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Précision de la localisation : 10 - Parfaite
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
23600 Boussac - France
Code Insee de la commune : 23031
Creuse [23] - Guéret - Limousin (Nouvelle-Aquitaine)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5028 La Passerelle 23600 Boussac
Eléments protégés :
Château (cad. AI 91) : classement par arrêté du 25 juillet 1930
Historique :
Jean de Brosse reconstruisit au début du XVe siècle la forteresse démantelée au XIIIe siècle par les Anglais. Bâti sur plan rectangulaire, le château possède deux tours carrées et une tourelle d'escalier à trois pans sur sa façade Est, ainsi qu'une tour ronde à son angle sud-ouest. Lucarnes dont les pignons du XVe siècle ont des crochets, des fleurons et des compartiments flamboyants. Une porte d'escalier en arc brisé possède un tympan sculpté. La tour sud-ouest a conservé une partie des corbeaux de son ancien mâchicoulis. Les fenêtres des premier et second étages ont été remaniées au XVIIIe siècle. A l'intérieur, l'ancienne salle des gardes conserve des cheminées dont une sculptée d'une frise.
Périodes de construction :
XVe siècle
Propriété privée
Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?
Français : imgae provenant de "Topographiae Galliae".
Français : Chambre de George Sand au château de Boussac - lambris coin gauche.
Français : Vue sur le château de Boussac
Français : Salle du château de Boussac
Français : Salon du château de Boussac
Français : Château de Boussac
Français : Château de Boussac, façade nord et escalier monumental Le château de Boussac est situé dans le quart nord-est du département de la Creuse, à l'ouest du bourg de Boussac. Il domine la Petite Creuse en rive droite d'une quinzaine de mètres.
Français : Château de Boussac, façade nord et escalier monumental Le château de Boussac est situé dans le quart nord-est du département de la Creuse, à l'ouest du bourg de Boussac. Il domine la Petite Creuse en rive droite d'une quinzaine de mètres.
Français : Château de Boussac, parc et façade nord Le château de Boussac est situé dans le quart nord-est du département de la Creuse, à l'ouest du bourg de Boussac. Il domine la Petite Creuse en rive droite d'une quinzaine de mètres.
Français : Château de Boussac, façade nord Le château de Boussac est situé dans le quart nord-est du département de la Creuse, à l'ouest du bourg de Boussac. Il domine la Petite Creuse en rive droite d'une quinzaine de mètres.
Français : Château de Boussac, cour intérieure et façade nord Le château de Boussac est situé dans le quart nord-est du département de la Creuse, à l'ouest du bourg de Boussac. Il domine la Petite Creuse en rive droite d'une quinzaine de mètres.
Français : Dépendances du château de Boussac Le château de Boussac est situé dans le quart nord-est du département de la Creuse, à l'ouest du bourg de Boussac. Il domine la Petite Creuse en rive droite d'une quinzaine de mètres.
Français : Château de Boussac, façade sud dominant la Petite Creuse Le château de Boussac est situé dans le quart nord-est du département de la Creuse, à l'ouest du bourg de Boussac. Il domine la Petite Creuse en rive droite d'une quinzaine de mètres.
Français : Château de Boussac (fr23600) et une partie de la ville, depuis la colline de l'autre côté de la rivière
Boussac (Creuse). Le château de Boussac. Le château domine la vallée de la Petite-Creuse. Le château fut érigé au 12éme siècle et en partie détruit par les anglais pendant la guerre de Cent Ans. Au 15ème siècle, Jean Ier de Brosse, maréchal de France et compagnon de Jeanne d'Arc fit reconstruire le château. Le château a été remanié aux 16éme et 17éme siècles. George sand résida dans le château à deux reprises, pour fuir une épidémie de variole à Nohant* et durant la guerre de 1870. George Sand décrit le château de Boussac, dans son premier roman champêtre Jeanne*. "La ville de Boussac, formant, avec le bourg du même nom, une population de dix-huit à dix-neuf cents âmes, peut être considérée comme une des plus chétives et des plus laides sous-préfectures du centre. Ce n’est pourtant pas l’avis du narrateur de cette histoire. Jeté sur des collines abruptes, le long de la Petite-Creuse, au confluent d’un autre ruisseau rapide, Boussac offre un assemblage de maisons, de rochers, de torrents, de rues mal agencées, et de chemins escarpés, qui lui donnent une physionomie très pittoresque. (...) Boussac a le bon goût de se lier si bien au sol, qu’on y peut faire une belle étude de paysage à chaque pas en pleine rue. Mais il se passera bien du temps avant que les citadins de nos provinces comprennent que la végétation, la perspective, le mouvement du terrain, le bruit du torrent et les masses granitiques font partie essentielle de la beauté des villes qui ne peuvent prétendre à briller par leurs monuments. Il y a cependant un monument à Boussac, c’est le château d’origine romaine que Jean de Brosse, le fameux maréchal de Boussac, fit reconstruire en 1400 à la mode de son temps. Il est irrégulier, gracieux et coquet dans sa simplicité. Cependant les murs ont dix pieds d’épaisseur, et dès qu’on franchit le seuil, on trouve que l’intérieur a la mauvaise mine de tous ces grands brigands du moyen âge que nous voyons dans nos provinces dresser encore fièrement la tête sur toutes les hauteurs. Ce château est moitié à la ville et moitié à la campagne. La cour et la façade armoriée regardent la ville ; mais l’autre face plonge avec le roc perpendiculaire qui la porte jusqu’au lit de la Petite-Creuse, et domine un site admirable, le cours sinueux du torrent encaissé dans les rochers, d’immenses prairies semées de châtaigniers, un vaste horizon, une profondeur à donner des vertiges. Le château, avec ses fortifications, ferme la ville de ce côté-là." (George Sand - Jeanne) Les Prussiens envahissent Paris le 19 septembre 1870. Pendant la même période, la variole se répand à Nohant. Son fils et ses deux petites-filles étaient déjà tombé gravement malade de la variole charbonneuse au début de l’année. Son fils, Maurice, était resté dans un état critique pendant seize jours. Pour éviter tout nouveau risque, la famille prend la décision de se réfugier à Boussac. (Correspondance, Nohant le 15 septembre et Journal 16.9.1870) Jeanne, jeune bergère de la Marche, est engagée comme servante à la petite ville voisine de Boussac. Trois hommes la désirent: l'avocat Marsillat, l'aristocrate Guillaume de Boussac et sir Arthur, un riche Anglais. Sir Arthur souhaite épouser Jeanne, mais elle ne peut accepter en raison d'un vœu qu'elle a fait. Pressée par Marsillat, Jeanne, pour lui échapper, se jette par une fenêtre. Jeanne représente évidemment le Peuple face à l'aristocratie, la bourgeoisie, les notables, la richesse. Chacun tente de séduire Jeanne à sa façon. Par exemple, l'avocat Marsillat s'adresse à l'aristocrate Guillaume de la Brosse :"Car il entre dans les idées de votre caste de perpétuer l’ignorance chez le pauvre, afin d’y perpétuer la soumission. Aussi admirez vous, en poètes, que vous prétendez être, le merveilleux qui remplit ces pauvres cervelles ; et vous ne faites qu'entretenir, par la dévotion, par la protection accordée aux images miraculeuses, aux pèlerinages, et autres niaiseries, la folie de nos pauvres villageois."
Boussac (Creuse). Le château de Boussac. Le château domine la vallée de la Petite-Creuse. Le château fut érigé au 12éme siècle et en partie détruit par les anglais pendant la guerre de Cent Ans. Au 15ème siècle, Jean Ier de Brosse, maréchal de France et compagnon de Jeanne d'Arc fit reconstruire le château. Le château a été remanié aux 16éme et 17éme siècles. George Sand résida dans le château à deux reprises, pour fuir une épidémie de variole à Nohant* et durant la guerre de 1870. George Sand décrit le château de Boussac, dans son premier roman champêtre Jeanne*. "La ville de Boussac, formant, avec le bourg du même nom, une population de dix-huit à dix-neuf cents âmes, peut être considérée comme une des plus chétives et des plus laides sous-préfectures du centre. Ce n’est pourtant pas l’avis du narrateur de cette histoire. Jeté sur des collines abruptes, le long de la Petite-Creuse, au confluent d’un autre ruisseau rapide, Boussac offre un assemblage de maisons, de rochers, de torrents, de rues mal agencées, et de chemins escarpés, qui lui donnent une physionomie très pittoresque. (...) Boussac a le bon goût de se lier si bien au sol, qu’on y peut faire une belle étude de paysage à chaque pas en pleine rue. Mais il se passera bien du temps avant que les citadins de nos provinces comprennent que la végétation, la perspective, le mouvement du terrain, le bruit du torrent et les masses granitiques font partie essentielle de la beauté des villes qui ne peuvent prétendre à briller par leurs monuments. Il y a cependant un monument à Boussac, c’est le château d’origine romaine que Jean de Brosse, le fameux maréchal de Boussac, fit reconstruire en 1400 à la mode de son temps. Il est irrégulier, gracieux et coquet dans sa simplicité. Cependant les murs ont dix pieds d’épaisseur, et dès qu’on franchit le seuil, on trouve que l’intérieur a la mauvaise mine de tous ces grands brigands du moyen âge que nous voyons dans nos provinces dresser encore fièrement la tête sur toutes les hauteurs. Ce château est moitié à la ville et moitié à la campagne. La cour et la façade armoriée regardent la ville ; mais l’autre face plonge avec le roc perpendiculaire qui la porte jusqu’au lit de la Petite-Creuse, et domine un site admirable, le cours sinueux du torrent encaissé dans les rochers, d’immenses prairies semées de châtaigniers, un vaste horizon, une profondeur à donner des vertiges. Le château, avec ses fortifications, ferme la ville de ce côté-là." (George Sand - Jeanne) Les Prussiens envahissent Paris le 19 septembre 1870. Pendant la même période, la variole se répand à Nohant. Son fils et ses deux petites-filles étaient déjà tombé gravement malade de la variole charbonneuse au début de l’année. Son fils, Maurice, était resté dans un état critique pendant seize jours. Pour éviter tout nouveau risque, la famille prend la décision de se réfugier à Boussac. (Correspondance, Nohant le 15 septembre et Journal 16.9.1870) Jeanne, jeune bergère de la Marche, est engagée comme servante à la petite ville voisine de Boussac. Trois hommes la désirent: l'avocat Marsillat, l'aristocrate Guillaume de Boussac et sir Arthur, un riche Anglais. Sir Arthur souhaite épouser Jeanne, mais elle ne peut accepter en raison d'un vœu qu'elle a fait. Pressée par Marsillat, Jeanne, pour lui échapper, se jette par une fenêtre. Jeanne représente évidemment le Peuple face à l'aristocratie, la bourgeoisie, les notables, la richesse. Chacun tente de séduire Jeanne à sa façon. Par exemple, l'avocat Marsillat s'adresse à l'aristocrate Guillaume de la Brosse :"Car il entre dans les idées de votre caste de perpétuer l’ignorance chez le pauvre, afin d’y perpétuer la soumission. Aussi admirez vous, en poètes, que vous prétendez être, le merveilleux qui remplit ces pauvres cervelles ; et vous ne faites qu'entretenir, par la dévotion, par la protection accordée aux images miraculeuses, aux pèlerinages, et autres niaiseries, la folie de nos pauvres villageois."
Boussac (Creuse). Le château de Boussac. Le château domine la vallée de la Petite-Creuse. Le château fut érigé au 12éme siècle et en partie détruit par les anglais pendant la guerre de Cent Ans. Au 15ème siècle, Jean Ier de Brosse, maréchal de France et compagnon de Jeanne d'Arc fit reconstruire le château. Le château a été remanié aux 16éme et 17éme siècles. George sand résida dans le château à deux reprises, pour fuir une épidémie de variole à Nohant* et durant la guerre de 1870. George Sand décrit le château de Boussac, dans son premier roman champêtre Jeanne*. "La ville de Boussac, formant, avec le bourg du même nom, une population de dix-huit à dix-neuf cents âmes, peut être considérée comme une des plus chétives et des plus laides sous-préfectures du centre. Ce n’est pourtant pas l’avis du narrateur de cette histoire. Jeté sur des collines abruptes, le long de la Petite-Creuse, au confluent d’un autre ruisseau rapide, Boussac offre un assemblage de maisons, de rochers, de torrents, de rues mal agencées, et de chemins escarpés, qui lui donnent une physionomie très pittoresque. (...) Boussac a le bon goût de se lier si bien au sol, qu’on y peut faire une belle étude de paysage à chaque pas en pleine rue. Mais il se passera bien du temps avant que les citadins de nos provinces comprennent que la végétation, la perspective, le mouvement du terrain, le bruit du torrent et les masses granitiques font partie essentielle de la beauté des villes qui ne peuvent prétendre à briller par leurs monuments. Il y a cependant un monument à Boussac, c’est le château d’origine romaine que Jean de Brosse, le fameux maréchal de Boussac, fit reconstruire en 1400 à la mode de son temps. Il est irrégulier, gracieux et coquet dans sa simplicité. Cependant les murs ont dix pieds d’épaisseur, et dès qu’on franchit le seuil, on trouve que l’intérieur a la mauvaise mine de tous ces grands brigands du moyen âge que nous voyons dans nos provinces dresser encore fièrement la tête sur toutes les hauteurs. Ce château est moitié à la ville et moitié à la campagne. La cour et la façade armoriée regardent la ville ; mais l’autre face plonge avec le roc perpendiculaire qui la porte jusqu’au lit de la Petite-Creuse, et domine un site admirable, le cours sinueux du torrent encaissé dans les rochers, d’immenses prairies semées de châtaigniers, un vaste horizon, une profondeur à donner des vertiges. Le château, avec ses fortifications, ferme la ville de ce côté-là." (George Sand - Jeanne) Les Prussiens envahissent Paris le 19 septembre 1870. Pendant la même période, la variole se répand à Nohant. Son fils et ses deux petites-filles étaient déjà tombé gravement malade de la variole charbonneuse au début de l’année. Son fils, Maurice, était resté dans un état critique pendant seize jours. Pour éviter tout nouveau risque, la famille prend la décision de se réfugier à Boussac. (Correspondance, Nohant le 15 septembre et Journal 16.9.1870) Jeanne, jeune bergère de la Marche, est engagée comme servante à la petite ville voisine de Boussac. Trois hommes la désirent: l'avocat Marsillat, l'aristocrate Guillaume de Boussac et sir Arthur, un riche Anglais. Sir Arthur souhaite épouser Jeanne, mais elle ne peut accepter en raison d'un vœu qu'elle a fait. Pressée par Marsillat, Jeanne, pour lui échapper, se jette par une fenêtre. Jeanne représente évidemment le Peuple face à l'aristocratie, la bourgeoisie, les notables, la richesse. Chacun tente de séduire Jeanne à sa façon. Par exemple, l'avocat Marsillat s'adresse à l'aristocrate Guillaume de la Brosse :"Car il entre dans les idées de votre caste de perpétuer l’ignorance chez le pauvre, afin d’y perpétuer la soumission. Aussi admirez vous, en poètes, que vous prétendez être, le merveilleux qui remplit ces pauvres cervelles ; et vous ne faites qu'entretenir, par la dévotion, par la protection accordée aux images miraculeuses, aux pèlerinages, et autres niaiseries, la folie de nos pauvres villageois."
Fiche Mérimée : PA00100017
2 cheminées de la salle des gardes, dites petite et grande cheminées
Lambris de revêtement de la chambre de George Sand
3 pièces murales : Verdure au paon, Verdure aux cygnes, Verdure au héron
Groupe sculpté (petite nature) : Vierge de Pitié
Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-05-27
Consultez le programme des Journées du Patrimoine pour le Monument Historique Château situé à Boussac en consultant le programme officiel des JEP 2026.