Modifier la localisation Sanctuaire Notre-Dame de Dusenbach à Ribeauvillé

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
chemin rural ; route de Sainte-Marie-aux-Mines
68150 Ribeauvillé - France

Code Insee de la commune : 68269
Haut Rhin [68] - Colmar - Alsace (Grand Est)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
9001 Dusenbach 68150 Ribeauvillé

Eléments protégés :
Le sanctuaire en totalité, à l'exception de la maison des pèlerins et de son extension (cad. 34 14, 15) : inscription par arrêté du 22 juin 2007

Description :
Le pèlerinage est situé dans un vallon au pied des châteaux-forts de Ribeaupierre, sur une plate-forme artificielle. Il comprend deux chapelles accolées au sud, un logement, l'église de 1903 au nord et la maison des pèlerins. La chapelle Notre-Dame présente une nef à un vaisseau et une abside à deux pans coupés, couvertes de voûtes d'ogives reconstituées en 1894. Les fenêtres à deux formes en arc brisé ont conservé leurs réseaux d'origine. Elle est précédée d'un vestibule dont l'élévation antérieure comprend un campanile en grès. La chapelle du Saint-Sépulcre, placée perpendiculairement, a son abside à l'est, à deux pans coupés et donne sur une pièce carrée, dite chapelle des Confessions, l'ensemble étant voûté d'ogives. Accolé à cette chapelle, le logement des frères est rectangulaire, au niveau inférieur de soubassement occupé par une chapelle (non vue lors de l'enquête) , surmonté de deux niveaux d'habitation. Au nord de la plate-forme se dresse l'église de 1903, de style néo-gothique. Elle est constituée de trois vaisseaux séparés par des arcades brisées, retombant sur des colonnes de granite, taillées dans l'atelier de Paul Brutschi. La nef et le choeur sont voûtés d'ogives et percés de baies en arc brisé. Sur le toit de la nef, un campanile est couvert de métal.

Historique :
Une première chapelle fut fondée en 1221 par Eguenolphe de Ribeaupierre, de retour de la quatrième croisade, à l'emplacement d'une cellule d'ermite, afin d'y placer une image de la Vierge rapportée d'Orient. En 1260 et 1297, adjonction de deux chapelles, et aménagement d'un parcours bordé de stations dédiées au Calvaire et d'une tour dédiée au Christ, qui font du site le premier centre de pèlerinage marial d'Alsace. De nombreux aménagements sont réalisés à la fin du XVe siècle. Les chapelles furent détruites pendant la guerre de Cent ans (1360) , puis la guerre de Trente ans (1632) et enfin durant la Terreur (1792). Elles furent à chaque fois reconstruites à l'identique. Les trois chapelles existantes furent rebâties en style néo gothique, en 1894, par l'architecte Charles Winckler, en intégrant les ruines. L'église de 1761 fut reconstruite en 1902-1904 par l'architecte E. Daubenberger. La tour de la Captivité, de 1494, et la maison des pèlerins du XVIIIe siècle, sont les seuls éléments qui disparurent définitivement. Le site comprend actuellement trois chapelles, une église, un logement conventuel, deux maisons de pèlerins et un sentier de pèlerinage..
Une chapelle de pèlerinage fut élevée par Eguenolphe de Ribeaupierre à son retour de croisade, en 1218, en l'honneur de la Vierge, dont il aurait rapporté une statue. Cette chapelle, située en contrebas des châteaux-forts de Ribeauvillé, était gardée par un frère. Ses neveux Henri I et Ulrich II, puis Anselme II auraient édifié deux autres chapelles au cours du XIIIe siècle, mais de ces édifices, il ne subsiste rien. A la fin du XVe siècle, Maximin II de Ribeaupierre entreprit d'agrandir le pèlerinage en faisant édifier deux nouvelles chapelles, une dédiée à sainte Catherine, bâtie entre 1483 et 1494, une autre à saint Wolfgang, qui a peut-être été construite à cette époque ou seulement remaniée. Ces travaux furent réalisés par le maçon Hans et le peintre Christophe, les retables étant l'oeuvre de Hans de Rottenburg, maîtres d'oeuvre qui ne sont pas connus par ailleurs. La décoration intérieure des bâtiments fut particulièrement soignée (cf. article de Francis Rapp, dans La Revue d'Alsace, 128, 2002). La date 1494 est gravée sur une pierre actuellement située à la base du bâtiment de l'ermitage et provenant d'un socle de la statue d'ange appartenant au Mont des oliviers autrefois placé dans la cour (aujourd'hui à l'église Saint-Grégoire). Au-dessus des chapelles s'élevait une tour qui représentait la prison où le Christ aurait attendu sa crucifixion et qui n'existe plus. Les bâtiments furent endommagés lors de la guerre de Trente Ans, puis restaurés, des travaux étant attestés au milieu du XVIIe siècle. Une église fut élevée vers 1760, à l'emplacement de l'actuelle grande église, qui est connue par les vues du pèlerinage du XIXe siècle, montrant son élévation antérieure en ruine. A la Révolution les chapelles furent vendues comme biens nationaux et partiellement détruites en 1794, la statue de la Vierge étant mise à l'abri à l'église paroissiale. A la fin du XIXe siècle, le pèlerinage devint la propriété de l'évêché de Strasbourg, l'évêque Mgr. Fritzen décidant de reconstruire les bâtiments en ruine. L'architecte Charles Winkler fut chargé du projet en 1893, les travaux étant achevés en 1894. Les chapelles furent restaurées et meublées, un chemin de croix fut dressé le long du chemin d'accès au pèlerinage, rappelant celui qui existait au XVe siècle. En 1903, une nouvelle église fut élevée au nord de la plate-forme, plus vaste que les sanctuaires anciens, les travaux étant dirigés par l'architecte E. Daubenberger. L'ermitage fut reconstruit en 1904 pour abriter les frères capucins chargés de l'entretien du pèlerinage, un niveau étant ajouté au cours du XXe siècle. En 1912, une maison des pèlerins fut édifiée de l'autre côté du chemin, agrandie dans la 2e moitié du XXe siècle. Actuellement les sanctuaires du pèlerinage ont été restaurés et reçoivent toujours des pèlerins les jours de fête de la Vierge.

Périodes de construction :
4e quart XIXe siècle, 1er quart XXe siècle

Architecte ou maître d'oeuvre :
Daudenberger E. (architecte), Winckler Charles (architecte)

Propriété privée