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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
rue du maréchal Leclerc
59600 Maubeuge - France
Code Insee de la commune : 59392
Nord [59] - Lille - Nord Pas de Calais (Hauts-de-France)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
1 Place de Wattignies-la-victoire 59600 Maubeuge
Eléments protégés :
Le soubassement, les façades et toitures, le système constructif et le jardin (incluant la cour et sa clôture) de l’ancienne CAF-CPAM, situé rue du maréchal Leclerc, sur la parcelle n° 32 figurant au cadastre section K : inscription par arrêté du 4 novembre 2024
Historique :
Maubeuge est détruite à 90 % en 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale, et en 1945, André Lurçat est nommé architecte et urbaniste en chef de la reconstruction de la ville. S'il conçoit le plan d'ensemble, il y construit peu : seulement sept édifices, dont l'église Saint-Pierre-Saint-Paul. La CAF achève donc son œuvre à Maubeuge. Lurçat allie une volonté de préservation du patrimoine, et un urbanisme innovant pour la reconstruction, qui s'achève en 1962. Guidé par les principes du mouvement moderne (industrialisation, rationalisation, standardisation), c'est l'occasion de repenser l'organisation des fonctions de la ville. La CAF est une création nouvelle d'équipement public, qui intervient tardivement alors que Lurçat a vu ses deux projets pour l'hôtel de ville rejetés. L'architecte est familier de ce type de programme, car il a déjà conçu plusieurs caisses pour la sécurité sociale. Elle occupe l'ilot K au sud de la ville. Le bâtiment réunit en fait deux administrations, la caisse de sécurité sociale et la caisse d'allocations familiales, qui partagent des services communs. La genèse est compliquée, avec plusieurs projets successifs entre 1958 et 1962. D'un plan en H Lurçat passe à un plan en L, permettant une future extension si nécessaire. Il travaille sur ce projet avec les architectes Émile Fays et Henri Lafitte - ce dernier étant ensuite remplacé par son fils Eric Lafitte - et avec des ingénieurs. La réserve de la parcelle est occupée par un parking, et un jardin dessiné en lien avec le bâtiment, et pour lequel Lurçat choisit les essences. En façade, le grand développement des surfaces vitrées a été exigé par les deux caisses. Lurçat avait souhaité un urbanisme clair, vert, ensoleillé et aéré, ce que l'on retrouve dans ce bâtiment tout en horizontalité et qui se veut accueillant pour l'usager, rejetant la monumentalité. D'une grande sobriété, il allie rigueur des proportions et travail sur les décrochements en retraits successifs. L'extérieur est en brique recouvert en grande partie de petits carreaux de grès-cérame gris clair, le reste étant peint. Lurçat a souligné certains détails articulant la composition en ocre jaune. Les fenêtres ont des menuiseries en aluminium avec pour certaines un système de ventilation dans les séparations en verre fumé. L'accès se fait par une terrasse surélevée. Extérieurement le bâtiment a peu changé, mis à part la couleur des saillies et encadrements de baies. Du fait de la position centrale de l'édifice, le même soin a été apporté aux façades latérales et à la façade arrière qu'à l'accès principal. Dans le jardin subsiste une partie de la végétation et les parterres à bordure de ciment. A l'intérieur le système poteau-poutre donnait une grande modularité pour l'aménagement, allant du bureau individuel au plateau, sachant que ces espaces ont fait l'objet de modifications et rénovations.
Périodes de construction :
3e quart XXe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Lurçat Jean (architecte), Fays Emile (architecte), Lafitte Henri (architecte)
Propriété de la commune