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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
61200 Argentan - France
Code Insee de la commune : 61006
Orne [61] - Alençon - Basse Normandie (Normandie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
7 Rue de la Maladrerie 61570 Boischampré
Eléments protégés :
Les deux bâtiments ouest (remise et grange, autrefois chapelle et probablement salle des malades), en totalité, les murs de clôture ainsi que l’assiette foncière du cimetière, de l’ancienne léproserie Sainte-Marie-Madeleine tels que représentés sur le plan annexé à l’arrêté, situé à La Maladrerie, sur la parcelle n° 07 figurant au cadastre section YA 01 : inscription par arrêté du 10 juin 2025
Description :
Edifiés en moellon et pierre de taille de calcaire, les bâtiments conservent les traces de nombreux remaniements. L'actuelle grange, de même que la chapelle, présentent d'importants vestiges de maçonnerie en opus spicatum, probablement antérieurs au XIIe siècle. Les élévations se caractérisent également par des traces d'enduits anciens et le bouchage des baies intervenu lors de la transformation en dépendances. La présence d'une cheminée (XVe s. ?) sur le mur nord de l'actuelle grange témoigne d'une ancienne fonction résidentielle. Pour la chapelle, une étroite fente de jour (milieu XIe s.) sur le gouttereau nord, une porte à linteau droit sur coussinets (limite XIIe-XIIIe s.), une baie ogivale à remplage (partiellement détruit) au niveau du chevet et, à l'intérieur, des traces de polychromie ainsi que les vestiges d'une charpente à chevron formant ferme (XIVe ?) témoignent de phases d'aménagement successives.
Historique :
Si les circonstances de la fondation de la léproserie Sainte-Marie-Madeleine ne sont pas connues, son installation remonte probablement au XIIe siècle à la faveur d'une période d'essor de la charité, sur un site d'implantation plus ancienne. Elle est, avec Saint-Anne, l'une des deux léproseries d'Argentan. Attesté par des documents d'archives à partir de 1226, l'établissement est encadré par un religieux et comprend un domaine agricole. A partir de la seconde moitié du XIIIe siècle, la communauté première connaît une dissolution progressive, puis une mise sous tutelle de ses biens par la bourgeoisie locale qui en accapare les revenus bien avant le XVe siècle. Rattaché à l'hôtel-Dieu d'Argentan avant 1569, puis définitivement uni à ce dernier en 1693, le domaine est loué comme exploitation agricole. Connu par le plan terrier de la paroisse de Mauvaisville de 1758, le site s'inscrivait en bordure de la voie de communication entre Argentan et Sées et formait une petite enclave propice aux échanges à l'entrée sud de la ville. La chapelle orientée trouvait son accès de ce côté, tandis que les autres bâtiments s'organisaient autour d'une cour fermée. Ils comprenaient probablement un ou plusieurs logis, destinés aux malades, au prêtre et aux domestiques, ainsi que des dépendances et un cimetière clos. Devenu une ferme, cet ensemble est transformé avant 1825
Périodes de construction :
XIIe siècle
Propriété privée