencement des travaux. L'épaulement de la batterie est construit en 1858, le corps de garde commencé la même année et achevé en 1859. La commission de défense des côtes de 1859 renforce son armement d'un mortier de 32 cm. L'emplacement de ce mortier est aménagé en 1862, en même temps que les ""dés"" en maçonnerie des plates-formes des autres pièces d'artillerie. La batterie de la Biche n'est pas conservée par la commission de défense des côtes en 1874. Elle est déclassée par la loi du 27 mai 1889, versée aux Domaines le 26 juin 1890 et vendue à un particulier le 11 septembre 1891. A la fin du XIXe siècle, le corps de garde est modifié pour servir d'habitation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands installent à la pointe de la Biche un point d'appui défendant les Grands Sables.

Périodes de construction :
3e quart XIXe siècle

Propriété privée